Voy. Bœckh, index Lcction. œstiv., 181i}, p
DES FONCTIONS PUBLIQUES 48o
occuper ici'. Cliaque tribu fournissait cent Chevaliers, divisés en d'is.ov/.y.:z- et vingt r.vri^t;^ et commandés par un même nombre de of/Aoy.pyo: et do ::îv-:a5ap'/5'.". L'armée entière était partagée en deux grandes divisions de cinq cents hommes qui n'étaient pas licenciés même en temps de paix, et étaient continuellement tenus en haleine par des manœuvres et par des combats simulés. Le service de la cavalerie n'était accessible qu'aux citoyens des deux premières classes dont Tune, la seconde, était appelée, en raison de son privilège, la classe des Chevahers. Aussi ce service peut-il être considéré comme une sorte de liturgie, et est-il le plus souvent mentionné parmi les liturgies proprement dites. La levée des hommes réservés pour la cavalerie était faite par les Hipparques. Quiconque se croyait appelé à tort pouvait réclamer et déférer le cas aux tribunaux. On a vu déjà que le conseil des Cinq-Cents avait la haute main sur la cavalerie, et veillait à ce que le corps fût au complet et en bon état. Les chevaliers ne se bornaient pas à faire la guerre; souvent aussi ils paradaient dans les processions des fêtes solennelles. D'après un discours d'IIypéride récemment découvert, les Athéniens envovaient chaque année un Ilipparque dans l'île de Lemnos, où l'on sait qu'ils avaient établi des colons (/.A-^psjyc'.)^; était-ce comme chef militaire ou à quelque autre titre? nous l'ignorons.
La Hotte d'Athènes était devenue le principal fondi-ment de sa puissance; tout ce qui concernait la création et l'cmtreticn des forces navales dut être naturellement l'objet d'une sollicitude particulière. C'était l'affaire du Sénat de veiller à ce que chaque année on augmentât le nombre des bâtiments de guerre. A cet elfet, il avait soin que chaque tribu élùl un conslrucleur de navires ('pir?:-;-.:?) '. Les navires avec tout h' matérii'l
1. Voy. plus liaul, p./i03. Dans les passupos où rolToctif do la cavalerie est porté à 1,200 hommes, c'est que les 200 esclav(>s sont comptés; voy. lîœckh, Stan(sh<imh., t. I, p. .368.