‹ Anthropométrie, ou, Mesure des différentes facultés de l'hommeChapitre 89 sur 111 · TOI · texte numérisé non relu

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80 et plus.

Totaux.

crime et le cdupable. Dans ces deux derniei's cas, il n'y a point de poursuites devant les tribunaux, dont les listes seules nous sont connues, et qui seules aussi sont consultées dans les recherches sur la statistique criminelle. Dans le nombre des criminels mentionnés, .ne sont pas com pris non plus ceux qui ont comparu devant les tribunaux correctionnels ou de simple justice civile. — Ces résultats prouvent que, non seulement le nombre des crimes en général reste le même, mais encore que ce nombre général, en se subdivisant annuellement de la mêaie manière, donne séparément les mêmes indications.

1 Après la publication du premier volume des comptes-généraux de la

SON AVENIR

Ce que révèle l'observation, le raisonnement pouvait le prévoir jusqu'à un certain point. L'homme a le plus de penchant au crime quand son développement physique est à peu près complètement achevé, quand ses passions régnent dans toute leur fougue, quand son émancipation légale vient d'avoir lieu et que sa raison n'a pas encore atteint sa maturité. Ce penchant perd, au contraire, de son activité, quand l'homme se marie, quand ses prévisions doivent s'étendre sur sa famille et quand la raison commence à dominer la violence des passions.

.Un autre fait curieux , c'est qu'il est possible d'exprimer numériquement les degrés relatifs des penchants de l'homme, quand il existe des séries d'observations qui méritent de la confiance. Ainsi, de 21 à 25 ans, le penchant au crime est double de ce qu'il est vers 45 ans, et ce résultat est constaté par chacune de nos quatre périodes ; il est quadruple de ce qu'il devient vers 55 ans,

justice criminelle en Finance, en 1826 et en 1827, je fis paraître me^ Recherches statistiques sur le royaume des Pays-Bas, in-8° avec .tableaux. Je ne craignis pas d'y faire figurer aussi les premiers résultats de mes recherches sur la nature et la reproduction des crimes commis en France, et je crus pouvoir conclure, après la comparaison la plus minutieuse de ces précieux documents, que la presque simultanéité de mes résultats devait se reproduire d'année en année. Mes honorables amis Villermé et Benoieton de Chateauneuf, ce dernier savant surtout, me firent des observations sur mes conclusions trop prématurées. D'après leurs conseils, je gardai le silence; mais quelques années après, ayant joint âmes premiers documents de la justice criminelle ceux pour 1831 et 1832, je ne craignis pas alors de répéter qu'z7 est un budget qiCon paye avec une régularité effrayante, celui des prisons, des bagnes et des échafauds; c'est celui-là surtout, ajoutai-je, qu'il faudrait s'efforcer de réduire. (Sur l'homme et

LE DÉVELOPPEMENT DE SES FACULTÉS OU ESSAI DE PHYSIQUE SOCIALE, 2« VOl.:

pp. 247 et suiv. de la l''^ édition, et pp. 317 et suiv. de la 2" édition.) Je n'ai point à ravenir ici sur ce qui concerne ces tristes annales du crime ; mais je m'attacherai à compléter les documents que j'ai cherché à réunir depuis longtemps. — Voyez plus loin pour ce qui concerne la nature des crimes.

et décuple de ce qu'il est entre 70 et 80 ans. La régularité avec laquelle ces valeurs se reproduisent, prouve suffisamment qu'il n'entre plus rien d'accidentel dans leur détermination.

Remarquons aussi qu!il est à peu près indifférent de calcider les degrés du penchant au crime pour les différents âges, en faisant usage du nombre annuel, soit des accusés, soit des condamnés, soit encore des acquittés ; les résultats, en effet, restent à peu près identiquement les mêmes. On trouvera, dans le tableau qui suit, les nombres calculés d'après chacune de ces trois bases. Ainsi, les colonnes 2, 3 et 4 font connaître le penchant au crime en comparant aux chiffres correspondants de la population le nombre des accusés, celui des condamnés et celui des acquittés. Les colonnes 5, 6 et 7 renferment les mêmes nombres, rendus comparables en les réduisant proportionnellement, de manière que le total de chaque colonne soit égal à 100. On reconnaîtra facilement que ces trois â.ernières colonnes 7^eprésentent la onême loi; il n'y a de différence entre les nombres' qu'elles contiennent que dans les décimales. Il y aurait identité si la répression restait constante pour les différents âges ; mais c'est ce qui n'a pas complètement lieu, comme l'indique la dernière colonne, dans laquelle on voit que la répression, qui est faible pour les jeunes gens de moins de 16 ans, atteint son maximmn pour ceux de 16 à 21, et diminue ensuite sensiblement jusqu'à l'extrême vieillesse. Cette décroissance est remarquable, surtout par sa régularité.

SON AVENIR

AGES

DEGRÉS DU PENCHANT AU CRIME, calculés d'après le nombre des

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