LES PLAISIRS
Construit sur les plans de Bourla,
théâtre, commencé en 18
ne fut
Théâtre Royal.
achevé qu'en 1 834.
La façade porte sur son couronnement les statues des neuf muses : Polymnie est de De Braeckeleer; Erato et Cal'liope, de Van Kerkhoven ; Terpsicore, de Jos. De Cuyper; Euterpe, de Ducaju; Apollon, Thalie et Uranie, de J. Geefs; Melpomène, de Van Arendonck, et Clio, de Louis De Cuyper.
Les bustes des compositeurs et littérateurs placés dans les niches au-dessus du fronton des fenêtres, ont été exécutés par Ch. Geerts et F. Govaerts.
En .863 l'intérieur de la salle et le foyer ont été considérablement agrandis sous la direction de M. Daens, architecte de la ville.
Théâtre des Variétés. - Après la démolition de l'ancienne salle de spectacle, ce théâtre qui ne devait être que provisoire, fut bâti par une société d'actionnaires sur le cimetière de l'ancienne église de Saint-Georges. Aujourd'hui on y donne des représentations flamandes.
Le Théâtre Royal.
Au Carnaval et lors de grandes fêtes, les salles réunies sont transformées en une immense salle de bal, éclairée par des milliers de becs de gaz et d'un aspect féerique.
Alhambra. — Avenue De Keyser. Petit théâtre élégamment décoré. Bals à la Kermesse, au Carnaval et à la Mi-Carême.
La Scala, rue Anneessens, où des artistes de tout genre et de tous les pays font entendre des chansonnettes, des duos, — exécutent des tours de gymnastique, d'équilibre, d'acrobatie, etc. On y voit des attractions de toute espèce. — Des représentations du même genre se donnent au Palais Indien, avenue De Keyser, et à I'Eden-Café, rue Brcydel, dont la décoration, respectivement indienne et mauresque, mérite l'attention.
Théâtre National. - Que les étrangers veuillent bien ne pas s'y tromper : à Anvers, théâtre national veut dire, et à bon droit, théâtre flamand. II est situé place de la Commune et est de date encore récente. M. Dens en est l'architecte et il a édifié un vrai monument qui mérite, à tous égards, d'être visité
quand bien même on ne comprendrait pas la langue des Conscience et des Van Ryswvck. Le foyer en style renaissance flamande, est véritablement une œuvre superbe.
Ce théâtre est desservi par une troupe qui y interprète le drame, la comédie et le vaudeville. Quelques
musiciens, Pierre Benoit, Alexandre Fernau et F. Martens y ont fait représenter, avec succès, des drames et des œuvres lyriques remarquables.
L'Eldorado, qui jusqu'en ces derniers temps était l'établissement le plus couru dans le genre des spectacles-concerts, a perdu beaucoup de son ancienne vogue par suite de l'ouverture de la Scala. Il se trouve rue Van Wezembeke (prolongement de la rue passant devant la gare, au nord). La décoration est simple. Dans ces environs se trouvent encore quelque locaux de moindre importance : tels le Palais Rubens et le Thalia, le rendez-vous des servantes, des modistes et de leurs amoureux; on y danse surtout le dimanche : pas précisément à visiter en compagnie de dames. La salle d'EL Bardo (marché Saint-Jacques), à proximité du Théâtre flamand, -- très jolie salle avec jardin d'hiver, — n'est ouverte que par intervalles. Le Carnaval est le prétexte à des bals monstres dans tous les locaux déjà nommés.
Les rues -Van Schoonhoven et de la Station comptent encore une foule de cafés-chantants (voire beuglants), de moindre importance. — A l'avenue De Keyser plusieurs brasseries allemandes se sont établies: la Flora (ouverture en été t885), à côté de la Scala, le café de Strasbourg (orchestre de dames), le Rathskeller, la Brasserie Pschorr, etc. (ces dernières très originalement décorées), méritent la visite du visiteur français.
Le grand bâtiment rond à droite de l'avenue Wappers, est le Panorama de la bataille de Waterloo,
de Charles Verlat.
