‹ Antonio Moro; son œuvre et son tempsChapitre 10 sur 48 · LES ÉLÈVES DE MORO : CONRAD SCHOT ET JEAN MAES · texte numérisé non relu

LES ÉLÈVES DE MORO : CONRAD SCHOT ET JEAN MAES

L'histoire n'a pas retenu le nom de Conrad Schot. Aucune œuvre n'apparaît sous sa signature dans les collections publiques ou privées. Inutile, dès lors, de chercher à nous former une opinion de sa valeur et quant à sa part de collaboration dans les œuvres de son maître, en vain chercherions nous à la déterminer.

Touchant les circonstances de sa vie, jusqu'à l'âge de vingtcinq ans, nous sommes par lui-même renseignés d'une manière assez précise. Il y a là comme un chapitre inédit de van Mander, lequel d'ailleurs n'a point mentionné l'artiste.

A en juger par une note fugitive de Pinchart, nous serions en présence d'une « Information par le procureur général de Bra- » bant, faite à Bruxelles par ordre du chancelier général sur les » faits reprochés à Jean Schot le jeune et Marie van Genst (vander » Genst), sa femme, par Conrad Schot, son frère. Les deux incul- » pés demeuraient à Bruxelles». Plus loin, une autre note dit: « Henri de Booms, procureur général en Brabant, fait informa- » tion à Bruxelles, en décembre i553 ».

Cette seconde mention paraît se rattacher au même objet. C'est donc probablement à l'année i553 que se classe notre document. L'original est en flamand ; pour le lecteur non familiarisé

avec cette langue nous en mettons la traduction française en regard du contexte.

Il ne sera pas superflu de faire précéder le document principal d'une déposition, moins étendue, offrant l'avantage de nous éclairer sur l'origine du déposant et sur diverses particularités de sa vie, spécialement sur ses rapports avec Moro et d'autres artistes, point essentiel.

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