CHAPITRE IV
Des Nerfs auditf et facial 3 comparés dans les quatre classes des animaux vertébrés.
Dans les chapitres précédens j’ai exposé les lois de la névrogénie , j’en ai fait l’application aux nerfs de l’olfaction et de la vision, et aux trijumeaux. Je me suis beaucoup appesanti sur ces nerfs à raison de leur importance, et de l’influence que les parties auxquelles ils s’insèrent exercent sur la masse encéphalique. Ce que j’ai dit des nerfs trijumeaux me paraît surtout essentiel, à cause de la détermination des nerfs encéphaliques des invertébrés. Les autres nerfs de la moelle allongée ne nous présentant pas le même degré d’intérêt , je vais réunir dans deux articles les considérations générales qu’ils présentent dans les quatre classes do vertébrés. Ces nerfs sont l’acoustique, le facial , le pneumo - gastrique, l’hypoglosse et l’accessoire de Willis. Je terminerai cette deuxième partie par quelques considérations sur l’origine dugrand sympathique et sur la formation des monstres.
On a longtemps confondu le nerf acoustique et le nerf facial dans la même description ; l’un sous le nom de portion dure ; l’autre sous celui de portion molle de la septième paire: les anciens anatomistes ne décrivaient que le nerf facial, la mollesse du nerf auditif chez l’adulte le leur avait fait exclure de la névrologie. Le carac-
tère pulpeux cle l’auditif le distingue en effet des autres nerfs de l’encéphale , chez tous les mammifères. De là vient que plusieurs anatomistes l’ont considéré comme une émanation de l’encéphale; c’est celui de tous les nerfs de la tête , le plus favorable à l’hypothèse de l’origine des nerfs dans cet organe ; celui , au contraire , qui semblait le moins favorable à la loi de névrogénie que j’ai établie. J’ai donc dû porter une attention spéciale à la formation primitive de ce nerf, pour voir s’il provenait du cerveau , ou s’il s’y rendait.
C’est en me livrant à cette recherche avec tout le soin quelle demandait pour confirmer ou détruire cette loi générale , que j’ai découvert que le nerf auditif est formé , chez les jeunes embryons , de filamcns déliés, isolés les uns des autres ; de même que le nerf optique, qui, au degré de mollesse près, lui ressemble quant à la structure. Chez plusieurs embryons humains du courant du deuxième mois, je lui ai compté quatre, cinq, six, et une fois huit fdamens particuliers; sur deux embryons de mouton de la sixième semaine j’en ai distingué quatre ; j’en ai trouvé sept et huit sur un embryon de veau et de cheval, du terme de la sixième à la septième semaines. Ces embryons avaient séjourné long-temps dans l’alcohol concentré. Ces filets se réunissent vers le tiers de la vie utérine des mammifères : le faisceau est unique , encore consistant ; il ne commence à
présenter la mollesse qui le distingue , que vers la moitié de la gestation.
Chez les oiseaux, j’ai fait la même remarque; j’ai vu le nerf acoustique formant un faisceau formé par la réunion de plusieurs filets étroitement accollés les uns aux autres , mais qui se séparaient par le séjour du petit embryon dans l’eau distillée. J’ai fait cette observation chez le poulet, du cinquième au septième jour de l'incubation ; chez les faisans, de la même époque de formation ; chez le dindon , du septième , du huitième et du neuvième; et jusqu’au dixième jour, chez l’oie ordinaire.
Chez les embryons des reptiles, cette disposition primitive du nerf auditif est plus marquée encore, à cause de la densité plus grande qu’il présente dans cette classe.
Chez les très-jeunes embryons , le nerf acoustiquo est isolé de l’encéphale ; il se met en rapport avec lui par une marche excentrique de l’oreille sur les parties latérales de la moelle allongée. J’ai bien constaté et fait ; mais je n’ai pu préciser avec rigueur l’époque fixe de son implantation.
Chez l’embryon du mouton, il ma paru enchâssé sur les parties latérales de la moelle allongée, vers la fin du deuxième mois; chez le cochon, au commencement du troisième; chez le cheval et le veau „ dans le courant du troisième mois de formation ; chez l’embryon humain , je ne l’ai ja-
mais vu implanté avant la fin du troisième mois. Nous devons remarquer à cette occasion que l’implantation du nerf acoustique et celui du nerf facial coïncident avec le développement du corps trapézoïde sur la moelle allongée. Ce rapport m’a paru si constant dans mes observations , que de la présence du commencement du trapèze sur la moelle allongée , je présumai celle de l’implantation de ces nerfs , et rarement cette remarque s’est trouvée en défaut.
Personne n’ignore que depuis Picholômini , les anatomistes considéraient les stries blanchâtres du quatrième ventricule chez l’homme , comme les racines du nerf acoustique : en considérant que chez tous les mammifères et les oiseaux, ces stries manquent , quoique le nerf auditif soit très-développé , on serait surpris de la longue durée de cette erreur, si on ne se rappelait que l’homme faisait toujours le sujet presque exclusif des recherches comparatives en anatomie. Prochaska , les frères Wenzel , Gall , Spurzheim et M. le baron Cuvier ont détruit cette opinion par la considération du nerf acoustique chez les mammifères. On regarde aujourd’hui les stries blanchâtres du quatrième ventricule comme tout-â-fait étrangères à l’audition. Picholomini leur avait sans doute trop attribué; aujourd’hui on leur attribue trop peu. Il est certain que sur cent cadavres, on en trouve quarante chez lesquels un ou plusieurs de ces faisceaux se rendent vers le lœnia , ou
directement sur le nerf auditif, en passant pardessus la matière grise qui forme ce renflement. Il est encore certain que chez l’enfant , l’audition ne devient très-nette qu’à l’époque où ces faisceaux commencent à se développer. Quoique , d’après ces faits , on ne puisse pas conclure que ces faisceaux concouren t réellement à la formation du nerf acoustique , parce que le volume de ce nerf ne m’a jamais paru sensiblement accru par leur communication avec lui , je pense néanmoins , avec MM. Rolando et Treviranus, qu’ils ne leur sont pas tout-à-fait étrangers. On sait combien le sens de l’audition varie chez les hommes ; ces faisceaux médullaires auraient-ils quelques rapports avec la finesse et la délicatesse de ce sens? J’ai fait quelques recherches à ce sujet ; mais elles ne m’ont laissé que des doutes , à cause de l’imperfection des renscignemens que j’ai pu me procurer sur l’état de l’ouïe , pendant la durée de la vie des sujets que j’ai observés. Dernièrement, j'ai eu occasion d’examiner le cerveau d’un musicien qui avait succombé à une attaque d’apoplexie ; je trouvai sur le plancher du quatrième ventricule neuf faisceaux médullaires , six à droite, trois à gauche; un seul de ces derniers se joignait au nerf acoustique. Cette observation est loin, comme on le voit, d’etre favorable à ma supposition. Je crois néanmoins que des recherches suivies dans cette direction pourraient jeter quelque jour sur celte question.
Quoi qu’il en soit , la découverte des frères YVenzel n’en est pas moins importante ; ces anatomistes ont avancé que les racines du nerf auditil ne dépassent pas le renflement grisâtre qu’ils ont fait connaître. J’ai trouvé leur observation exacte sur tous les mammifères que j’ai examinés. M. le baron Cuvier avait le premier fait connaître ce rapport général , Rolando l’a vérifié ; Tréviranus croit au contraire que les filets acoustiques ne pénètrent pas dans la matière grise. Je suis loin d’adopter son opinion , quoique j’aie constamment observé que le nerf acoustique s’implante sur les côtés de la moelle allongée par deux ordres de faisceaux , un antérieur, qui se porte sur l’extrémité du trapèze ; un postérieur, qui se rend sur les côtés du quatrième ventricule. C’est autour de ce dernier faisceau que se dépose plus tard la matière grise du tœnia. Sous ce rapport, ce renflement est au nerf acoustique ce que les corps géniculés sont au nerf optique.