Ce panorama est remarquable entre tous, en ce qu'il inaugure un genre nouveau appelé à faire sensation dans l'histoire de la peinture combinée à la sculpture. Cette toile immense fut terminée en cinq mois (1881). Elle a une superficie de 120 mètres. Sa hauteur est de 10 mètres. Les groupes principaux, hommes et chevaux, sont de grandeur naturelle. Les chevaux lancés au galop sont surtout d'une vérité surprenante.
Le Parc. — Bien que n'ayant qu'une étendue de 12 hectares, le Parc, arrangé avec beaucoup de goût, est remarquable. Il occupe l'emplacement de l'ancien fort d'Herenthals, disparu lors de l'agrandissement de la ville. C'est l'œuvre de M. Keilig, l'architecte de jardins qui a dessiné les plans du Bois de la
Cambre.
Les masses de verdure sont si bien disposées, l'arrangement de l'ensemble est si ingénieux, qu'à certains endroits on se persuade difficilement que cette œuvre d'art couvre un espace si restreint.
Il y a dans le Parc un joli kiosque, où il y a fréquemment des concerts durant la belle saison. Jardin de la Société Royale de Zoologie — (dierentuin) , fondé en 1843, compte parmi les établissements les plus remarquables dans ce genre. Le bâtiment au grand escalier contient dans la salle supérieure un cabinet d'histoire naturelle (à remarquer un pigeon voyageur porteur d'une dépêche de guerre de Paris 1870) ; puis le palais des singes ; à côté, une laiterie. Suivent les kanguroos, les oiseaux de proie, les phoques, et l'habitation des grands pachydermes : rhinocéros, hippopotames et éléphants, auxquels on a ajouté des girafes et des zèbres. Ce bâtiment en style égyptien, est particulièrement remarquable. Dans le fond du " jardin un panorama de la bataille de Wôrth par Alf. Cluysenaer. On retourne par l'autre partie du jardin vers le palais des carnassiers; près de là un joli restaurant. Le pavillon suisse est l'habitation du directeur.
Entrée 1 fr. En été concerts les dimanches , mardis et jeudis soir. Les repas des carnassiers ont lieu à 5 heures (en hiver à 4 heures) ; ceux des phoques à 1 1 heures et à 4 heures (hiver à 3 '/» heures). Les grands animaux ne sont visibles que jusqu'à la tombée de la nuit (7 heures du soir). En mars et septembre de grandes ventes ont lieu. Le Jardin Botanique. — Rue Léopold.
Le jardin botanique est un des plus beaux et des plus complets que nous connaissons. Les classifications y jsont établies avec un soin et un ordre admirables. Le directeur du jardin, M. le docteur Van Heurck, un savant botaniste et un micrographe distingué, s'occupe avec un soin tout particulier des belles collections de plantes étrangères.
La Pépinière. — En partant de la Nouvelle Banque et en suivant la chaussée de Mahnes, on arrive à la Pépinière, agréable promenade où l'on fait aussi de la musique en été. Jadis, on y exécutait les criminels, mais sous le premier empire, on en fit une promenade publique.
Société Royale d'Harmonie. - Près de la Pépinière. Jardin d'été et salle de concerts d'une Sociétéparticulière, qui se consacre à l'étude de la musique.
Cercle Artistique, Littéraire et Scientifique. — Rue d'Aremberg. Concerts^ d'été le dimanche
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à midi et demi, le lundi et le vendredi soir, concerts d'hiver, conférences, expositions de tableaux cabinet de lecture. Les étrangers sont admis sur la présentation .d'un membre actionnaire.
