‹ Antiquités grecquesChapitre 344 sur 567 · Pausanias, I. 11, c. 34, S · texte numérisé non relu

Pausanias, I. 11, c. 34, S

||8 wnni ITÉS RELIGIEUSES

En Arcadio, lorsque la sécheresse se prolongeait, le prêtre de /'-us Lycaios se rendail à La font ain<- Agné, située sur la montagne, el après avoir accompli, suivant les rites, des sacrifices él <les prières, promenail nue branche d< chêne à la

surface de l'eau ; ainsi agitée, l'eau produisait un brouillard rnais, puis des nuages qui en attiraient d'autres, et finalement se déversait sur l'Arcadie en pluie bienfaisante '. Il y avait à Cléoné, et sans doute ailleurs, des surveillants spéciaux, publiquement institués pour détourner la grêle (^aXaÇoçoXonceç) ; ils se servaient à cet effet de sang de taupes et de linges imprégnés de menstrues, sans préjudice des sacrifices de toute espèce, qu'offraient les personnes intéressées à -se préserver de ce fléau ".

Que les magiciens pussent opérer des métamorphoses à leur gré ou revêtir eux-mêmes les formes les plus diverses, cela ne faisait pas de doute pour les croyants en sorcellerie. Chez Homère, c'est le privilège des dieux et des déesses. Athèna, par exemple, touche Ulysse de sa baguette, pour le changer en un vieillard inconnu, et lui rend par le même moyen la beauté, la force et la jeunesse. Circé se sert aussi de sa baguette, mais elle a recours en même temps à des breuvages enchantés pour transformer les hommes en bêtes. Lucien et Apulée nous apprennent que les sorcières de Thessalie se servaient pour leurs métamorphoses d'une pommade3. Les plantes vénéneuses avaient aussi la propriété de changer les hommes en loups'. Les charmes auxquels on recourait le plus souvent et qui offraient les combinaisons les plus variées, étaient ceux qui avaient pour objet d'inspirer l'amour. Aphrodite, dans Homère, possède une ceinture magique, dont il suffit d'entourer sa taille pour rendre la séduction irrésistible". Les simples magiciennes composaient des philtres,

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