Pausanias, 1. II, c. 21, §8; V. 27, 7 et VIII
5. Xénophon. Hellen*, 1. VI, c. 4 § 14; V, 4, 65 et 66, et VII, 526; Thucydide, 1. I, c. 54 et 105; VI, 134.
vant plus personne qui leur disputât la victoire, élevèrent un trophée, les Milésiens ne se firent pas scrupule de le renverser, sous le prétexte que les Athéniens n'étaient pas restés maîtres du champ de bataille1. L'usage des trophées est postérieur aux temps homériques2, on ne peut toutefois fixer au juste le moment où il s'établit. 11 en est parlé pour la première fois à l'occasion d'une victoire remportée parles Sparliates sur les habitants d'Amyclae, dans le viiic siècle av. J.-C, en souvenir de laquelle fut aussi construit sur la place publique de Sparte un temple à Zeus Tropaios3.
Nous avons mentionné ailleurs la loi qui défendait aux Spartiates de poursuivre l'ennemi au delà d'une certaine distance4. On rapporte aussi qu'ils s'interdisaient de dépouiller les morts, mais outre que cette tradition est démentie par les faits, il est bien difficile d'admettre que leur générosité ait été jusqu'à laisser aux ennemis non seulement les cadavres mais les armes des morts 5. Ce que la loi défendait, c'était les violences sans règle et sans objet. Il y avait toutefois cette différence entre les Spartiates et le reste des Grecs, que les premiers ne pouvaient dépouiller les morts que sur l'ordre de leurs chefs, tandis que les seconds agissaient à leur guise, quelquefois même avant de connaître l'issue du combat*. Après la journée de Platée, Pausanias défendit le pillage à son armée, et fit enlever le butin par les Hiiotes, pour en opérer ensuite le partage7. Il est souvent question de distribution