En son genre, c'est incontestablement le nrpmipr r*^a a activité ensuite.0 U n'y a guère de conférencier cZT^* p^^ïï '«^ ™ chanteurs et instrumentistes, s'y font entendre Deux section , Tous les grands musiciens,
grandes œuvres de Beethoven, "le Haydn de Gounod le lT ? T^' * ^^ *
de presque tous les artistes de la villef y organise au mÔL une Ïl .T ^^ '"
d'art auxquels participent non seulement ie/ membr s d ' a dhe si™ 7aï el^ff ^ "T artistes étrangers a la ville. Ces expositions ont produtt les Z^2 pT saZsams S°UVem ^
La grande salle du Cercle artistique et littéraire est une v<W=,w -n ^
au moins ont voulu la rendre digne de' la métropole des a^ VelUe' ^™^ *^
Dans le pourtour de la salle des conférences se trouvent vinet six ra„„„„ • ,
on véritable musée. Ce sont les portraits en pied, de oTandëur a^el de lus e , ' '"' « T "**
de Gretry, par de Meerseman, d'Edelinck, par A De Wilde de c,„J XI . ' P '
Vésale, par A. Fraustadt, de Mercator, p.- 'g. Gufferl, TpJtyn ^ ? %±£ T» T^ par Kremer, de Quentin Metsys, par H. Leys, de Marnix de SaiiJ-Al/egonde, pa T Marke bach dCna Beyns, par F. Pauwels, de Van Ockeghem, par C. Soubre d'Ortelius r,» r i « Mmielb^ ■ d Anna Tuerlinckx, deD. Segers, par Van Havermaet, de ^ThIT^Z^T^ ^7 Z
En dessous de toutes ces figures en pied, grandeur nature, sont accrochés une soixantaine de tableaux histoire, genre, manne, nature morte et paysage, dus au pinceau de tous les artistes envers de quelques-uns de leurs confrères du pays et de l'étranger.
fois par" semaine.^" ^ d'a,'breS SéCUlai''eS "' a"Cnant *" ^ « ''°" ? &it de la "«*»» deux La Concorde. - Elle est établie dans son hôtel au coin de la place de Meir et du Remuât! Satnte Cathenne. Local splendide, aménagement somptueux, elle est le rendez-vous de l'atttoc at.e " du haut commerce. On y trouve une très grande quantité de journaux et de revues de tous Tel pays Là aussi bien du reste que dans tous les autres cercles anversois on est reçu sur t ,
memh^et autortsé a fréquenter les locaux pendant un espace l tern^l ZÏ F^^l
Mentionnons encore le Cercle Catholique place de Meir, et la Loge Maçonnique, les deux extrêmes Le premier est une société calquée sur le patron du Cercle artistique et littéraire; mais avec d'autres tenlnc ' On y donne des conférences et on y fait de la musique. aunes tendances.
Ce cercle compte un nombre considérable d'adhérents.
La loge La Persévérance et les Amis du Commerce est située Longue rue du Mai, 25. Elle tient ses assemblées tous les lundis. " . -J- eue tient sls
habitant" ACnv!retDESfWALL°NS- ^ "* * ** SPédakment "éé ?™ établir des relations entre les Wallons habitant Anveis et entre ceux-ci et ceux des autres provinces.
Le Cercle des Wallons est heureux d'ouvrir ses portes aux sociétés d'harmonie, de chant et autres visitant notre métropole commerciale.
désirera "visner A tf Ce,'de T ^ ^^ "" Plaisir de se ™"re à 1- disposition des sociétés qui ou 7e 7 d°nnerdes ^erts;ces sociétés sont invitées à s'adresser à la Direction
le ' i erZri S- HrenSe,8nementS "^ * *"' ta™* de se ™«re à ^ ****» pour
Ïifoit d'Anve, Z'' S "—T édlfeeSet CUri0S"éS 3inSi ^ d" — " — »- -""mes
qui loin a Anvers le premier port du Continent.
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espérer te lyenT ' ^ >" "" Pa'''ie t0US '" Wa"°nS ^^ « "» ^ "<
Le Sport A.versois, qui occupe le premier étage au Café Français, e, qui a introduit parmi nous
le patinage à roulettes. On y fait du canotage, sur l'Escaut bien entendu, et des armes chez l'un des membres du Cercle, M.V.D.A., un tireur qui pourrait se mesurer avec les Pons et les Gâtechair
Nous ne parlons pas de bon nombre d'autres cercles, attendu qu'ils n'offrent rien d'intéressant pour les étrangers qui visitent la ville d'Anvers.