Diodore, 1. XVII, c
\i RELATIONS INTERNATIONAL] S
amphiotyonique. Dès lors les attributions dé La Ligne 3e réduisirenl à veiller sur le temple de Delphes ; encore ce privilège lui fut-il enlevé duranl un certain temps par les Étoliens qui, restés jusque-là en dehors de La fédération, s'emparèrenl de Delphes el s'arrogèrenl pour eux el pour leurs alliés Le droit à l'Amphictyonie^Les fédérés s'unirent contre eux en L'an 280, et entrèrenl en campagne sous la conduite du roi de Sparte Aivus, mais sans succès. On ne sait pas au juste à quel moment les Étoliens avaient occupé Delphes. Un seul fait est acquis, c'est qu'en 290, Démétrius Poliorcète avait célébré les pythiques dans Athènes, parce que Delphes était au pouvoir des Etoliens8, et qu'il ne jugeait pas prudentd'y envoyerune Théorie. En 279, les Gaulois firent une invasion en Grèce et parvinrent jusqu'à Delphes, où ils furent battus et exterminés par les Grecs coalisés. En récompense de la part glorieuse qu'ils avaient eue à la victoire, les Phocidicns obtinrent d'être rétablis dans le Conseil amphictyonique4. Il paraît qu'alors, au contraire, les Macédoniens n'en faisaient plus partie ; et qu'ils n'y furent admis de nouveau que dans la période romaine1. L'Amphictyonie reçut sous Auguste une organisation toute nouvelle6: les Magnètes, lesMaliens, les/Enianes etles Achéens de la Phthiotide furent confondus avec les Thessaliens et cessèrent d'avoir des voix distinctes; les Dolopes n'existèrent plus comme nation à part et disparurent également. Ils furent remplacés par la ville de Nicopolis, qui avait été fondée en Acarnanie, après la bataille d'Actium. Au temps de Pausanias, le Conseil amphictyonique se composait de trente députés : Nicopolis, la Macédoine et la Thessalie en envoyaient
1. Polybe, 1. IV, c. 25, § 8; Corp. Inscr. gr., t. I, p. 824. C. Bûcher suppose (Quœst. Amphikt, Bonn, 1870, p. 18) que les Athéniens durent à Philippe leur admission dans le Conseil.
2. Justin, 1. XXIV, c. 1 ; Manso, Sparte, t. III, 2, p. 131 ; Rangahé, Antiq. hellen., t. II, p. 144.
3. Plutarque, Démétrius. c. 40; Droysen, Gesch. des Hellenisrfms, t. I, p. 594.