Klausen, /Eneas unddie Penaten, p. 185 etsuiv
s. Tite-Live, 1. XXXV1I1, c. 13, § l.
9. Strabon, 1. XIII, c. ::, § 5, p. 622 ; Etienne de Bysance, s. v.
,f{f)2 ANTIQUITÉS RELIGIEUSES
Séleucia/en Cilicie, Apollon Sarpédonien ' avait nn oracle, el
sa sœur Artémis, honorée aussi sous le sur n de Sarpédo-
nienne, prédisait l'avenir par la bouche <\r devins inspirés . Enfin la ville cilicienne de Mallos possédais vraisemblablemenl un oracle, interprète d'Apollon8. — En Lycie, près de Cyanée, un oracle d'Apollon Thyrxeus rendait ses réponses à l'aide d'une source, sur laquelle on tenait les yeux fixés. Les objets que l'on y voyait représentés étaient chargés de résoudre les doutes '; mais était-ce le prêtre qui, à la suite de certaines opérations mystérieuses, regardait la source, ou le consultant lui-même ? on ne le dit pas. Plus connu est l'oracle de Patara r' : La prêtresse ou la prophétcsse (r, rrpô^av.tç tsu 8eou) s'enfermait la nuit dans le temple, où le Dieu la visitait et lui dictait ses réponses6. L'oracle de Patara existait encore au temps du grammairien Servius, c'est-à-dire au commencement du ve siècle; la prophétcsse n'était pas toujours sur les lieux, ce qui tenait peut-être à la croyance que le Dieu ne visitait son temple que passagèrement, durant les mois d'hiver; en son absence l'oracle chômait7. On pensait en effet qu'Apollon passait de préférence l'été dans l'île où il avait reçu le jour. Il ne pouvait manquer d'y avoir un oracle à Délos, mais les historiens n'en font mention que très rarement, et il faut bien en conclure qu'il le cédait à beaucoup d'autres en importance et en crédit s.