ORGANISATION MILITAIRE
offert conjointement à Zeus et à Athêna, et lorsque les auspices persistaient à être encourageants, on prenait encore une partie du feu sacré et on passait la frontière ' . En pays ennemi et partout où une attaque était à redouter, on établissait un camp volant qui, au lieu d'être rectangulaire suivant l'usage dos autres nations, affectait la forme circulaire. Les fossés et les glacis ne paraissent pas avoir été en usage ; du moins la ville, qui était disposée sur le modèle d'un camp, n'avait rien de semblable. En revanche, on avait grand soin d'établir des postes ; les uns étaient tout proches du camp, pour en surveiller l'entrée et la sortie; d'autres, plus éloignés, étaient ordinairement confiés à des cavaliers, et servaient a observer les mouvements de l'ennemi. Nul ne pouvait circuler dans le camp sans être armé d'une pique; ceux qui en sortaient rie nuit étaient escortés par un détachement de Skirites ; les Hilotes qui accompagnaient l'armée comme valets d'équipages devaient camper au dehors-. Tous les combattants étaient astreints à ries exercices qui se renouvelaient rég-ulièremenl deux fois par jour, le soir et le matin, et consistaient surtout en marches au pas ou à la course''. Cependant on s'affranchissait un peu, en temps de guerre, du régime sévère auquel les Spartiates étaient assujettis dans la paix, et en somme la vie était plus douce dans les camps qu'à la ville. Leur costume était aussi moins triste; à la place d'un sarrau dont la laine n'était pas teinte, les Spartiates portaient en campagne un vêtement couleur de pourpre, que relevait encore l'éclal des armes. Leur chevelure était soigneusement peignée; ils marchaient au combat la tête couronnée, comme pour une fête''. A la première heure, on faisait un sacrifice en attendant je signal". Parmi les divinités auxquelles on sarriliail, nn»'
1. IIi'kL, 13, ^ 2 cl V>. Du a cru ast^cz i^'éiieralemcnl (|Ur les i;i''m'raii\ Spartiates s'inlerdisaiprit fl'uno manière absolue d'entrer en raniiiaf;ne avani la pleine lune ; mais celle prohibition ne résulte pas sùrenienl du texte d'Ilrrodote (VI, 106). Voy. les noies de Ba'lir ef de Stein à ce sujet.