‹ Antiquités grecquesChapitre 81 sur 567 · Pausanias, t. X, c. 4, § 1, et · texte numérisé non relu

Pausanias, t. X, c. 4, § 1, et

Delphiens qui rompirent lo lien fédéral, les autres paraissent avoir observé constamment l'alliance. Il en fut de même des petites cités dorienues situées au nord du Parnasse, sur lesquelles d'ailleurs nous n'avons pas de renseignements précis. Nous ne sommes pas plus avancés pour les nations éparses dans la Thessalie : les Magnètes, les Maliens, les Achéens de la Phthiotide, les Dolopes, les Perrhèbes, les Oétécns et les /Enianes, tous placés vis-à-vis des Thessaliens dans une dépendance plus ou moins étroite, suivant les circonstances, depuis le temps où, à la suite de la guerre de Troie, le peuple parti de la Thesprotide devint maître du pays auquel il donna son nom.

Les Thessaliens eux-mêmes fondèrent dans la contrée dont ils s'étaient emparés un certain nombre d'états régis par des constitutions analogues et liés entre eux par dés intérêts communs1. Partout ils formaient une caste à part, vis-à-vis des anciens habitants réduits à l'état des hiloteslacédémoniens, dont les uns, les Pénestes, cultivaient les champs et partageaient les fruits avec les propriétaires2, tandis que les autres exerçaient clans les villes des industries de première nécessité. Les forces militaires consistaient surtout en cavalerie. De toutes les contrées de la Grèce, la Thessalie était la plus propre à l'élevage des chevaux, et la jeune noblesse ne servait guère qu'achevai. L'infanterie était reléguée au second rang. Pour prévenir les révoltes des esclaves et tenir dans la dépendance les populations soumises, les Thessaliens avaient formé entre eux un pacte en vertu duquel ils devaient se secourir mutuellement toutes les fois qu'ils seraient menacés. Ils convoquaient aussi des réunions pour prendre des mesures d'intérèl général, et dans les cas urgents, lorsqu'ils sentaient le besoin (Inné direction unique, ils désignaient un chef suprême désigné sous le nom de -raye;3, qui avait pour charge de lever les contingents conformément aux listes matricules, et de faire rentrer les tributs. Il parait que, quand il n'y avait pas de -ay:.;, les tributs

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