‹ Aperçu général de la science comparative des langues pour servir d'introduction a un traitéChapitre 2 sur 11 · VIU · texte numérisé non relu

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a répanda déjà une si vive lumière sur les premiers âges de notre race et sur les lois si mysiérieiises du langage^ science dont vous êtes un des plus célèbres représentants. Je l'avais aimée et cultivée moi-même tout jeune encore ; appartenant à une famille dont plusieurs membres y ont marqué honorablement, j'y fus initié par eux et par les précieuses leçons de M. Bopp, et je pus me préparer

ainsi de longue main à prendre part à des travaux dont la veine est loin d'être épuisée et dont retendue et l'importance vont grandissant tous les jours. L'intérêt qui s'y attachait devint si vif à l'Académie de Dijon qu'un certain nombre de personnes notables me sollicitèrent, pour raviver les traditions depuis longtemps oubliées du président de Brosses, de fonder un nouveau cours, et de traiter pendant plusieurs années, en suivant votre exemple, <( proximuSj sed longo intervallo », de la science comparative des langues. ,

Ce sont les premières leçons de ce cours que je viens vous offrir aujourd'hui, sans pouvoir me dissimuler la hardiesse de cette démarche, puisque un aperçu général et populaire d'une science qui ne l'est pas encore doit nécessairement renfermer de nombreuses lacflines et être entaché de plus d'une imperfection. La classification de tous les idiomes du globe, notamment, doit être considérée

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