‹ Antiquités grecquesChapitre 210 sur 567 · Kihen, de natura Animal., I. XI, c · texte numérisé non relu

Kihen, de natura Animal., I. XI, c

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consacrées au Dieu: nul ne pouvait y toucher1. Certaines eaux renfermaient aussi des poissons sacrés ' : par exemple, la source d'Aréthuse, en Sicile, el Le ruisseau qui coulaitprèsdu sanctuaire d'Hermès, à Pharae en Achaic;!. Dans la petite ville d'Hamaxitos, en Troade, on nourrissait des souris privées sous l'autel d'Apollon Smintheus, et une souris était représentée sur le trépied du Dieu4. Cette préférence venait de ce qu'à cet animal était attachée une signification symbolique qui le mettait Cn rapport plus intime avec le dieu. C'étaient généralement des raisons de cette nature qui faisaient choisir tels ou tels animaux, pour leur donner un caractère sacré ou pour associer leur image à celle des divinités5.

Il est souvent question aussi d'esclaves donnés en propriété aux dieux G ; ils devenaient de ce fait hiérodules, c'està-dire vassaux du temple, envers lequel ils étaient astreints à des services, des prestations et des redevances qui variaient beaucoup, suivant le dieu qu'ils avaient pour maître. Les esclaves d'Aphrodite, par exemple, faisaient oflice d'hétaïres et rapportaient au temple une partie de leur salaire ; le fait est spécialement attesté pour Corinthe \ Ailleurs, on employait les hiérodules à des travaux grossiers : beaucoup d'entre eux exerçaient le métier de laboureur sur les terres du dieu, et payaient au temple un fermag-e modique. Souvent aussi la consécration d'un esclave n'était qu'une forme d'affranchissement ; dans ce cas, c'était le dieu lui-même, et non l'ancien

l.Pausanias, 1. VIII, c. 54, §7.

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