Pausanias, 1. VII, c
6. Etymol, Magnum, p. 455, 49; Zenobius. Prwerhia, cent. V, n° 75. d'après Philochorus.
est dit qu'Apollon se désista de ses droits à ce genre de divination en faveur d'Hermès '. Le nom de Spial rappelle sans doute le nombre des cailloux dont on se servait. — A Dodone la Cléromancie avait aussi sa place marquée entre beaucoup d'autres pratiques divinatoires que nous aurons l'occasion d'examiner plus loin2; on peut même dire qu'elle y était le mode le plus ancien et le plus répandu 3. La confiance qu'elle inspirait n'était pas d'ailleurs plus absurde que celle avec laquelle beaucoup de gens, qui n'appartiennent pas toujours
à la classe illettrée, s'adressent à des tireuses de cartes. il
y avait encore beaucoup d'autres moyens, plus ou moins bizarres, de démêler les secrets de l'avenir; nous devons nous borner à les signaler rapidement, tous les détails dans lesquels nous entrerions à ce sujet ne pouvant aider à faire mieux connaître l'état religieux de la Grèce, pas plus que de nos jours les superstitions idiotes qui ont cours parmi les classes inférieures de la société n'intéressent l'histoire religieuse et ecclésiastique. A cette catégorie appartient la Kaskinomanlie ou l'art de prédire l'avenir avec un sas : c'était un moyen de découvrir les voleurs, de se renseigner sur les chances que l'on pouvait avoir de plaire, et de guérir les vaches malades '. Puis viennent l'Aleuromancie, l'Alphitomancie et la Krithomancie qui consistaient à examiner certains signes sur de la farine ou des grains d'orge que l'on jetait au feu". Dans TOoscopie, on observait, eh tenant un
1. Hymne à Hermès, v. 552 et suiv., cf. Apollodore, I. III. ,•. m < % 9,
2. Cela résulte clairement d'un passage de Cicéron, de Divinat l | c. 34.
o. On suit que cet usage était répandu aussi chez les Juifs; voy. Duneker, Gesch. der Â.lterth., t. I, p. 331. C'est avec raison que Lobeck Agldophamus, p. 814) justifie le mot àvatpeïV) appliqué d'une manière générale aux dieux qui rendent des oracles, par cette considération que, à l'origine oraclesobtenus à l'aide des sorts étaient les plus ordinaires. Le prêtre I ivail les sorts au nom du Dieu; en réalité c'était le dieu qui les levait par Pintei diaire du prêtre dont il conduisait la main. — [/emploi du moi latin sortes pour désigner toute espèce d'oracles témoigne que ce mode de divination se généralisa de 1res bonne heure, i. Théocrite, /«/., III, v. :;t, avec les remarques de Wûslemann, 5. Théocrite, /</., II. v. 18 ; Pollux, I. Vil, 188 ; Surfis, s. v. ,. voy. aussi Lexicon Seguec, p. 52 et 382, ou l'épith ste 'le 'AX6up6uavtt; est
3G2 \M n.'i ITÉS m. i.h. il. i si. s
œuf au-dessus de la flamme, La façon donl il éclatai! et la transpiration « j 1 1 i se produisait à I une ou l'autre extrémité, mode de divination sur lequel il existait un poème orphique ' . Dans l'Âlektrinomancie, après avoir disposé sur le sol des grains de blé, figurant des Lettres <>u des mois, on amenai! des poulets et L'on observai! la place occupée par les grains qu'ils choisissaient \ La divination par l'anneau était aussi un procédé ingénieux : on plaçait sur une table consacrée par diverses cérémonies et formée de branches de Laurier entrelacées un plat composé de divers métaux, au bord duquel, et le dépassant un peu, étaient rangées à inter\ ailes égaux les vingtquatre lettres de l'alphabet. Au-dessus du plat, on avait suspendu un anneau que l'on faisait osciller et l'on examinait Les lettres auxquelles il s'arrêtait3. Enfin les anciens mettaient encore en pratique d'autres combinaisons, don! Les noms seuls nous sont connus: De ce nombre étaient la Spondylomancie, peut-être la divination par les osselets, et l'LIydroinancie *. On ne se faisait pas faute non plus de chercher la révélation de l'avenir dans la main Chiromancie) ou dans les traits du visage (Métoposcopie, Morphoscopie) 3. ?sous ne trouvons guère mention de ces divers procédés que dans les écrivains de la décadence ; s'il arrive aux auteurs classiques de les citer, ce n'est jamais qu'avec dédain. Artémidore, qui faisait profession d'interpréter les songes, au n° siècle de 1ère chrétienne, ne veut pas lui-même en entendre parler6. Et cependant ces extravagances avaient trouvé dès lors et trouvèrent surtout bientôt après de nombreux adhérents, jusque chez les esprits cultivés et les soi-disant philosophes, qui trouvaient moyen de les faire entrer dans leur Démonologie et leur Théosophie 7.
attribuée à Apollon, à qui se trouvait ainsi rattachée l'invention de ce mode de divination.