Hérodote, 1. Il, c. 171. Voy. aussi S ;>< Vysterien
insûhr. von indania, dans les Mémoires de l'Académie de Gœtlingue, t. VIII, p. 220.
~. Etienne de Bysance, s. v. K6ptv8o«; Eustathe ad Uiadem, I. H. v, ."Ce. Voy. aussi Schœmann, Opusc., t. Il, p. 191.
c'est que ce (lifii avail des autels sur L'Acrocorinthos1. Ce que l'on dit de Corinthe u'était pas moins vrai d'Elis : là, aussi Hélios avait été incontestablement !<■ premier des dieux. Ou a même dérive .<• nom d'*HXiç, ou en suivanl la prononciation des habitants faXiç, du mot îjXtoç*. Le roi Augeias, c'est-à-dire le resplendissant, est fils du Soleil, el sa fille Agamède, versée dans la connaissance des simples3, correspond à Médée fille d'Aéétès, qui avail aussi pour père le Soleil. JMiis lard cependant, Hélios n'a pas même, à Olympie, une place parmi les douze dieux, au nombre desquels sorii toujours rangés le fleuve Alphée et Cronos, qui avait partagé jadis avec Hélios la souveraineté de la contrée4. — L'annexion d'un paysconquis donnait lieu ainsi à dos innovations religieuses, soit que l'on fil entrer dans le culte officiel des divinités pour lesquelles on n'avait eu auparavant aucune dévotion, comme nous venons de le voir pour l'Attique, après qu'elle se fût incorporé Eleusis, soit qu'on laissât au moins s'introduire des rites inconnus jusque-là. Le fait d'abolir dans un pays conquis les honneurs rendus à tel ou tel dieu était une profanation qui ne pouvait manquer d'attirer la colère céleste. L'état victorieux trouvait au contraire une garantie de sa conquête dans l'alliance qu'il contractait avec les divinités de la nation vaincue, et dans la piété avec laquelle il conservait leur culte. Cette adoption pouvait se faire de deux manières : ou bien les vainqueurs transportaient chez eux l'image du dieu, avec le service du temple ', tout en laissant au culte une place dans l'ancien séjour, ou