‹ Antiquités grecquesChapitre 506 sur 567 · Pausanias, I. III, c. 15, § :!; Hésychius, s. v · texte numérisé non relu

Pausanias, I. III, c. 15, § :!; Hésychius, s. v

(il N iS i IQI ! rÉS lu. I. H, ni SES

un dieu naturaliste de la religion populaire, transformé par la légende en héros; dn lui faisait .1 ^.rgos les honneurs d'une fètc funèbre. Sa morl signifie, comme celle de Hyacinthos en Laconie, lé dépérissement de la végétation brûlée par les ardeurs de l'été. La fête, sans doute à cause des agneaux que l'on y sacrifiait, était appelée Amis, d'où est venu le mois tl'Arneios : on la nommait aussi Kynôphontis, parce que l'on v Faisait périr les chiens qui erraient sans maîtres3. On ne peut douter, d'après cela, qu'elle ue tombât dans la canicule Dans l'île de Céos, les prêtres, au moment où se levait l'étoile du Chien, sacrifiaient simultanément à Sinus et à Zeus Ikiuaios, afin d'obtenir radoucissement de la température et le bienfait de la pluie.

Parmi les dieux adoptés comme des héros dans les fictions poétiques, qui étaient en Attique l'objet d'un culte et de fêles solennelles, Héraslès tient le premier rang-. Outre le sanctuaire placé tout près de la ville, devant la porte Diomée, et connu sous le nom de Kynosarge ', il en avait d'autres dans plusieurs dénies ", notamment à Marathon, où lui furent rendus pour la première fois les honneurs divins. Des fêtes étaient célébrées avec des jeux et des concours dont le prix était une coupe d'argent0. Le culte d'Héraclès n'était pas moins répandu dans les autres contrées de la Grèce. Nous savons que, à Sicyone, sa fête durait deux jours et se divisait en deux parties, les Onomata et les Héracleia. Dans les sacrifices qui lui étaient offerts, on procédait en partie comme pour les sacrifices des héros, en partie comme pour les sacrifices des dieux7.

i. Le mot Arneius est synonyme de Karneios ; voy. plus haut p. 536, >jl Sauppe, Mysterieninschr. v. Akdanitt, p. 261.

Page 1