‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 137 sur 494 · C.FIUTR DE L OLIGARCHIE · texte numérisé non relu

C.FIUTR DE L OLIGARCHIE

Les causes de cotte révolution sont on général faciles à deviner : l'oligarchie est do sa nature sujette à la corruption. Une longue habitude du pouvoir enfante chez les membres delà classe privilég-iée la sensualité et l'arrogance. Ils perdent par leurs mauvaises mœurs la considération du peuple, et le blessent dans les sentiments que pas un homme de cœur ne laisse olfenscr, le respect des femmes ot dos enfants. Partout ils laissent voir qu'ils sont dirigés non par la pensée du bien public, mais par leur intérêt et leur passion. En un mot ils démentent do plus en plus cette supériorité morale qui est le caractère de la véritable aristocratie, et qui seule peut faire accepter à la multitude la domination du petit nombre. Telles sont les causes générales qu'un ancien historien assigne à la ruine do l'oligarchie'. Elle rend sa chute d'autant plus inévitable, lorsqu'elle se Halle d'avoir raison par la violence des populations irritées, comme on le raconte dosPenthilidos qui parcouraient les rues de Mytilène, en frappant à coups de massue tous les citoyens qui leur déplaisaient". On devine bien que, dans tel ou tel pays, des motifs particuliers s'ajoutèrent aux causes générales. Par exemple les oligarques, qu'une morne pensée eut du animer, pouvaient ne pas s'entendre oniro eux : une parti(! des privilég^iés pnuvaiont tonl(n- Ao s'élovor audessus de leurs égaux, ot les pousser ainsi à se lournor du côté du peuple. Dans certains Etats la loi défondait ([uo le iils et le père, ou les frères exerçassent simultanément les mêmes magislralui'es ou lissent ])artie d'un niènuM^ollège dirigeant.

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