Voy. Bœckh, Staatshaush., t. I. p
r.ILTE DOMESTIQUE IÎ4I
pas non plus de petites maisons sans Cavsedium1. — Aux divinités domestiques appartient encore Hermès Strophaios, gardien des gonds sur lesquels tournent les portes, en l'honneur de qui l'on plaçait volontiers derrière le seuil de la maison une niche ou une armoire". Souvent aussi on disposait près de l'entrée un petit Hékatéion, c'est-à-dire immeuble renfermant une image d'Hékate à laquelle, chaque fois que l'on passait devant, on faisait ses dévotions, avec l'espoir d'en obtenir certains signes réputés favorables 3. Devant la porte, il y avait aussi d'ordinaire une petite colonne de forme conique, symbole du dieu chargé de veiller sur la voie publique, que l'on représentait à Athènes et presque partout sous les traits d'Apollon Agyieus, dans quelques pays cependant, sous ceux de Dionysos et d'Hermès'. Au coin des rues et sur d'autres emplacements encore, on voyait çà et là des Hermès, qui n'étaient plus comme les précédents attachés à des habitat ions particulières, mais étendaient leur protection sur tout le voisinage et se recommandaient à la dévotion publique. Athènes en possédait un grand nombre dus à des libéralités particulières ou offerts par des corporations. Ils s'étendaieni en une longue colonnade reliant le portique royal et celui du Pœcile, d'où était venu à la voie elle-même le nom de portique des Hermès . Depuis le règne d'IIipparque, fils de Pisistrate, 1rs Hermès servaient aussi, dans les grandes roules de l'Attique, de bornes milliaires et do poteaux indicateurs0.
Dans les temps que nous décrit l'épopée homérique, chaque animal immolé était l'occasion d'un sacrifice aux dieux; c'était une fête domestique où la religion avait sa part . Nous ne saurions dire si cette coutume se maintint longtemps.