‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 377 sur 494 · Voy. dcr Attische Proccss, p · texte numérisé non relu

Voy. dcr Attische Proccss, p

saieiit les Slratèg-es et où ils prenaient leurs repas aux frais du public s'appelait j-parr^vïTov. Ils avaient le droit de convoquer le peuple pour affaires de leur ressort, c'est-à-dire sans doute d'en provoquer la réunion par l'entremise des Prytanes ; il semble même qu'ils pouvaient, sous l'administration de Périclès, décider par mesure, générale s'il y avait lieu d'assembler les comices populaires'; il en était ainsi du moins lorsque l'ennemi avait pénétré sur le territoire de TAttique. La situation de Stratèges passa toujours pour la plus importante à laquelle pussent prétendre les premiers personnages du pays, en raison de l'autorité qu'elle leur donnait sur les prestations personnelles et les contributions extraordinaires que l'Etat réclamait des citoyens-. On a vu déjà que nul n'y pouvait parvenir sans être marié légitimement et possesseur de biens-fonds en Attique, ce qui excluait les tbètes.

Les Stratèges étaient assistés, dans leurs fonctions militaires, administratives et judiciaires, par les dix Taxiarques, c'està-dire par les commandants des dix bataillons (Ta;£'.ç), correspondant aux dix tribus, dont se composait l'armée. Les Taxiarques étaient élus à mains levées, un dans chaque tribu'". En campagne, ils étaient au moins de temps à autre admis dans les Conseils do guerre. Cela était vrai, paraît-il, non seulement pour les Taxiarques de l'armée nationale, mais aussi pour ceux qui commandaient les troupes alliées \ Au dedans, les Taxiarques avaient surtout à s'occuper de la levée et de la répartition du contingent. A cet effet, leur premier soin était de faire dresser dans cliaque tribu et dans chaque dême, avec le concours de commissaires délég"ués [)ar le Sénat, la liste de tous les hommes bons à être incorporés dans les troupes d(^ ligne, c'est-à-dire à servir comme hoplites^ liste qui était

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