‹ Antonio Perez et Philippe IIChapitre 121 sur 192 · CHAPITRE VI 25Ï · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI 25Ï

ainsi que les principales rues, par des troupes, depuis trois heures du matin 1 . Arrivés là, le lieutenant Claveria, le député Miguel Turlan, le jurât Inigo Bucle Metelin, se détachèrent du cortège et entrèrent dans la prison des Manifestados pour remettre Perez et Mayorini entre les mains de l'alguazil du saint-office, Àlonzo de HerreraV

Perez semblait perdu cette fois. Cependant il ne restait pas dépourvu d'espérance. Mayorini, qui se mêlait d'astrologie, lui avait annoncé que ses traverses finiraient dans la lune de septembre, et Gil de Mesa lui avait écrit, dans la nuit même, d'être sans crainte et de compter sur l'assistance de ses amis 8 . Cet intrépide Aragonais avait ranimé l'ardeur attiédie et relevé le courage chancelant de ceux qui, en prenant en main la cause de Perez, entendaient défendre leurs propres droits. Il avait dit quelques

arcabuçeros, etc... y desla suerte fueronhasta la plaça del mercado » (Coll. Llorente, vol. XV, 1. V, fol. 129 V et i30.)

4 « Aviendo el governador, desde las très de la mafiana to-

mado los puestos de todo el mercado con mucha gente que para esto ténia. » (Ibid., déposition Basante, vol. XVI, t. VII, fol. 52 v«.)

• « Y habiendo entrado en la carcel de los Manifestados el diebo lugarteniente micer Claveria con cl diebo Miguel Turlan diputado, Inigo Bucle Metelin jurado de Saragoça con sus maceros, y maças alçadas... y aviendo el dicho lugarleniente entregado i Àlonzo de Herrera y Guzman alguazil del santo oficio, en presencia de mi, el diebo secrelario... las personas de Antonio Perez y Francesco Mayorini. » [Ibid. y fol. 130.)

5 a El quai halle con esperanças que el suceso séria bonissimo asi por las que Gil de Mesa dava por sus villetes, como por tener entendido de Juan Francesco Mayorini que en la luna de setiembre se avian de acabar sus trabajos. 9 (Ibid.) fol. 51 V.)

jours auparavant à Basante : « Je jure Dieu que, tout le monde manquât-il à Perez, je ne lui manquerai pas, moi ; non, j'irai sur la place me heurter contre tous,-y en eût-il cent milliers, et je me sacrifierai pour son service en mourant pour qu'on lui fasse droit... Je lui arracherai la vie, comme il me l'a dit, plutôt que de le voir aux mains de l'inquisition. Aussi bien don Martin de la Nuza m'a offert de m'accompagner avec des suivants (lacayos 1 ) armés et déterminés. Don Diego (de Heredia) procède la dedans avec je ne sais quels artifices, mais je crois qu'il fera son devoir de gentilhomme. Nous avons dépêché vers don Juan de Torrellas, et il s'est offert de nous aider avec de braves gens. C'est moi qui vous jure donc encore une fois que, si l'inquisition y revient, il n'y aura pas de sourds qui ne nous entendent. Tous les vassaux du comte de Fuentes et tous ceux de ces autres seigneurs, quand ils nous entendront crier liberté! prendront tous notre parti, Qu'ils marchent donc, qu'ils marchent ! je brûle déjà de m'y voir*. »

1 Argensola, qui était contemporain et qui fut témoin de ces événements, parle ainsi de ces lacayos : « Gente facinorosa que aqui Uaman lacayos, nombres valienles, y que, sin reparar en el peligro de la vida 6 de la conciencia, acometen qualquier hecho que les mandan : milicia temeraria y desordenada. » (C. xx, p. 41.)

* « Yo le voto & Dios de que, quando todos falten, no avra en mi t'ai ta, si no que saldré à esa plaça a chocar coq cien mil que sean, y a sacriticarme en su servicio y morir en la demanda, y que, quando olro no pueda, yo mismo le quite la vida, como el me ha dicho, antes que yo le vea en la inquisicion : quanto mas que me ha ofrecido don Marlin de la Nuza de acompanarme con muy valientes lacayos. Don

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