SCÈNE VII RENÉ, DOREUIL
RENÉ, après un silence»
Tu sais tout ?
DOREUIL ,
Oui.
RENÉ
Nous faisons bien, je te jure. Et puis, ça ne pouvait
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plus durer. Je suis fou d'elle I Tant pis ! Il arrivera ce qu'il arrivera.
DOREUIL
Il n'arrivera rien que d'iieureux... pour vous.
RENÉ
C'est vrai. — Et toi?
DOREUIL
Oh ! moi !
RENÉ
Cela s'est produit à notre insu, si violemment. Quand je pense qu'il y a trois mois à peine... C'est incroyable et afïolant !
DOREUIL
Tu n'as pas à t'excuser vis-à-vis de moi. Je n'étais rien pour elle.
RENÉ
Tu étais son ami le plus cher.
DOREUIL
J'avais bien dit, je n'étais rien pour elle.
RENÉ
Comment vous quittez-vous ?
DOREUIL
Elle me quitte; moi, je m'arrache à elle. C'est atroce !
RENÉ
Ne sois pas dur pour nous ; ne nous accable pas. Ce ne serait pas juste, je te le jure.
DOREUIL
Le bonheur ne vous suffit pas ! Il vous faut encore de la justice ! Je t'en prie, ne dis plus rien.
René remonte et s'assied dans un fauteuil à droite. Doreuil reste debout près de la table. Un grand silence. On entend des voix au dehors. Entrent Marcelle, puis Hélène.