Chez beaucoup de mammifères on aperçoit sur le plancher du quatrième ventricule des cordons grisâtres , qui se rendent vers l’insertion des nerfs delà moelle allongée, tantôt vers la cinquième paire, tantôt vers le nerf facial , quelquefois aussi vers l’auditif: ce qui paraît établir qu’il existe entre la matière grise de ce ventricule cl ce nerf un rapport qui n’a pas encore été aperçu. Chez les oiseaux, ces cordons sont plus faibles: chez la tortue franche, on remarque vers le milieu du qua-
trième ventricule , quatre et cinq fila meus blanchâtres de chaque côté (1) , se dirigeant obliquement de la ligne médiane sur les côtés des parois du ventricule ; je les ai suivis jusqu’auprès des racines d’insertion de la cinquième paire. Ils n’avaient aucun rapport avec le nerf auditif. Chez le Crotalus durissimus , j’ai trouvé une strie blanchâtre de chaque côté, que j’ai perdue avant qu’elle fût parvenue au point d’insertion du nerf sur la moelle allongée.
Chez les poissons , l’intérieur du quatrième ventricule offre des particularités qu’on ne remarque dans aucune autre classe. Chez les poissons osseux, on trouve tantôt deux (2) , tantôt quatre renflemens (3) , formés par la duplicature des lames postérieures de la moelle allongée, et oblitérant en quelque sorte le quatrième ventricule. Chez le congre et l’anguille (4) , il y ena deux (5); chez la morue (6) et le merlan (7) , on en trouve quatre, deux de chaque côté. Chez la morue, on aperçoit de petites commissures blanches qui unissent ces renflcmens l’un à l’autre (8).
(1) PI. V, fig. 121 , n° 1 bis.
(2) PI. VII, fig. 1(17, n° 1.
(5) Pl. VII, fig. ifii , n" 2 et 8.
(4) PI- VII, fig. .74, n» 5.
(5) Pl. VII, fig. 167, n' 1.
(6) Pl. VII, fig. i(>5, n" 4 cl 5.
(7) Pl. VII , fig. iq3, n” 2.
(8) PI. Vil, fig. 161, n" 1 et 5.
Ces renflemens coïncident avec le développement des nerfs qui s’insèrent sur le segment de la moelle allongée , notamment avec la cinquième , la septième et la huitième paires. Le renflement le plus élevé (1) paraît plus en rapport avec la cinquième (2) et la septième paire (5) ; l’inférieur (4) paraît plus spécialement lié avec la huitième (5). La carpe est, de tous les poissons osseux que j’ai disséqués, celui chez lequel ces renflemens (6) sont le plus développés (7) : le supérieur correspond aux cinquième et septième paires , comme chez les autres poissons ; l’inférieur, très-considérable, coïncide avec le développement prodigieux de la huitième paire. Ces renflemens sont produits, comme je J’ai dit , par la duplicature des lames de la moelle allongée, qui convergent l’une vers l’autre sur le plancher du quatrième ventricule, et forment quelquefois, comme chez le congre (8) etla morue (9), une cavité en forme deb-ourse, au-dessus des pe-
(1) PI. VII, fig. i65 , n° 5
fa) PI. VII, fig. 162, n° 14 et 12.
(5) PI. VII , fig. 162, n* 1 2.
(4) PI. VII, fig. i65 , n" 4 ; fig. 167, n* 1.
(5) PI. VII, fig. iG5, n° 4 ; fig. 1G8, ii" 10.
(G) PI. VI , fig. i45, n° 2 et 3.
(7) PI. VI , fig. 1 5o , n” 2.
(8) PI. VII, fig. 16 1 , n° 2, 3 et 8.
(9) PI. VII , fig. i65, n" 3 , 4 et 5.
/|28 anatomie comparée du cerveau,
tites commissures qui les réunissent (1). Le quatrième ventricule est en quelque sorte comblé par la présence de ces renflemens.
Chez les poissons cartilagineux la moelle allongée étant très-évasée , le quatrième ventricule devient beaucoup plus large que chez les osseux. Ses bords ont affecté une autre disposition. Au lieu de converger l’un vers l’autre, comme cela arrive chez ces derniers , ils se sont pliés sur euxmêmes en forme de spirale (2) , et ont ainsi une forme festonnée (3) , dont les étranglemens correspondent aux rainures du cervelet des classes supérieures. C’est ce qu’on remarque chez les rayes (4), chez la lamproie (5), chez les aiguillais (6) et chez l’esturgeon (7). Chez l’ange, ces cordons ne sont point divisés, quoique très-volumineux (8). De même que chez les poissons osseux, les festons supérieurs correspondent à la 5e (9) et à la 70 paires (10) , et les inférieurs à la 8e (11). Chez
(1) PI. VII , fig. 161 , iG5 , n° i,5 et 2.
(2) PI. VI, fig. 140, n" 5.
(5) PI. XII, fig. 233, n" 2 et 5.
(4) PI. VI , Gg. 140 , n° 5.
(5) PL XI, fig. 228 , n° 2.
(6) PI. XII , fig. 256, X.
.(7) PI. XII, fig. 253, il" 3 et 5.
(8) PI. XII, fig. 237, C.
(9) PL XII , fig. 257, n° 7 et 8.
(10) PL XII, fig. 236, n'' 5 et 7
(11) PI. XII, fig. 236, n° 8.
NERFS AUDITIF Et FACIAL. 41 2 3 4 59
l’esturgeon, les nombreux faisceaux qui vont former ce dernier nerf ( 1 ) , s’insèrent sur les côtés de chaque renflement du cordon restiformc (2) ; le volume de chaque cordon est proportionnel à celui du renflement qui lui correspond. En outre , on observe sur le plancher du quatrième ventricule de ce poisson quelques faisceaux blanchâtres (3) qui se joignent à ceux du pneumo-gastrique ; ces faisceaux n’ont rien de constant dans leur disposition ni dans leur nombre. Ordinairement ces nerfs ne pénètrent point dans le quatrième ventricule, ils s’arrêtent sur le côté de la moelle allongée. Chez l’aiguillat (4) j’ai néanmoins suivi le nerf acoustique jusqvies dans l’intérienr du ventricule, sur les côtés duquel on observe un renflement analogue au tœnia grisea des frères Wenzel (5).
La découverte des frères Wenzel a merveilleusement servi l’hypothèse de Gall et de Spurzheim sur la prétendue nutrition des nerfs par la matière grise. Ces anatomistes n’ont pas hésité à regarder ce renflement comme le ganglion du nerf auditif, comme son organe de nutrition et de formation ; et, nous devons l’avouer, les rapports
(1) PI. XII, fig. 235, n° 8.
(2) PI. XII, fig. 233, n° 3 et 5.
(3) PI. XII , fig-. 233 , n° 5.
(4) PI. X, fig. 219, n“ 7.
(5) PI. X, fig. 219, n° 5 et 4-
35o ANATOMIE COMPAREE DU CERVEAU,
de ces deux parties chez les animaux adultes s’accordent généralement avec cette hypothèse.
Néanmoins elle est encore sapée dans sa base par l’étude de l’encéphalogénie ; car, si comme le pense Gall , le nerf acoustique provient de ce renflement grisâtre , s’il y puise ses racines , si c’est son organe nutritif, la matière grise qui le constitue doit précéder la formation du nerf ; celui-ci ne doit et ne peut se former qu’après l’apparition du renflement. Loin de présenter cette marche, le nerf auditif et le renflement en suivent une directement inverse.
D’une part, le nerf étant primitivement sans rapport avec la moelle allongée, ainsi que nous venons de l’exposer , sa formation est entièrement étrangère à la matière grise du tœnia des frères Wenzel.
