‹ Antiquités grecquesChapitre 380 sur 567 · Eunape, Vita Maœim., p. 52, éd. Boissonade · texte numérisé non relu

Eunape, Vita Maœim., p. 52, éd. Boissonade

n;s <;rands mystèp.es 475

paux. D'après une légende qui peut avoir un fondement historique, un prêtre de Kéléos, nommé Dysaylès, passai! pour avoir institué celui de Phlionte1. Les mystères étaient pratiqués en Messénie avant la conquête des Spartiates ; on disait même qu'ils y avaient été apportés de l'Attique à une époque de beaucoup antérieure3. Plus tard, lorsque Epaminondas rendit à la Messénie son indépendance, ils furent restaurés par l'Athénien Méthapos3. Enfin, vers le même temps, des mystères furent établis dans la ville récemment fondée de Mégalopolis , en Arcadie , toujours à l'imitation de ceux d'Eleusis. En outre, Démêler portait le surnom d'Eleusiniaen différentes localités de la Laconie, de l'Arcadie, de la Béotie', et ainsi que l'indique le mois Eleusinios,dans l'île de Théraet à Olus, en Crète :i. Il n'y a pas lieu de croire que ce surnom soit originaire de l'Eleusis voisine d'Athènes ; il semble bien plutôt une bienvenue souhaitée à la déesse ; dans cette hypothèse, l'Eleusis attique, aussi bien que son homonyme située en Béotie sur les bords du lac Copaïs, et qui fut détruite plus tard par un cataclysme, auraient emprunté leur nom au culte déjà établi de Déméter''. 11 n'est pas vraisemblable toutefois que les fêtes célébrées en l'honneur de Déméter Eleusinia aient eu partout un caractère secret7. Déméter avait bien aussi ses mystères à Lerna en Argolide, qui assurément se rattachaient à ceux d'Eleusis8, mais il n'est pas prouvé que cette déesse y fut adorée sous le surnom d'Eleusinia. Il en était autrement à Phénéc, en Arcadie, où Déméter Eleusinia

Page 1