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MONUMENTS RELIGIEUX

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La Cathédrale ou I'Église Notre-Dame, occupe le côté sud de la place Verte (une promenade publique qui fut anciennement un cimetière). C'est le plus grand, et sous quelques rapports, le plus bel édifice gothique de Belgique. La construction du temple fut commencée en i352 sur les plans et sous la direction de Jean Amel ou Appelmans, de Bologne ; la construction continua successivement sous plusieurs architectes, jusqu'à son achèvement, en i5i8, par De Waghemakere.

La flèche, universellement admirée, a été comparée maintes fois à de la dentelle ; sa hauteur est de 402 pieds. La construction fut commencée en i434 par Jean Amel e; achevée vers i53o par De Waghemakere. Le carillon compte 99 cloches dont la plus petite n'a que i5 pouces de circonférence et dont la plus grande pèse 8 tonnes. Ce carillon peut jouer tous les airs connus. Il y a une plate-forme à laquelle on arrive par 632 marches et d'où l'on a une très belle: vue sur la ville et ses environs. Pour visiter la tour, une personne seule paie 75 centimes ; deux personnes : 1 franc.

En entrant à l'église par la place Verte, on rencontre d'abord dans le transept sud, le chef-d'œuvre de Rubens : la Descente de la Croix, œuvre admirable peinte en 1612. Dans le transept nord on en trouvele pendant :' l'Élévation de la Croix.

La cathédrale compte 14 chapelles toutes intéressantes à cause des œuvres d'art qu'elles contiennent. Dans la chapelle de Saint-Antoine, on remarque une verrière représentant un épisode de l'histoire d'Angleterre : le mariage de Henri VII et d'Elisabeth d'York.

Les œuvres d'art que possède féglise sont trop nombreuses pour qu'on puisse les énumérer. II y a des tableaux de Cornélius Schut, Cornélius de Vos, Roger Van der Weyden, Otto Venius, L. Franken, Erasme Quellin et autres ; des sculptures de A. Quellin, P. Verbruggen, De Smet, Van Geel, etc. ; des boiseries de Van der Voort ; des verrières anciennes de Van Diepenbeke.

Les services en musique sont souvent très remarquables et rappellent à l'esprit la renommée dont jouissait, au moyen âge, l'école de musique attachée à la Cathédrale.

L Eglise Saint-Jacques, la plus belle après la cathédrale. Elie est de style gothique et fut commencée

1491 d'après les plans de Demetrius de Waghemakere, mais les travaux furent abandonnés en 1526. Ils furent

Statue de Quinten Matsys (voir page i33). repris en 1602 et la construction fut terminée en i656, à l'exception du portail principal qui fut ajouté en 1694.

L'entrée principale est dans la Longue rue Neuve. On peut voir les œuvres d'art de 2 à 4 heures . Pourboire au sacristain: 1 personne, 1 franc; 2 personnes, fr. i.5o, etc.

Les principaux tableaux sont des œuvres de Rubens, Van Dyck, Jordaens, Marten de Vos Cornélius Schut, Otto Venius, Guido Reni, Frans Fions, Franken, Houthorst, De Crayer, Van Balen Bernard Van Orley, Rombouts, P. Van Avont, etc.

Des statues par Lucas Faydherbe, Quellin, Van der Voort, P. Verbrugghen, Willemsens

L'Eglise Saint-Paul, située au coin de la place Saint-Paul et de la rue des Sœurs-Noires Elle fut construite par les Dominicains en i54o, sur l'emplacement d'une vieille église. L'édifice fut terminé en i57i Anciennement un couvent complétait l'église ; mais il a été affecté à d'autres usages. La grande entrée est digne de remarque.

A l'intérieur, les boiseries sculptées en style renaissance, les stalles et les confessionnaux n'ont pas leur équivalent en Belgique.

L'église possède des tableaux de Rubens, Van Dyck, Jordaens, Marten de Vos, les deux Teniers Quellin, Van Balen, de Crayer, Vinckenboom.

Il y a aussi des sculptures de Kerricx, J. de Baurscheidt, A. Quellin, P. Verbruggen, etc. Les autels sont 1 œuvre de P. Verbruggen.

Le Calvaire, où l'on arrive en quittant l'église par une porte de côté, est une espèce de grotte au fond de laquelle on voit le Christ étendu dans la tombe et entouré par les âmes dans le purgatoire. Comme sentiment, c'est puéril et comme art, sans aucune valeur.