En second lieu , le renflement n’est pas apparent pendant toute la durée de la vie utérine des embryons des mammifères , quoique le nerf auditif soit très-développé. Je ne l’ai aperçu ni chez l’embryon humain , ni chez celui du cheval , du veau, du mouton, du chevreau , du lapin, ni chez les embryons des taupes et des chauve-souris. Si le nerf auditif existe sans le renflement, peut-on supposer que celui-ci lui donne naissance? Peut-on supposer qu’il lui serve de matière nutritive? Personne, je pense, ne déduira cette conclusion ; on jugera au contraire qu’il en est de cette ie de la matière grise du quatrième ventricule
NERFS AUDITIF ET FACIAL. t\5 1
de même que de celle qui entre dans la structure delà moelle épinière; c’est-à-dire, que sa formation est postérieure à celle de la matière blanche qui forme le nerf auditif, et l’extrémité du trapèze de la moelle allongée sur laquelle ce renflement se trouve placé en travers.
En troisième lieu enfin , quoique , d’après MM. Gall et Cuvier , le développement progressif de ce renflement soit proportionnel à celui du nerf auditif, ce principe trouve quelques exceptions qu’il est nécessaire de relater. Ainsi , chez le marsouin et le dauphin, dont le nerf auditif est si développé , le renflement est très-petit ; ce qui coïncide chez ces animaux avec la faiblesse, peut-être même avec l’absence du trapèze de la moelle allongée. Chez la mangouste du Cap , le renflement est trèsfort , et le nerf auditif très-faible ; disposition inverse de celle des cétacés. Il en est de même chez le hérisson et le castor ; le nerf de l’audition n’est nullement proportionnel au volume du ronflement, disposition qu’on rencontre aussi chez les grenouilles, et sur beaucoup de crapauds. Les phoques sont dans le cas des cétacés ; ils ont un nerf auditif très-fort ( 1 ) , et le renflement très-faible.
L’insertion du nerf auditif se fait constamment , chez tous les mammifères, sur l’extrémité du trapèze de la moelle allongée^, ainsi qu’on peut le re-
(i) PI. IX, fig. 208, n" 8.
marquer chez le mandrill (1), le drill (2), le phoque (3) , le lion (4) , la loutre (5), la marte (6), le raton (7) , l’ours (8), le kanguroo (9), le cheval (10), le pécari (11), le lama (i2),lecha> meau ( 1 3) , le porc-épic (i4)> Ie castor ( 1 5) , l’agouti ( 1 G) , la taupe (17), le zemni (18), le tatou ( 1 9) , le mangouste du Cap (20) , et les chauvesouris (21).
Chez les cétacés où le trapèze manque, l’insertion de l’auditif se fait au même point correspon-
(0 PI. VIII, fig. 194, n“ 7.
(2) PI. VIII, 6g. 197, u* 7.
(3) PL IX, fig. 208, n° 7.
(4) PI. XIV, fig. 266, n° 7.
(5) PL X, fig. 225 , nü 7.
(G) PL XV, Cg. 290, n* 7.
(7) PL VIII, fig. 200, n” 7.
(8) PL XI, fig. 23 1 , n° 7.
(9) PI- XVI> %• 2 99 » n* 7 bis- (îo) PL XV, fig. 275, n° 7.
(11) PL XVI, fig. 3oo, n° 7.
(12) PI. XVI, fig. a95, n° 7.
(.5) PL XIII, fig. 249, "’7-
(14) PL XIII, fig. a5i, n" 7 bis.
(15) PL XIV, fig. 258, n* 7.
(16) PL IX, fig. 211, n° 7.
(17) PL XIV, fig. 260, n° 7.
(18) PI. XV, fig. 272, n" 8.
(19) PL XIII, fig. 24<J> n“ 7*
(20) PL XIII, fig. 2 54, n° 7.
(21) PL IX, fig. 2î4* n° 7.
dant ( î ) dans 1 a cavité qui se trouve à sa place. Chez l’homme adulte, ce nerf paraît placé transversalement sur le corps restiforme ; mais chez l’embryon on le voit s’implanter sur le trapèze d’une manière semblable à celle qu’on observe chez les singes.
Chez les oiseaux , les nerfs de la moelle allongée paraissent déplacés; ils sont moins antérieurs et plus déjetés en arrière que chez les mammifères , ce qui fait qu’on n’aperçoit point leur insertion de a même manière que dans cette classe, en considérant la base de l’encéphale des oiseaux (2) ; tous les nerfs sont portés plus en arrière, de telle sorte , que pour distinguer leur implantation , il est nécessaire de considérer l’organe par sa face latérale (3).
Quelle est la cause de ce changement ? la même que celle qui transpose les lobes optiques , c’est-àdire , la contraction de l’encéphale des oiseaux. Par l’effet de cette contraction , la moelle allongée se bombe (4) ; elle forme avec la moelle épinière une courbure (5) qui n’existe pas chez les mammifères. Par l’action de cette courbure , la partie moyenne de la moelle allongée fait une saillie trèsmarquée (6) ; sa partie latérale est au contraire
(1) PI. XII, fig- 234, n° 7*
(2) PI. IV , fig. 88 , 92 , 94 , 98, io3.
(3) PI. IV, fig. 96, n° 104.
(4) PI. IV , fig. 97, 104, n° 1 et 5.
(5) PI IV, fig. 97, 104 ? n° 1 , 3 et »4.-
(6) PI. III, fig. 79, ii° 3 et 4*
plus enfoncée. Les nerfs prennent leur insertion dans cet enfoncement; ils sont nécessairement moins apparens que chez les mammifères. Cette remarque est applicable aux nerfs de la cinquième , de la septième et de la huitième paires.
D’une autre part , le trapèze de la moelle allongée n’existant pas chez les oiseaux ( i ) , le nerf auditif prend son insertion sur le corps restiforme (2) , au point correspondant à son rapport avec le corps trapézoïde chez les mammifères. O11 voit cette disposition chez la bondrée commune (3) , chez l’hirondelle (4) , le roitelet (5) , l’autruche (6). On le voit mieux encore , quand on considère l’encéphale par sa face latérale , chez l’autruche (7) , la bondrée (8) et la cigogne (9).
Parmi les reptiles , les uns ont la moelle allongée, bombée comme les oiseaux ; les autres l’ont aplatie , et se joignant en ligne directe avec la moelle épinière, comme les mammifères. Chez les premiers, les nerfs sont plus cachés, comme chez les
(1) PI. IV, fig. 91 , n° 2 et 5.
(2) Pt. IV, fig. 97, n" 17.
(3) PI. IV, fig. 88, n» u.
(4) PI. IV, fig. 92, n° 10.
(5) PI. IV, fig. 94, n”. 0.
(6) PI- IV, fig. 98,11» 14.
(7) PI. IV, fig. 97, n» 17.
(8) PI. IV, fig. 96, n" 12.
(9) PI. IV, fig. 104, n» 3.
oiseaux : chez les derniers , ils sont plus visibles , ainsi que chez les mammifères.
L’insertion se fait toujours sur la partie latérale externe de la moelle allongée , comme on l’observe chez le caméléon (1), le crocodile (a), la grenouille (3) et la tortue franche (4).
Chez les poissons osseux , le nerf auditif s’implante sur les parties latérales du corps restiforme (5) , réuni dans son insertion avec le facial (6) et la cinquième paire (7) , ainsi qu’on le remarque chez la morue (8) , le congre (9), le turbot (io) , le brochet (1 1) et le bar beau (12).
Chez les cartilagineux , le nerf de la cinquième paire , le facial et l’auditif ^ sont tantôt confondus , comme chez la raie ronce (i5) , l’aiguillat ( 1 4) »
(2) PI. V, 6g. 118, n" 9.
'3) PI. V, fig. i3i , n° 8.
