‹ Antoinette Sabrier. L'enfant chérieChapitre 28 sur 111 · SCÈNE VII RENÉ, DOREUIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VII RENÉ, DOREUIL

RENÉ, après un silence»

Tu sais tout ?

DOREUIL ,

Oui.

RENÉ

Nous faisons bien, je te jure. Et puis, ça ne pouvait

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plus durer. Je suis fou d'elle I Tant pis ! Il arrivera ce qu'il arrivera.

DOREUIL

Il n'arrivera rien que d'iieureux... pour vous.

RENÉ

C'est vrai. — Et toi?

DOREUIL

Oh ! moi !

RENÉ

Cela s'est produit à notre insu, si violemment. Quand je pense qu'il y a trois mois à peine... C'est incroyable et afïolant !

DOREUIL

Tu n'as pas à t'excuser vis-à-vis de moi. Je n'étais rien pour elle.

RENÉ

Tu étais son ami le plus cher.

DOREUIL

J'avais bien dit, je n'étais rien pour elle.

RENÉ

Comment vous quittez-vous ?

DOREUIL

Elle me quitte; moi, je m'arrache à elle. C'est atroce !

RENÉ

Ne sois pas dur pour nous ; ne nous accable pas. Ce ne serait pas juste, je te le jure.

DOREUIL

Le bonheur ne vous suffit pas ! Il vous faut encore de la justice ! Je t'en prie, ne dis plus rien.

René remonte et s'assied dans un fauteuil à droite. Doreuil reste debout près de la table. Un grand silence. On entend des voix au dehors. Entrent Marcelle, puis Hélène.

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