Hérodote, 1. IX, r
5 Hérodote, I. Y. c. 72.
6. Plutarque, Alexandre, c. 14; Drodore (1, W'I. c. 27) rapporte une aueolote semblable, à propos de Philomélus.
brûlail de l'encens sur la table, remplissail les lampes d'huile, les allumait, plaçai! devanl la statue une pièce <!<■ monnaie el lui glissait sa question dans l'oreille. Il traversait ensuite la place en se fermant les oreilles avec les mains, et ne les ouvrail qu'après eu rire sorti. Le premier mol qu'il entendail était la réponse qu'il étail venu chercher1. On procédail de inriiie àThèbes, sur L'autel d'Apollon Spodios. Enfin on voyait tout proche de Smyrne un sanctuaire consacré aux xXrjSéveç . sur lequel nous ne possédons aucun autre renseignement. Démêler est désignée comme la divinité qui se prêtait à ce mode de communications ;.
Plus fréquente encore était l'application du sort à la Manlique (y.Ar,p:;j.:zv"'a) \ Sous quelque forme que le hasard se produisît, la Cléromancie reposait toujours sur cette croyance que les dieux, si on les en prie bien, arrangeront les choses en apparence fortuites, de manière à ce qu'elles répondent aux questions des intéressés. A Bura, en Achaïe, Héraclès avait une grotte pour sanctuaire; ceux qui venaient le consulter, après avoir fait une prière, prenaient des dés marqués de caractères différents, dont il y avait toujours un grand nombre devant la statue du Dieu, en jetaient quatre sur la table et allaient chercher sur un tableau le sens des signes dont ils étaient empreints5. Ailleurs on faisait servir, en guise de dés. des cailloux de formes et de couleurs diverses. Ce procédé de divination était également en usage dans le temple de Delphes. où la Pythie, comme on sait, ne rendait ses oracles qu'à certains moments. On le faisait remonter aux temps les plus reculés, et on en attribuait l'invention, soit à Athêna, soit à trois nymphes nommées ©ptat et désignées comme les nourrices d'Apollon 6. Dans un des hymnes homériques, il