(4) PI- v, %• » 22, n° 4-
(5) PI. VII , fig. 162, n” i3.
(6) PI. VII, fig. 162, n° 12.
(7) PI. VII, fig. 162, n” 14.
(8) PI. VII, fig. 162, n* i3.
(9) PI. VII, fig. 1G8, n° 12.
(10) PI. VII, fig. 191 , n° 10.
(1 1) PI. X, fig. 217 , n" 8 bis.
(ia) PI. VI, fig. i85, l>.
(13) PI. VI, fig. i38 , n* 5.
(14) PI. XU, flg. a36, n” 7.
l ange (i), tantôt séparé, assez distinctement , comme chez l’esturgeon (2) , la raie bouclée (3) et le requin (4).
Une partie de ces réflexions sont applicables au nerf facial , ou à la portion dure de la septième paire. Comme le nerf acoustique , il se met en communication avec l’encéphale chez les jeunes embryons de toutes les classes , par plusieurs petits faisceaux superposés à ceux du nerf auditif. Tous les deux pénètrent en même temps dans le • crâne, de telle sorte que les époques de l’insertion du facial sont rigoureusement les mêmes que celles de l’acoustique , chez les embryons des mammifères , des oiseaux et des reptiles.
L’insertion du nerf facial se fait également sur la même partie de la moelle allongée que celle de l’auditif; mais elle lui est toujours supérieure (5) et le plus souvent antérieure (6). Les faisceaux de l’auditif se portent plus spécialement en arrière vers la base des renflemens grisâtres des frères Wenzel. Ceux du facial se dirigent plus constamment , au contraire, vers la partie antérieure de la moelle allongée. Cette disposition est générale chez tous
(1) PI. \II, fig. 237 , n° 8 et 7.
(2) PI. XII, fig. 255, n" 5.
(3) PI. VI, fig. 148, n° 5 et 7.
(4) PI. VI, fig. .42, n° 7.
(5) PI. VIII, fig. 194, n° 7 bis.
(G) PI. VIII, fig. 194, n° 7.
les mammifères que j’ai observés : je l’ai fait représenter dans ce précis chez le chevreau (1). Dans la préparation de la moelle allongée , que représente cette figure , on voit les faisceaux du nerf facial (2) se diriger en avant et un peu en bas vers l’extrémité inférieure du trapèze , audessus de la partie supérieure de l’olive du même côté , dans le petit espace que Malacarne a désigné sous le nom de fossette quadrilatère (3). O11 voit au contraire les faisceaux du nerf auditif se diriger en arrière (4) vers le tubercule cendré de MM. Cuvier, Gall et Spurzheim (5). Ce tubercule sépare chez l’homme les faisceaux d’insertion de ce nerf des faisceaux blanchâtres du quatrième ventricule. Quelques fibres inférieures de l’auditif se continuent en bas avec le pédoncule du cervelet (6).
Entre le nerf auditif et le nerf facial , on rencontre quelquefois chez l’homme, et souvent chez les mammifères, un petit faisceau isolé (7), que Wriberg a le premier signalé. Ce faisceau me paraît un nerf accessoire du facial ; ses faisceaux d’insertion se portent en avant et en arrière. Les
(1) ri. xiii, fig. 243.
(a) PI. XIII, fig. 243, 11“ 14.
(3) PI. XIII, fig. 243, A.
(4) Pi. XIII, fig. 243, n" i5.
(5) Ibid.
(G) Ibid.
(7) PI. XIII, fig. 243> <>“ >4 et 1 5.
antérieurs vont rejoindre ceux du facial , les postérieurs se portent vers ceux de l’auditif. C’est vraisemblablement ce nerf accessoire qu’a suivi Meckel , quand il a dit que le facial prend son origine dans le pédoncule du cervelet ; assertion qui a été répétée par plusieurs anatomistes.
Chez l’homme adulte le nerf facial paraît s’insérer sur la partie postérieure et externe du pont de varole; mais chez l’embryon humain de la fin du troisième mois et du milieu du quatrième , on aperçoit que les faisceaux de ce nerf sont implantés sur l’extrémité externe du trapèze. Plus tard , les faisceaux postérieurs de la protubérance annulaire venant recouvrir le corps trapézoïde, cette insertion est entièrement cachée.
Chez les autres mammifères, ces fibres postérieures du pont ne se développant pas , le trapèze reste à nu au haut de la moelle allongée ; l’insertion du nerf facial est à découvert comme chez l’embryon humain du quatrième mois. On le voit alors s’implanter immédiatement sur le trapèze des mammifères adultes.
Cette insertion du nerf facial sur le trapèze de la moelle allongée est déjà distincte chez le phoque (1) , plus encore chez le drill (2) , plus encore chez le mandrill (3). Comme chez tous les
(1) PI. IX, fig. 208, n" 7 bis.
(2) PI. VIII , fig. 197, 0 7 bis.
(3) PI- VUI, fig. iç)4, n 7 bis.
mammifères , la diminution du pont porte spécialement sur la partie postérieure, et que par cet effet le trapèze se dégage de lui ; à mesure qu’on descend des singes aux rongeurs, à mesure aussi l’insertion du nerf facial devient de plus en plus évidente , ainsi qu’on le voit en considérant ce nerf chez la marte (1) , la loutre (2) , le lion (3) , le kanguroo géant (4) , l’ours (5) , le raton (6) , le cheval (7) , le pécari (8) , le chameau (9) , le lama (10) , le bouc delà Haute-Egypte (1.1) , le castor (12) , le porc-épic (i3), l’agouti (i4), le hérisson (i5) , et les chauve-souris (16).
Cette dernière remarque est applicable au nerf auditif ; elle l’est aussi aux nerfs trijumeaux ,
(1) PI XV, fig. 290 , n“ 7 bis.
(2) PI. X, fig. 223, n° 7.
(3) PI. XIV, fig. 266, n° 7.
(4) PI. XVI, fig. 299 , n° 7.
(5) PI. XI, fig. 23 1 , n° 7.
(6) PI. VIII, fig. 200, n° 7.
(7) PI- XV, fig. 275, n° 7.
(8) 11. XVI, fig. 3oo , n° 7.
(9) pl- XIII, fig. 249, n" 7 bis.
(10) PI. XVI, fig. 295, n" 7 bis.
(11) Pl. XIV , fig. 262 , n° 7.
(12) Pl. XIV, fig. 258, n“ 7.
(13) Pl. XIII, fig. 25 1, n° 7.
(14) PI. IX, fig. 211 , n° 7.
(.5) Pl. XVI, fig. 297, n» 7.
(16) P). IX, fig. 2 1 4 > n° 7.
quand on considère ces nerfs dans leurs rapports d’insertion sur le trapèze.
C&ez les oiseaux , le facial est enfoncé ( 1 ) comme l’auditif, par les raisons que nous avons indiquées. Il est du re&te , comme chez les mammifères , placé plus haut que ce dernier , ainsi que nous le remarquons chez la bondrée commune ( 2 ) , l’hirondelle (3) , le roitelet (4) , l’autruche (5) et la cigogne blanche (6). Si l’on considère l’encéphale par sa face latérale , on aperçoit que le facial est séparé de l’auditif jusqu’au point de son insertion. On voit particulièrement cette dis— jrosition chez la bondrée (7) , l’autruche (8) et la cigogne (9) ; elle est la même chez les reptiles , ainsi qu’on le remarque chez le caméléon (10), le crocodile (11), la grenouille (12) et la tortue franche (i3).
(1) PI. IV , tig. 97, n° 18.
(2) PI. IV, fig. 88, nu 11.
(3) PI. IV, fig. 92, n" xo.
(4) PI. IV , fig. 9,4, n” 10.
(5) PI. IV, fig. 98, n° 14
(6) PI. IV, fig. io5, a" 16.
(7) PI. IV, fig. 96, i>° 12.
