Influence de ^g,gJe^ s^r. l^^4éveloJope77lent:de l'homme
A partir de l'instant de la naissance, tous les membres du corps humain se développent avec une vitesse plus ou moins grande : les uns prennent comparativement un accroissement plus rapide que la hauteur totale de l'individu, d'autres, au contraire, reçoivent un accroissement moindre; et ces divers degrés de développement se coordonnent d'après des principes très remarquables, c'est dire selon le degré d'importance que les membres occupent dans la charpente humaine.
La taille de l'homme, en Belgique, est à l'instant de la naissance de 0™500, comme nous l'avons vu ; et, après son entier développement, elle est de r"686 : ces deux nombres sont dans le rapport de 1 à 3,372, ou de 1 à. 3 et un tiers environ. Pour la femme, le rapport est un peu moindre; il est de 1 à 3,200 seulement.
La partie du corps qui grandit le moins est la tête : à l'époque du développement total, sa hauteur est devenue
MOYENNE DE LA CROISSANCE
double, seulement, de ce qu'elle était au moment de la naissance.
Le torse, entre les clavicules et la bifurcation du tronc, s'allonge d'une manière plus sensible et se trouve, dans l'adulte, à peu près triplé. Toutefois, comme nous l'avons vu, ces accroissements sont moindres que celui de la hauteur totale.
Le bras, sans y comprendre la main, devient quatre fois plus long qu'il n'était à l'époque de la naissance ; et la jambe, à partir de la bifurcation, acquiert cinq fois sa longueur primitive.
On voit que les allongements sont d'autant plus sensibles qu'on s'éloigne davantage de la tête , partie du corps la moins sujette à varier, soit pendant le développement de l'homme, soit dans les conformations extrêmes du nain ou du géant. D'une autre part, les largeurs et les épaisseurs prennent des accroissements moins forts que les longueurs; par suite, il doit en être de même des circonférences.
Le tableau suivant pourra jeter quelques lumières sur ce sujet encore peu étudié.
La première colonne numérique fait connaître l'accroissement de chaque partie du corps de l'individu formé, quand on prend pour unité la grandeur de cette partie au moment de la naissance.
La seconde colonne donne ce même accroissement pour l'autre sexe, c'est à dire en prenant aussi, pour unité, la hauteur chez la femme au moment de sa naissance.
Croissance des principales parties du corjps humain^ en j^renant pour unité
la hauteur de la tête.
HOMMES
FEMMES
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