Minute; f. fr., vol. 15872, f
2. Commentaires et lettres de Biaise de Monluc, édit. de la Société de l'Hist. de France, t. IV, p. 108. — Histoire de Béarn et Navarre par Bordenave, p. 71 .
avec une escorte nombreuse. La courageuse Jeanne d'Albret était Fàme de ces conseils ^ .
La prépondérance du roi de Navarre pouvait devenir si puissante que tous les partis cherchaient à le mettre à leur tête. Beaucoup d'ambitieux, de l'une et de l'autre religion, voulaient s'attacher à sa fortune. Les uns proposaient une prompte convocation des états; d'autres le poussaient à mettre la main, hardiment et de haute lutte, sur la lieutenance du royaume. Les réformés c demandoient relâche des grandes < persécutions qui estoient journellement exercées € contre eux^. > Les ambassadeurs espagnols le redoutaient comme le principal adversaire de leur maître. Deux jours avant la mort de Henri II, le 8 juillet, le duc d'Âlbe écrit à Philippe II : « Si par hazard Venc dôme, qui, pour l'heure, est loin d'ici, à ce qu'il € parait, prenait place au gouvernement, il est sûr qu'il « chercherait tout ce qu'il pourrait pour amener la « discorde, parce qu'il n'est pas de son intérêt que le « roi (d'Espagne) soit tranquille et sans trouble^. »
Les Anglais considéraient aussi Antoine de Bourbon comme l'arbitre de la politique de la France ^ Le 18 juillet, William Cecil conseille à la reine d'Angleterre d'écrire au roi et à la reine de Navarre^. Le len-