(8) PI. 1 V , fig. 97 , ii° 1 8 el 1 7.
(9) PI. IV , fig 104 j n" i5 et 5.
(10) PI. V, fig. 1 1 5, n° 2.
(11) PI. V, fig. 118, n“ 9.
(12) PI. V, fig. 1 3 1 , n° îo.
(i5) PI. V , fig. 122, n" 0.
Chez les poissons osseux , le facial étant réuni avec l’auditif et la cinquième paire , les remarques que nous avons faites au sujet de ces derniers nerfs , lui sont en tout applicables, ainsi qu’on peut le constater chez le brochet (1) , le turbot (2) , le congre (3) , la morue (4) , et le barbeau (5).
Chez les poissons cartilagineux , le facial est réuni à l’auditif et à la cinquième paire , chez l’ange (6) , l’aiguillat (7) et la raie ronce (8); il est isolé et séparé de ces nerfs chez le requin (9), la raie bouclée (10) et l’esturgeon (11).
Quant à son volume , comparé dans les différentes classes , la septième paire est loin de nous offrir les rapports que nous avons remarqués sur le nerf olfactif , celui de la vision et les nerfs trijumeaux. D’une part , le sens de l’audition , moins matériel que celui de l’odorat et du goût , est moins lié que ces derniers et celui de
(1) PI. X , fig. 217 . n° 8 et 8 bis.
(2) PI. VII, fig. 191 , n° 10.
(3) PI. VII, fig. 168, n° 12.-
(4) PI. VII, fig. 162, n" i3.
(5) PI. VII, fig. i85, D.
(6) PI. XII , fig. 237 , n" 7 et 8.
(7) PI. XII, fig. 236 , n" 7 et 5.
(8) PI. VI, fig. i58, n"5.
(9) PI. VI , fig. 142 ? 8.
(10) PI. VI, fig. 148, n" 7.
(11) PI. XII, fig. 235, n° 2.^
la vision , à la conservation de l’individu. De l’autre , le nerf facial étant , comme l’indique son nom. destiné principalement à la face, il semble au premier aperçu , qu’il devrait avoir un développement proportionné à celui de cette partie ; que conséquemment il devrait croître progressivement de l’homme aux singes , aux carnassiers , aux ruminans et aux rongeurs , chez les mammifères ; s’atrophier tout-à-coup chez les oiseaux et les reptiles , et reprendre de nouveau une grande dimension chez les poissons , notamment chez les poissons cartilagineux.
Mais quand on a étudié avec soin le mécanisme d u développement de la face chez les vertébrés , on s’aperçoit que les parties auxquelles le nerf facial se distribue, sont étrangères à son développement. On voit que le développement de la face et sa projection en avant sont dus à l’étendue des cellules ethmoïdales, des fosses nasales , des sinus maxillaires , de la voûte palatine et de la cavité de la bouche. On voit que la cavité orbitaire est , par cette cause , agrandie et rejetée de plus en plus en dehors et obliquement en bas. L’étendue de la face dépend donc de l'agrandissement progressif des chambres de la vision , de l’olfaction et du goût ; elle est plutôt intérieure qu’extérieure. Telle est la raison pour laquelle les nerfs de la vision, de l’odorat et du goût, ont un rapport direct dans leur développement avec celui de la lace. Telle est la raison pour laquelle le nerf facial reste
toujours plus ou moins étranger à ce développement.
Considérez sous ce point de vue le système artériel de la face : vous y trouverez d’une part la cause première du balancement respectif des parties qui la constituent : vous y verrez de l’autre la raison pour laquelle les organes accessoires des chambres des sens reçoivent de plusieurs troncs leurs branches nerveuses et leurs rameaux artériels.
Vous verrez l’artère maxillaire interne suivant rigoureusement , dans le développement de son calibre, le développement delà face, parce quelle est destinée principalement aux organes de l’odorat et du goût. Vous verrez l’artère ophthalmique , l’artère linguale , et les pharyngiennes , avoir constamment le même rapport.
Vous verrez au contraire l’artère transversale de la face , qui correspond au nerf facial , ne point partager cet accroissement de calibre : vous verrez l’artère maxillaire externe dont la moitié supérieure appartient à la face , ne point partager ce même développement.
Vous verrez pourquoi les muscles temporaux, masséters , les ptérygoïdiens internes et externes , reçoivent leur principales artères de la maxillaire interne, et leurs principaux nerfs de la cinquième paire. Ces muscles , notamment le temporal elle masséter, étant situés en dehors de la face, il semble qu’ils eussent dû recevoir leurs vaisseaux uniquement de la transversale de la face
et de la maxillaire externe , et leurs nerfs , du facial , qui leur correspondent. Mais ces muscles , ainsi que les ptérygoïdiens , étant les organes actifs de la mastication , et comme tels , étroitement liés à l’organe du goût , ils devaient nécessairement suivre toutes les variations de ce sens ; ils devaient donc se trouver plus spécialement sous l’influence des vaisseaux et des nerfs qui concourent à sa formation.
J’insiste sur les rapports comparatifs des différens systèmes organiques entre eux , parce qu’il me semble que le véritable esprit de l’anatomie comparée ne consiste pas seulement à apprécier l’analogie ou les différences dés organes qui composent les animaux ; mais qu’elle doit s’élever surtout à donner l’explication de ces différences et de ces analogies. J’y insiste particulièrement pour l’étude de l’anatomie humaine , que les esprits superficiels regardent comme une science achevée , quoiqu’ils ne sachent pas pourquoi le coronal de l’homme est ce qu’il est (1).
(1) L’anatomie descriptive de l’homme n’a pas encore été théorisée ; elle est sans règles, sans principes; de là vient qu’elle est si mal étudiée, et aussitôt oubliée qu’apprise De là vient qu’elle n’est cultivée que par les anatomistes de profession. Avant Bicfaat, on se bornait à considérer les formes extérieures des organes et leurs rapports de position. < Ici illustre physiologiste s’aperçut que celle anatomie, si féconde dans scs applications à la chirurgie, n’était d’aucune utilité pour la médecine. Il vit qu’en suivant ccttc route,
On trouve l’application de ces principes dans les variations de volume du nerf auditif et du nerf facial.
Chez le phoque, le nerf auditif est très -développé ( 1 ) ; il l’est plus encore chez le dauphin (2). Chez la plupart des singes , il tient le milieu pour le volume entre le phoque et les cétacés, ainsi qu’on peut le remarquer chez le drill (3) et le mandrill (4) .
Chez les carnassiers , le nerf de l'audition présente des variétés de volume assez remarquables. Chez le lion (5) , et les autres felis , il est en générai peu volumineux. Chez la marte (6) ,
l’organisation de l’homme était méconnue. Cette idée le dirigea dans son Anatomie générale, et il créa une science nouvelle, qui n’a de commun que le nom avec l’ancienne anatomie. Quelques personnes ont néanmoins tenté de théoriser l’anatomie descriptive : à leur tête, nous devons placer Vicqd’Azyr , et M. le professeur Duméril. Quand on considère les belles idées de M. Duméril sur la composition du crâne, et sur les rapports des muscles cervicaux, peut-on ne pas regretter que cet illustre zootomiste se soit arrêté dans son travail ? peut-on ne pas le regretter surtout, quand on voit l’abus qu’a lait Spix, de ces idées, dans son ouvrage intitul éCephalogcnesis?
(1) PI. IX, fig. 208, n° 7.
(2) PI. XII, fig. 234, n° 7.
(3) PI. VIII, fig. 197,0“ 7.
(4) PI- VIII, fig. 194, n° 7.
(5) PI. XIV, fig. 266, n° 7.
