‹ Antiquités grecquesChapitre 16 sur 567 · Pausanias, I. IX, c · texte numérisé non relu

Pausanias, I. IX, c

5. Plutarque, Vitse dec. Ora<or.,p. 810 A; Démade, de Duodecen.,% 9(1. Il,

| ',. RELATIONS LNTKRN VI IONALES

Les vainqueurs élevaienl sur le champ de bataille un trophée el le consacraient aux dieux; c'était une colonne «le bois ou tout simplement nu tronc d'arbre, portant suspendues, avec une dédicace, les armes enlevées à l'ennemi. On s'interdisait généralement les trophées en pierre et en airain, pour oe pas fournir un alimeni éternel aux dissensions1. Agir autrement eûl été s'exposera un blâme sévère2, bien que la loi ne le défendît pas expressément, et qu'il n'y eût pas de tribunal auquel semblable affaire pût être soumise. La plainte que les Spartiates avaient portée devant les Amphictyons, à propos d'un trophée d'airain élevé par les Thébains pour perpétuer le souvenir d'une victoire, n'est, en effet, qu'une matière de rhétorique à l'usage des écoliers3. Les quelques monuments de pierre ou d'airain que mentionne Pausanias étaient des monuments commémoratifs, que les vainqueurs, de retour dans leur patrie, dressaient sur les places publiques ou dans les sanctuaires; ce n'étaient pas cà proprement dire des trophées, lesquels devaient être dressés sur le champ de bataille au moment même où se décidait la victoire, ce qui n'eut guère permis d'employer la pierre ou l'airain4. Le caractère religieux des trophées lesfaisait respecter même des ennemis. Si la victoire était restée incertaine, chacune des deux armées cherchait à empêcher l'autre d'ériger un trophée, ou elle-même en érigeait un second dans le voisinage5. Cependant, lorsque les Athéniens qui s'étaient rembarques, après avoir battu les Lacédémoniens sur les côtes de Milet, revinrent au même lieu trois jours après, et ne trou-

p. 410 des Orat. att.[àe Didot) ; Diodore,JEœcerp*., e libr. XXXII, t. X,p. 46, éd. Biponti; Polybe, 1. V, c. 10.

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