A LA ROYNE
Pour asseurer l'Italie et la France
Contre l'effort de l'Aigle ravissant, Le ciel unit d'un lien blanchissant Le lis François au beau lis de Florence.
Ce double lis nostre double espérance, Nous a produit un bouton florissant, Par qui sera quelque jour périssant Ce qui encor nous reste d'ignorance.
Florence a donc par la Françoise main,
Franche du joug dont le tyran Germain Dessous ses lois maintes provinces lie,
Verra florir le siècle qui couroit,
Lorsque la vierge entre nous demouroit Et que Saturne estoit roy d'Italie.