(6) PI. XV , fig. 290 , n“ 7.
la loutre (1), le raton (2), il offre au contraire des dimensions très-fortes; chez les ours, il est moins volumineux que chez les animaux précédons (5) ; chez le kanguroo géant (4) , il est plus fort que chez la loutre , le raton et la marte ; chez la taupe (5) , il est assez prononcé ; chez les chauve - souris , il est grêle en général , ainsi qu’on le voit chez les rhinolophes (6) et les vespertilions (7). Chez le cheval (8) , le chameau (9) , l’âne , le zèbre , le taureau , il est en général d’un volume assez considérable. Chez le bouc commun , le bouc de la Haute-Egypte ( 1 o) et le chevreau ( 1 1 ) , ses dimensions relatives sont beaucoup plus faibles. Chez le pécari (12) , il présente les mêmes rapports de grandeur que chez le chameau et le cheval. Chez le castor ( 1 5)
(1) PI. X , fig. 2 23, 11“ 7.
(2) PI. VIII , fig. 200, n° 7.
(3) PI. XI, fig. a3i, n° 7.
(4) PI- XVI, fig. 299, n“ 7 bis.
(5) PI. XIV, fig. 260, n" 7.
(G) PI. IX, fig. 204, n° 7.
(7) PI. IX, fig. 214. n° 7.
(8) PI. XY , fig. 275, n° 8 bis.
(9) PI. XIII, fig. 249, n“ 7.
(10) PI. XIV , fig. 262, n° 7.
(n) PI. XIII, fig. 243, n° i5.
(12) PI. XVI, fig. 3oo , n° 7 bis.
(13) PI. XIV, fig. a58, n* 7.
NERtfS AUDITIF F. T FACIAL.
«t le porc-épic (1), son volume est très -considérable; chez l’agouti, il est très-faible (2); il est en général très-grêle chez tous les rats. Telles sont les principales variations que m’a présentées le nerf acoustique chez les mammifères.
Les oiseaux 11’oflrent point cette variation de volume dans leur nerf aooustique ; les différences de grandeur qu’il présente, sont toujours relatives à la grandeur de l’oiseau sur lequel on examine ce nerf; ainsi qu’on le remarque chez la bondrée (5), l’autruche (4) , la cigogne (5) , l’hirondelle (6) et le roitelet (7) ; les oiseaux nocturnes , le hibou , la chouette , l’effraye et les ducs font exception à cette règle , j’ai constamment observé chez eux que les dimensions du nerf de l’audition dépassent celles qu’on observe chez les autres oiseaux.
Le nerf acoustique est toujours très-grêle chez les reptiles , ainsi qu’on le remarque chez le caméléon (8) , le crocodile (9) , les vipères (10) , les couleuvres, les lézards (11) et les
(1) PI. XIII, l
fig. 25 1
(a) PI. IX
» fig.
.fig-
(4) Pi- iv
.fig-
» fig.
y fig.
(7) pi. iv
» fig.
fig. 1
(9) PI- v,
fig. I
» fig.
127 , ii°
y fig-
44 & anatomie comparée du cerveau,
tortues (1). Les grenouilles (2), le protéc et la cécilie m’ont paru faire exception à cette règle. Le nerf auditif est beaucoup plus développé chez ces reptiles que chez les autres.
Chez les poissons osseux , l’auditif est beaucoup plus développé que chez les reptiles, et même que chez les oiseaux , toute proportion gardée ; on peut vérifier ce fait chez la morue (5) , le congre (4), le barbeau (5) , le turbot (6) , et le brochet (7). Chez les poissons cartilagineux , il est plus développé encore que chez les osseux , ainsi qu’on l’observe chez le requin ( 8 ) , la raie ronce (9) , la raie bouclée (10) , l’aiguillat (11) et l’ange (12).
Si de ces variétés de volume du nerf auditif chez les animaux vertébrés , on pouvait rigoureusement déduire l’étendue de l’audition , ces résultats de l’anatomie comparative fourniraient des
(1) PI. V , fig. 122 , nc 4.
(2) PI. V , fig. 1 5 1 , n" 8.
(3) PI. VII, fig. 164 n° 7.
(4) Pi- VII , fig. 168, n° 12,
(5) PI. VII, fig. 1 83 , C.
(6) PI. VII, fig. 191 , n° 9 et u.
(7) PI. X, fig. 217 , n” 5.
(8) PI. VI, fig. .42, n° 7.
(9) PI. VI, fig. .38, n“ 5.
(10) PI. VI, fig. 148, n° .5.
(11) Pl. X , fig. 222, n° 7 bis.
(12) Pl. X , fig. 219, 11" 7.
données positives pour établir le développement de ce sens. Mais les nerfs accessoires de l’ouïe viennent compliquer le problème , et y introduire des termes dont la valeur n’est pas encore déterminée. Ces nerfs sont les branches du facial qui se distribuent dans les organes de l’oreille externe el de 1 oreille moyenne ou la caisse, et la branche de la cinquième paire , connue sous le nom de corde du tympan. Ces nerfs m’ont olFert de grandes variétés dans leur développement proportionnel. Chez les mammifères , dont l’oreille externe est très -développée , les branches auriculaires du facial sont très-fortes ; la corde du tympan n’est pas développée dans la même proportion. Chez les singes , les pachydermes et les ruminans , l’inverse a heu; l’accroissement porte plus spécialement sur ce dernier nerf.
Chez les oiseaux , spécialement chez les nocturnes , les deux nerfs accessoires de l’audilion m'ont paru développés dans le même rapport.
On sait que chez les poissons ils concourent puissamment au développement de ce sens. Celle circonstance a frappé de bonne heure les anatomistes, ils l’ont crue particulière à cette classe : elle ne l’est cependant pas. Chez tous les vertébrés , le facial et l’acoustique concourent , de même que chez les poissons, à la formation’ du sens de 1 audition ; elle est seulement portée a
pü ANATOMIE COMPAREE DU CERVEAU ,
son maximum dans celte dernière classe (1).
Quoi qu’il en soit, un fait important ressort de ces rapports comparatifs : c’est celui du développement du nerf auditif chez les animaux aquatiques : le phoque, les cétacés, parmi les mammifères ; la grenouille, leprotée, et surtout les tortues aquatiques, comparées aux tortues de terre, parmi les reptiles, sont remarquables par la prédominance du nerf de l’audition. Serait -ce la raison pour laquelle tant de nerfs se réunissent pour former ce sens chez les poissons ?
Les différences de volume du nerf facial sont loin d’être en harmonie avec celles de l’auditif:
très-volumineux chez les singes , le drill (2), le
(1) Cette circonstance explique la marche compliquée de la corde du tympan chez l’homme et les mammifères; 011 ne verrait pas trop pourquoi , sans cela, le rameau du nerf vidien qui la forme, après être sorti du crâne y pénétrerait de nouveau, pour aller gagner l’hyatus, l’aqueduc de Fallope et la base du promontoire où pénétrent les rameaux découverts par Jacobson. L’existence de ces rameaux a été mise en doute par un de nos plus habiles anatomistes, M. Ribes, et par Killian en Allemagne. Cela vient de la différence des sujets sur lesquels ces anatomistes ont cherché à vérifier la découverte de Jacobson. L’âge de neuf à quinze ans est l’époque où ils sont distincts. Plus tôt leur mollesse empêche de les suivre; plus tard le canal où ils sont logés s’oblitère.
(a) PI. VIII, fig. 197 , n° 7.
mandrill (i), le lion (2), le raton (5) , la marte (4) , le kanguroo (5) , le cheval (6) , le chameau (7), le lama (8), le pécari (9) et le porc-épic (10) , il est peu développé, au contraire, chez le phoque (11), le dauphin (12), l’ours (1 5), le castor (i4), l’agouti (i5), le tatou (16) , la marmotte (17) , la mangouste du Cap (18) et le bouc de la Haute-Egypte (19).
De là résultent chez les mammifères des rapports très-variés entre le nerf auditif et le facial , comparés entre eux. Chez le phoque, les cétacés , le castor , le bouc commun et le bouc de la Ilaute-
(1) PI. VIII, fig. 194, n“ 7.
