Pausanias, 1. IX, c. 23, S
5. Corpus Inscript, graec, n° 1625, v. il ; cf. Boeckh, Pindari fraym., p. 595.
t'i. Plutarque, /'■ lopidas, c 16 ; </<■ '/<■/; du Oracul., c. 5. 7 . Etienne de Byzance, s. v.
*. Pausanias, 1. IX, c. 2, § I.
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Dieu y avait institué lui-même comme mantis son fils Ténéros, qu'il avail eu de la nymphe Mélia1. La divination portail but les signes fournis par les sacrifices ', avec ce caractère particulier que le prophète, surexcité vraisemblablement par des moyensdonl nous ne saurions préciser la nature, ue c" contentait pas d'annoncer d'une manière générale l'issue heureuse ou funeste d'une entreprise, comme le faisaient les Horoscopes, mais entrait dans des révélations circonstanciées, qui étaient mises en vers, de même que les oracles de la Pythie8. — Ou a vu plus haut que dans la même ville, sur l'autel d'Apollon Spodios, la divination se pratiquait d'après les voix du destin (of^j.r. ou xXyjSôvsç) \ — Dans Argos, le temple d'Apollon sur la hauteur (Setpa&drojç), ainsi appelé de sa situation au pied de la citadelle, était aussi pourvu d'un oracle, dont la devineresse faisait vœu de virginité. Chaque mois on sacrifiait un agneau, et dès qu'elle avait goûté du sang de la victime, elle était possédée du Dieu. Pour le reste il est probable que les choses se passaient comme à Delphes, d'où était originaire l'oracle d'Apollon Diradiotès. Cet oracle était encore en activité au temps de Pausanias5. Plularque cite, dans Argos, une prophétesse d'Apollon Lycéen fi, dont il n'est question nulle part ailleurs, ce qui peut faire supposer qu'il a confondu et que les deux sanctuaires n'en font qu'un. — D'après le témoignage de Strabon, il y avait aussi un oracle d'Apollon dans l'île d'Eubée7, mais le fait de son existence est tout ce que nous en savons; nous ignorons même sous quel surnom le Dieu était adoré 8.
1. Pausanias, 1. IX, c. 10, § 5; cf. Pindare cité par Strabon, 1. IX, p. 413; de là vient que Tzetzès, dans ses Notes sur Lycophron (v. 1211), nomme cet oracle l'oracle de Ténéros.
2. Hérodote, 1. VIII, c. 134 : Upoûu XPI^P1*^*»- Peut-être le vers 1005 de YAntigone de Sophocle a-t-il trait à cet usage.
3. Cela résulte d'un passage de Plutarque (Ly sandre, c. 29) et d'un autre de Diodore (1. XVII, c. 10).
'i. Voy. ci-dessus, p. 359.