L'Eglise Saint-André, en style ogival flamboyant, bâtie de 014 à 1523, eut relativement peu' à souffrir des Sans-Culottes en 1798, le vicaire Timmermans ayant (comme son collègue Mortelmans, curé de Saint-Paul), prêté le serment constitutionnel exigé par les républicains. Elle contient également quelques œuvres d'art.

La chaire, en bois sculpté, représente le Seigneur appelant à lui Pierre et André, péchant dans une barque sur le lac de Génézarah. Figures de grandeur naturelle. Auteurs Van Geel et Van Hool (xvn« siècle). Dans la chapelle du chœur : Govaerts, Fuite en Egypte; Seghers, sainte Anne instruit la Sainte Vierge. - Chœur : O. Venius, Crucifiement de saint André ; E. Quellin, l'Ange gardien ; le groupe en marbre du maître-autel : l'Assomption, est de Verbruggen. - Chapelle au sud du chœur : Franck, la Cène (tableau d'autel); Seghers, Résurrection de Lazare; E. Quellin, La Sainte Famille. - Près du chœur deux statues lune a gauche représente saint Pierre, par A. Quellin le jeune; à droite saint Paul par Zielens. Dans le transept plusieurs tableaux modernes : Verlat, la Vierge assise sous la croix, tenant le Christ sur ses genoux • Markelbach, le Christ en croix; Van Eycken, le Christ dans le tombeau; Wouters, le Christ devant Pilate ; - Autels latéraux du sud : Pepyn, Crucifiement ; au nord : Franck, sainte Anne enseignant aux enfants, avec de nombreuses figures. — A un pilier du transept sud se trouve un petit médaillon représentant Marie Stuart, par Pourbus, avec une inscription à la mémoire de cette reine infortunée et de deux de ses suivantes, érigé par le fils d'une de ces dernières.

Eglise Saint-Augustin. - L'ancienne église des Augustins fut bâtie en 1615 et possède un grand tableau d'autel avec de nombreuses figures, par Rubens : le Mariage de sainte Catherine, un des meilleurs tableaux du maître, malheureusement mal conservé. Le saint Georges est un portrait du peintre. En outre, à droite de l'entrée principale : Cels, Elisabeth et Marie; Lens, Présentation au temple; à gauche Van Brée, Baptême de saint Augustin. Plus loin, tableau d'autel : Jordaens, Martyre de sainte Appolme ; a gauche, Van Dyck, Vision de saint Augustin. Le maître-autel, orné du tableau déjà nommé de Rubens, est de Verbruggen. A droite du chœur une nouvelle chapelle en style roman, décorée de fresques par Bellemans. ^ L'après-midi on entre par la petite porte de la rue Everdy (qui donne sur la rue des Peignes). L'ancien couvent des Augustins a été transformé en halle à viande ; près de là un passage et un grand marché couvert.

Eglise Saint-Charles-Borromée. — L'ancienne église des Jésuites fut construite de 1614 à 1621 par le P. Jésuite Fr. d'Aiguillon, d'après les plans de Rubens, et était ornée de marbres magnifiques et d'objets dart précieux. Rubens lui-même avait peint 3g tableaux pour ce temple. Malheureusement le 18 juillet 1718, la foudre frappa la toiture de l'église et l'incendie qui en fut la suite brûla l'édifice à l'exception du chœur, des deux chapelles latérales et des trois tableaux d'autel se trouvant actuellement au belvédère de Vienne : l'Assomption et les Miracles de saint Ignace de Loyola et de saint François-Xavier. Le frontispice et la tour furent également conservés. La reconstruction se fit dans le style primitif, mais avec moins de luxe. —

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Statue de David Teniers (voir fade i33>

Pour l'édification des amateurs de curiosités, nous rapporterons ici que, il y a peu de temps, on a peint en une superbe couleur à l'huile grise, la remarquable tour en style renaissance.

L'intérieur présente les dispositions d'une basilique avec tribunes. Les murs sont recouverts jusqu'à une hauteur de 3 mètres environ de lambris de chêne, ornés de bonnes sculptures, entre autres de médaillons reproduisant des scènes de la vie des saints Ignace et François-Xavier, par Baurscheidt et Van der Voordt (m. en 1737). Le maître-autel est de Rubens. Sur cet autel sont exposés alternativement la Vierge, Reine des deux, par C. Schut, le Christ en croix, par Seghers et Marie intercédant pour les pécheurs, par Wappers.

