‹ Antoine de Bourbon et Jeanne d'AlbretChapitre 86 sur 133 · Lettre orig. de d'Escars au duc de Guise, du 12 juin · texte numérisé non relu

Lettre orig. de d'Escars au duc de Guise, du 12 juin

été leur diligence à poursuivre les coupables, les registres du parlement sont muets sur leurs opérations répressives. Peut-être faut-il attribuer ce silence à rindulgence sceptique de Fauteur des Essais. D'Escars envoya aussi dans les principales villes des gentilshommes avec quelques gens de pied. Partout où paraissaient les représentants du lieutenant du roi, les prêches cessaient et les ministres disparaissaient dans la campagne ^ Mais Teffervescence générale n'en était pas calmée^. A Tattrait de la nouveauté, à la faveur publique les prêcheurs ajoutaient Fauréole de la persécution.

La ville de la Réole était le centre d*une active propagande. Le 3 septembre 1 560, un ministre inaugura à Fontet, aux portes de la ville, une assemblée tumultueuse, qui fut suivie de réunions chaque jour plus menaçantes. Les officiers du roi dressèrent un procèsverbal et firent arrêter deux calvinistes , Berthobniea Larguey et de Laroze. Quelque temps après, le 23 octobre, vers trois ou quatre heures du matin, trois ou quatre cents factieux forcèrent les portes de la Réole et délivrèrent leurs coreligionnaires. Les séditieux, après cet exploit, déchaînèrent leurs arquebuses sur les murs de la ville pour intimider les gens du roi et se retirèrent de l'autre côté de la Garonne. Les officiers de justice dressèrent une information qu'ils envoyèrent

(f. fr., vol. 15641, pièce 9). — Lettres d'Antoine de Bourbon ei de Jehanne d'Albret, p. 194.

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