(2) PI. XIV, fig. 266, ri0 7.
(3) PI. VIII, fi g. 200 , ri° 7.
(4) PI- XV, fig. 290, n" 7.
(5) PI. XVI, fig. 299, n” 7.
(6) PI. XV, fig. 275, nu 7.
(7) PI- XIII, fig. 249, n° 7 bis.
(8) PI. XVI, fig. 295, ii° 7 bis.
(9) PI. XVI, fig. 5oo, n° 7.
( 10) Pl. XIII , fig. 25i , n° 7.
(11) Pl. IX, fig. 208, n° 7.
(12) Pl. XII, fig. 234 ? n" 7 bis.
(15) PI. XI, fig. 25j , n°7.
(1 4) PI. XIV , fig. 258, n” 7.
(1 5) Pl. IX , fig. 2 1 1 , n° 7.
(16) Pl. XIII, fig. 24G, n° 7.
(17) Pl. XI , fig. 2ü3 , n” 7.
j 8) Pl. XIII, fig. 254, n 7.
(19) Pl. XIV , fig. 262, n* 7.
Egypte , l’acoustique dépasse de beaucoup le facial. Chez le lion , le cheval , le chameau , le pécari et le kanguroo géant, le facial prédomine au contraire sur l’acoustique. Chez les singes , l’ours, le raton, la loutre, le hérisson (i), le tatou (2) , la mangouste du Cap (3) , 1 1 taupe (4), le zcmni (5) , la marmotte, l’agouti, le porc-épic , les rats et les chauve-souris (6) , ces deux nerfs ont des dimensions à peu près égales.
Les oiseaux et les reptiles en général n’offrent pas de semblables variations, ainsi qu’on peut le voir chez la bondrée (7), l’autruche (8) , la cigogne (9), le roitelet (10), l’hirondelle (11) , le caméléon (12), le crocodile ( 1 3) , les vipères et les couleuvres ; la grenouille , le protée et les tortues aquatiques présentent néanmoins une prédominance du nerf acoustique, ainsi que nous l’avons dit plus haut.
(1) PI. XIV, fig. 297, n* 7.
(2) PI. XIII, fig. 246, n° 7.
(5) PI. XIII, fig. 254, n° 7.
(4) PI. XIV, fig. 260, n" 7.
(5) PI. XV , fig. 272 , n" 8.
(6) PI. XVI, fig. 204 et 214, n* 7.
(7) PI. IV, fig. 88, n° 11.
(8) PI. IV, fig. 97, n° 17 et 18.
(9) Pl. IV, fig. 104, n° 3 et i5.
(10) Pl. IV, fig. 94, n° 10.
(11) Pl. IV , fig. 92, n° io.
(12) Pl. V , fig. 112, n“ 10.
(i5) PI. V, fig. 118, n' 8.
Chez les poissons osseux ces deux ncrls ont des dimensions peu différentes, comme on le remarque chez la morue , les trigîes , le congre , les anguilles , le turbot , le merlan.
Chez les poissons cartilagineux , au contraire , l’acoustique prédomine en général sur le facial , ainsi qu’on l’observe chez la raie ronce (1), la raie bouclée (2), l’ange (3) et l’ai— guillat (4).
Les altérations organiques du nerf auditif produisent la perte de l’audition, de même que celles du nerf optique produisent la cécité. Les altérations pathologiques que j’ai observées, avaient produit une atrQphie du nerf, ou une hypertrophie avec ramollissement considérable de sa substance dans le canal auditif ; deux fois je l’ai rencontré réduit en une matière pultacée d’un blanc jaunâtre. La physiologie n’a pu encore faire des expériences directes sur ce nerf, à cause de son court trajet du point de son insertion à son entrée dans le rocher. Je dois observer ici par anticipation que dans les maladies organiques du plancher du quatrième ventricule, je n’ai pas toujours observé une diminution du sens de l’ouïe proportionnelle à l’altération morbide , lors même que
(1) PI. VI, fig. i38, n* i3 et 5.
(2) PI. VI, Cg 148, n°5el7.
(3) PI. XII, fig. *37, n° 8.
(4) PI. XII, fig. *3T>, n* 7.
la désorganisation avait envahi le tænia grisea des frères Wcnzcl.
Les expériences récentes de Charles Bell et de M. Magendie viennent d’ouvrir un champ nouveau de recherches physiologiques sur le système nerveux. C’est une heureuse idée que celle qui considère la portion dure de la septième paire comme le nerf respirateur de la faee. J’ai eu souvent occasion d’observer chez les paralytiques les elfets rapportés par Charles Bell et Shaw. Dans les affections aiguës du poumon , on remarque un tel rapport entre la difficulté de respirer et la dilatation ou le resserrement des narines , que je serais surpris que ce rapport ait été si long-temps méconnu , si je ne savais par moi-même que les idées les plus simples et les plus naturelles sont celles qui se présentent les dernières à l’esprit.
Toutefois Charles Bell ayant borné ses considérations aux mammifères, et n’ayant pu expérimenter le nerf facial qu’à sa sortie du trou stylo-mastoïdien , ce physiologiste a laissé en arrière les preuves les plus concluantes de son opinion : preuves qui me paraissent fournies par l’appareil respiratoire chez les poissons.
Les altérations pathologiques du nerf facial affectent principalement ce nerf pendant son trajet dans l’aqueduc de Fallopc. Sur quatre sujets que j’ai observés (i) , et dont j’ai ouvert les cada-
(1) J’ai çn çc moment dans ma division une femme, de
vres (1) , aux symptômes énoncés par Bell et décrits par Shaw, s’ajoutait une surdité plus ou moins complète de l’oreille correspondante au nerf affecté. C’est d’après ces faits que j’ai pensé que la portion dure de la septième paire avait sur l’audition une influence qui n’est pas encore déterminée, puisque les faits semblent établir que les osselets de l’ouïe ne concourent pas immédiatement à l’exercice de cette fonction.
Chez les mammifères , les reptiles et les oiseaux , cet appareil est réduit à des conditions rudimentaires ; de là , l’obscurité de ses usages dans ces trois classes. Chez les poissons, il est porté au maximum de son développement; ses fonctions deviennent plus importantes et plus précises. Mais quel est dans la tête des poissons l’appareil qui correspond aux osselets de l’ouïe ? L’anatomie comparée a cherché long-temps la signification (2) des os de l’opercule. 11 ne fallait rien moins que les principes fermes et généraux de l’anatomie philosophique , pour reconnaître dans ces pièces les analogues des osselets de l’ouïe des trois classes supérieures. Les opercules sont les agens méca-
Irente-neuf ans , ayant une hémiplégie delafaee, produite par l’altération du nerf facial, altération située, selon toutes les apparences, dans l’aqueduc de Fallopc.
(1) Une de ces pièces est déposée dans le Musée anatomique des hôpitaux.
(■>.) Expression empruntée à la philosophie allemande.
tp6 AN ATOM1E. COMPARÉE I)L CERVEAU ,
niques de la respiration des poissons ; les muscles qui font mouvoir ses pièces reçoivent leurs nerls de la portion dure de la septième paire. Voilà donc le nerf facial devenu nerf respirateur chez les poissons. Je ne doute pas qu’en pratiquant la section de ce nerf, on ne paralyse l’action de l’opercule , comme on paralyse le diaphragme par la section des nerfs diaphragmatiques chez les mammifères. Je ne doute pas que chez les poissons , de même que chez les mammifères, la mort ne survienne dans ce cas par une asphixie dépendante de la paralysie du principal agent mécanique de la respiration.