Les statues des saints François Borgia et Xavier sont de A. Quellin, celles des saints Ignace et Louis de Gonzague de A. Collijns de Noie (XVII» siècle). La chapelle de la Sainte-Vierge (à droite), montre encore des restes de l'ancienne splendeur de l'église avant 1718 : à gauche, dans la chapelle de Saint-François-Xavier : Seghers, le saint agenouillé devant la Vierge. — Dans la sacristie un beau crucifix en ivoire, du WII" siècle.

Eglise Saint-Antoine de Padoue. — Cette petite église, construite en i56S par les Capucins, se trouve marché aux Chevaux et possède des tableaux remarquables. Au mur occidental du bas-côté gauche, Van Dyck, le Christ pleuré par les deux Maries et par deux anges. Dans le chœur, premier tableau à gauche, Rubens, La Vierge remettant l'enfant Jésus à saint Antoine. En face, saint Antoine recevant les stigmates, d'après Rubens. Plus loin, Seghers, la Miséricorde divine; Cossiers, le Seigneur apparaît à Marie Madeleine. La statue de la Vierge est de Quellin. La chaire de Van Hool.

L'Eglise Saint-Wii.lebrord, à Berchem, près de la porte de Malines, date de 1610. Dans le cimetière qui entoure l'église, on voit la tombe de Frédéric de Mérode, tué à Berchem en i83o, à la tête des patriotes belges.

L'Eglise Saint- Willebrord, à Borgerhout, à l'extrémité de la rue de l'Eglise. Construite en 164g. Possède plusieurs tableaux de quelque valeur : deux par Cornélius Schut, un dans le style de Rubens et un autre dans le genre de Van Dyck.

L'Eglise Sainte-Elisabeth, rue de l'Hôpital, appartient à l'hôpital Sainte-Elisabeth. Date de 1238 et contient quelques tableaux de Martin Pepyn et G. Maes.

La Chapelle de la Vierge, rue de l'Empereur, fut construite en i5o5. Voir une statue par A. Quellin et la chaire par P. Verbruggen.

La Chapelle Sainte-Marie, marché aux Souliers, très ancienne ; contient quelques bons tableaux, entre autres une belle œuvre de E. Quellin.

L'Eglise des Tiiérésiennes, rue Rogier. Date de 1612 et possède un tableau par un élève de Van Dyck et quelques toiles modernes.

La Chapelle des Sœurs-Xoires, rue des Sœurs-Noires. 1521. Tableau de J. Cassiers.

La Chapelle des Capucins, rue Saint-Roch. Tableau de E. Quellin.

La Chapelle du Béguinage, rue Rouge. Possède entre autres un beau tableau de Jordaens et un autre d'Adam Van Noort.

Les autres églises de la ville sont des édifices modernes, présentant peu d'intérêt.

L'Eglise Saint-Georges, près de la statue du roi Léopold I", a une assez belle façade, surmontée de deux flèches en style ogival ; architecte, M. Suys, 1853.

L'Eglise Saint-Joseph, boulevard Léopold, construite par M. Gife. Style roman.

L'Eglise Sainte-Marie, Borgerhout, conçue par M. Berckmans en style ogival, terminée en 1846, possède des tableaux de Van Orley, Coninck et Lens.

L'Eglise Saint-Amand (Saint-Willebrord), construite par M. Baeckelmans. Style roman-ogival.

La Chapelle des PP. Rédemptoristes, rue Houblonnière.

Temple Anglais (Eglise d'Angleterre), rue des Tanneurs.

Mariners Church and Institute, avenue du Commerce.

Eglise Protestante Allemande, rue de la Boutique.

Eglise Luthérienne Scandinave, avenue du Commerce.

Temple Israélite, rue Pierre-Pot.

Evangélistes Flamands, rue de l'Ecuelle.

Le Cimetière de la ville est situé au Kiel. On y arrive par la porte du Kiel. Crèches. — Les enfants de la classe pauvre sont recueillis à la Crèche Marie-Henriette, et à la Crèche de Bethléhem, ainsi qu'aux succursales de ces asiles.

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