DISPARITION DES INSPIRÉS
l'Eglise. Nous doinumlons pardon à Dieu de lùtvuir pas donné assez de soins et tait de prières pour connaître Jiotre devoir dans cette all'aire, et nous promettons tlésornuiis d'être attachés au coriis des ])asteurs et des Anciens ([ui composent l'Eglise et de nous opposer de toutes nos forces à ceux ijui voudront prêcher sans vocation, ou qui n'observeront pas l'ordre et la disci- ]iline ecclésiastique (jue nos [)èrcs ont sagement étalilie, pour l'édilicatiou de l'Eglise "
Le parti de l'ordre ne voulait point laisser perdre les fruits de son triomphe. Il redoutait les écarts d'imagination et le retour d'un mal qui avait trop longtemps duré.
On vit bien encore à Nîmes et dans les villag'es environnants de nouveaux fanatiques ; Monteil se maintint assez lông-temps dans le Vivarais, et même un nommé Dortial, avec les propliétesses Claire et Veyrenclie, essaya pl^s tard de fonder une secte semblable à celle des Multipliants de Montpellier. Mais c'étaient les dernières agitations d'un soulèvement qui avait ébranlé jusque dans ses bases le protestantisme, les derniers vestig'es d'un état de choses (|ui était à tout jamais renversé.
« A l'égard des fanatiques ou des prétendus Inspirés, écrivaU. Court, il n'y en a plus beaucoup au milieu do nous. Autrefois c'était une espèce do contagion qui s'était conimuni(juée pres- (juo dans tous les lieux et dans toutes les lamilles. A peine, aujourd'hui, nous en connaissons une douzaine conlinés pres- ({ue tous dans un môme lieu ^. »
Ainsi les Inspirés avaient disparu. Leur doctrine
IN» 17, vol. G, p. 357. (Seiityiubrc l'ri'S.) « N» 7, t. III, p. 128. (1726.)