Si d’une part la découverte de M. le professeur Geoffroy-Saint-Hilaire confirme les idées physiologiques de Charles Bell , de l’autre , ces vues physiologiques donnent à la détermination des os de l’opercule une certitude qui ne saurait être contestée. Ainsi ces deux sciences , l’anatomie comparative et la physiologie expérimentale , se prêtent un mutuel secours , s’éclairent réciproquement et se toucheut par les points les plus éloignés , lorsque des méthodes philosophiques dirigent les observateurs dans leurs recherches.
TABLEAU COMPARATIF
Des Dimensions des nerfs auditif et facial, chez les
Mammifères.
Homme .
NERF AUDITIF
mètre.
NERF FACIAL
mètre.
o,ooi53
NOMS DES ANIMAUX
NERF AUDITIF
NERF FACIAL
Patas ( Simia rubra ) .
o,ooa5o
Magot ( S . sylvanus) . . . .
o,oo235
Macaque (S. Cynocephalus).
Maimon ( S. nemestrina ). .
o,ooi5o
Pihésus ( S . rhésus, G. S. H.)
Papion ( S . sphynx ) .
o,ooi5o
Mandrill (A-. maimon). . .
Drill (S. leueophea. Fr. C. ).
o,oo3oo
Sajou (i'. apella ) .
Maki ( Lemur macaco). . . .
Rhinolophe uni-fer ( Rhino -
lophus unihastatus.).. . .
Vespertilion ( Vespertiliomu -
rinus ). .
Taupe ( Ta/pa europœa). .
Ours brun ( Ursus arctos ).
Ours noir d’Amérique ( U.
amer ic anus) .
o,ooi53
Blaireau ({/. metes) .
Bâton ( U. lotor) .
Coati brun ( V [verra narica) .
Coati roux ( V. nasua). . .
Fouine ( Musteia fuina). . .
Loutre ( M . luira ) .
Chien [Canis familiaris). .
o,ooi 5o
Loup, jeune (C. lupus). . .
Mangouste du Cap .
Lion ( Felis leo ) .
o,oo233
Tigre royal (F. tigris). . .
o,oo3oo
Jaguar ( F. onra) .
o,oo3oo
Panthère ( F. pardus). . . .
Suite du Tableau comparatif des Dimensions des nerfs : auditif et fardai , chez les Mammifères.
NERF AUDITIF
NEUF FACIAL
Couguar ( F . discolor ). . .
raètre.
o,ooaoo
mètre.
o,ooi5o
Lynx (F. lynx) .
o,oo5oo
o,ooi5o
Phoque commun ( Phoca vilulina ) .
o,oo55o
Kanguroo géant [Macro pus major. G. C.) .
o,ooi5o
Phascolome ( Phascolomys.
Castor (Castor fiber). . . .
Marmotte ( M . alpinus). . .
Zemni (M. Typhtus). . . .
Rat-taupe du Cap (M. Capensis) . .
o,ooo5o
P orc-épic ( Hystrix cristata) .
Ecureuil ( Sciurus vulgaris).
Agouti ( Cavia acuti). . . .
Tatou ( Dasypus scxcinctus).
Pécari ( Sus tajassu). . . .
Daman (Hyrax capcnsis). .
o,o%oo5o
Cheval ( Equus caballus). .
o,oo55o
. Ane ( E . asinus ) .
o,oo55o
Chameau à une bosse ( Came lus dromed arias) .
o,oo35o
o,oo553
Lama (C. ! taenia ) .
o,oo325
Cerf (Cervus elaphus)-. . .
Bouc commun ( Capra 1 lirais ) .
Bouc de la Haute-Egypte. .
Taureau ( Bos /auras). . . .
o,oo5oo
o,oo5oo
Dauphin ( Delphinus delphis)
o,oo55o
Marsouin (D. pliocœna). .
;i,oo3oo
TABLEAU COMPARATIF
Des Dimensions des nerfs auditif et facial , chez les
Oiseaux.
NOM? DES ANIMAUX
Aigle roy. [Falco chrysaëtos ).
Pygargue ( F. ossifragus). .
Bondréecomm. (F. apivor.) 3use commune (F. buteo).
îuzard (F. pygai'gus). . . .
Roitelet ( Motacilla régulas).
Hirondelle ( Hirundo urbica ) Vlouette [Alauda arvensis).
Moineau ( Fring . domestica).
Pinçon (F. cœlebs). . . .
Linotte (F. tinaria). . . , .
Serin ! F. canaria ) .
Chardonneret (F. carduelis).
Verdier [ Loxia clitoris ]. . .
Pie ( C. pica ) .
Perroquet amazone .
Perroquet d’Afrique. . . .
Dindon ( Meleagris Gallop.).
Pool e [ Phasianus gallus). .
Faisan arg. [P. nycthemerus).
Faisan doré (F. pictus). . .
Pigeon ( Colomba patumbus ).
Perdrix ( Tetrao cinereus). .
Autruche de l’ancien continent ( Struthio carnelus.) .
Casoar (iS. casuarius ). . . .
Cigogne blanc. ( Ardeacic .) Cigogne noire ( A.nigra ). .
FoudeBass. [Peler, bassan .)
Oie ( Anas anser ) .
Be mâche Cray. [ A.bernicla .) Canard musq. (A. mosehatd).
Canard ord. [A. boschas .) .
NERF AUDITIF
NERF FACIAL
mètre.
mètre.
o,ooi33
o,ooo5o
o,ooo5o
o,ooo5o
o,ooo53
o,ooo53
o,ooo33
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o,ooo5o
o,ooo3o
o,ooi33
/fÔO ANATOMIE COMPARÉE DU CERVEAU f
TABLEAU COMPARATIF
Des nerfs auditif et facial, clic: les Reptiles.
NOMS DES ANIMAUX
Tortue grecque ( Testudo
grœca ) .
Tortue couï (T. radiata).
Tortue franche ( T. mydas ) Crocodile vulgaire ( Croco dilus niloticus. G. S. H.) Crocodile à deux arêtes (G
biporcatus ) .
Monitor à taches vertes (Tu pinambis maculalus). . .
Lézard vert (Lacerta viridis ) Lézard gris (L. agilis). . .
Caméléon vulgaire (L. afri
cana ) .
Orvet ( An guis fragilis).
Couleuvre à collier (Colube
natrix ) .
Vipère hajé ( C. bajc). . .
Vipère à raies parallèles. .
Vipère commune (C. berus Grenouille ( Rima esculenta
NERF AUDITIF
NERF FACIAL
mètre.
mètre.
o,ooo5o
o,ooo5o
o,ooo5o
o,ooo53
o,ooo53
o,ooo5o
o,ooo33
o,ooo55
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o,ooo5o
o,ooo35
o,ooo33
n, ooo53
o, ooo33 o,ooo5o
TABLEAU COMPARATIF
Des Dimensions des nerfs auditif et facial, chez les
Poissons.
NOMS DES ANIMAUX
NERF AUDITIF
NERE FACIAL.
Lamproye de rivière ( Petro -
mètre.
mètre.
myson fluvitlis ) .
o,ooo5o
Requin (Squalus carcharias).
o,ooi5o
Aiguillât (*S. acanthias). . .
Ange (S. squatina) .
o,oo525
Raie bouclée ( Raya clavata).
o,oo5oo
Raie ronce (ij. rubus ). ■ ■
Raie ( R . bâtis.) .
o,oo55o
Esturgeon [Acipenser sturio).
Brochet ( Esox lucius). . .
o,ooi53
Carpe ( Cy prima carpio). .
Barbeau (C. barbas.) .
Tanche (G. tinca) .
UX
Morue ( Gadus morrhua). .
Egrefin (G. eglefinus) . . .
Merlan (G. merlangus ). . . Turbot ( Pleuronectes maxi-
mus ) .
Anguille (Murcena anguilla).
o,ooo5o
Congre (Al. conger) .
Gronau ( Trigla lyra). . .
Baudroye ( Lophius piscato-
rius .
anatomie comparée du cerveau,
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