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PLANTES OFFICINALES, INDIGÈNES ET EXOTIQUES

Outre les plantes dont nous avons déjà parlé, qui sont employées par les médecins , voici celles que l’on rencontre encore en Égypte , destinées à des usages analogues :

Acanthus mollis, Linn., Brancursine.

Achillea millefolium, Linn., Mille-feuilles.

* Adianthum capillus Veneris, Linn., Capillaire.

Allhea officinalis, Linn., Guimauve.

‘ Ambrosia maritima, Linn., Ambroisie.

* Ammi majus, Linn., Ammi.

* — visnaga, Linn., Visnage.

Anchusa officinalis, Linn., Buglosse.

Anethum dulce, Linn., Fenouil doux.

— feniculum , Fenouil, piperitum. — poivré.

Anthémis nobilis, Linn. , Camomille.

Artemisia abrotanum, Linn., Armoise.

— absynthium, Linn., Absinthe.

— judaica, Semeri contra.

* Arundo donax, Linn., Canne de Provence.

Asparagus officinalis, Linn., Asperge.

' Le) plante) indigène) sont marquée) d'un astériquo.

!•«) plante) exotiques, introduites dans les jardina du Cuira, ont «là presque toutes fournies par le jardin royal do Montpellier.

HISTOIRE NATURELLE

* Balanites ægyptiaca, Délit., Myrobolan.

* Balsamita vulgaris, Linn., Balsamite.

¥ Borrago officinalis, Linn., Bourrache.

¥ Calindula officinalis, Souci.

* Carduus marianus, Linn., Chardon marie.

* Carum carvi, Linn., Carvi.

¥ Cassia absus, Linn., Absus.

* Cassia acutifolia \

* — lancifolia > , Séné.

* — obovati folia )

' Cassia fislula, Linn., Casse.

Cet arbre devient très-beau en Égypte, où il atteint jusqu’à 40 pieds d’élévation. Il y en a beaucoup dans les jardins du Caire. Les fruits qu’il produit sont vendus pour l’usage qu’on en fait dans la médecine. Centaurea cyanus, Linn., llluet.

Cichorium intybus, Linn., Chicorée.

Cochlearia officinalis, Cochlearia.

¥ Colchicum aulumnale, Colchique.

¥ Cordia rnixa, Sébcstier.

¥ Cucumis colocynthis, Coloquinte.

Cynoglossum officinale, Cynoglosse.

¥ Cynomorum coccineum, Champignon de Malle.

¥ Cyperus longus , Souchct odorant.

¥ — rolundus, — —

¥ Datura stramonium, Stramoine.

Dracocephalum moldavicum, Mélisse moldavique. Euphorbia lathyris , Épurge.

¥ Erithræa centaureum, Petite centaurée.

' Fumaria officinalis , Fumetcrre.

Galega officinalis, Linn., Galega.

I1IST01KE NATURELLE

* Glycyrrhiza glabra, Linn., Réglisse.

* Hibiscus abelmoscus, Linn., Ambrette.

Humulus lupulus, Linn., Houblon.

* Hyosciamus niger, Linn., Jusquiarae noir.

— albus, ' — — blanc.

— datura, — — datura.

Hyssopus officinalis, Linn., Hysope.

* Inula undulata / . ,

) , Aune odorant.

— crispa j

* Lactuca virosa, Linn., Laitue vireuse.

Lavandula stacha, Linn., Stæchas.

* Lepidium latifolium, Linn., Cresson.

* Ligusticum peloponense, Linn., Livèehe.

‘ Malva sylvestris.

* — alcea.

Matricaria chamorailla, Linn., Caruomille.

' Melilotus officinalis, Linn., Mélilot.

— cœruleus, Linn. , Mélilot cerules.

Melissa officinalis, Linn., Mélisse.

* Mentha aquatica, Linn., Menthe aquatique.

* — crispa, — — crépue.

* — pulegium, — Ruliot.

— . rotundifolia, — Menthe.

‘ Mirabilis jalapa, Linn., Belle-de-nuit.

* Momordica elaterium, Linn., Concombre d’àne.

* Nigella damascena, Linn., Nigelle de Damas.

Oxalis

* Papaver rheas , Linn., Coquelicot

* — somnifcrum, — Pavot blanc.

* Parietaria officinalis, Linn., Pariétaire.

acetosa,

açetosella.

Linn. I - \'£

Alléluia .

HISTOIRE NATURELLE

Physalis alkekengi, Linn., Alkékenge.

¥ Pimpinella anisum, Linn., Anis.

* Plantago major, Linn., Plantain.

* — psyllium, — Psyllium.

Polygonum bistorta, Bistorle.

* Ranunculus sceleratus, Linn.

¥ Ricinus communis, Linn., Ricin.

Cette plante, qui croît spontanément, est cultivée

Rumex acelosa, Linn., Oseille.

* Ruta graveolens, Linn.

* — halepensis, —

Salvia officinalis, Linn., Sauge.

¥ Sambucus mger, Linn., Sureau.

* Santolina fragrantissima, Linn., Santoline. Saponaria officinalis, Linn., Saponaire.

¥ Scilla maritima. Linn., Scille.

— nigra ,r

Sysymbriun nasturlium, Linn., Cresson de fontaine. ¥ Solanum nigruin, Linn., Morelle noire.

Spilanthus acmella , Linn. , Cresson de Para. . Tanacetum vulgarc, Linn., Tanaisie.

Teucrium marum, Linn. , Marum.

¥ Urtica dioica J 0rties.

¥ — urens )

* Verbascuni sinualum, Linn., Verbascum.

¥ Verbena triphylla, Linn., Verbéane citronnie. ¥ — officinalis, — —

trilobus.

surtout dans la haute Égypte.

Sinapis alba

scordium, — Scordium.

HISTOIRE NATURELLE-

' Veronica beccabunga, Linn., Beccabunga.

§ III

ANIMAUX DE l’ÉGYPTE.

44. Généralités. — L’Égypte devant la formation de son sol aux atterrissements du Nil, avant lesquels tout porte à croire qu’elle ouvrait aux eaux de la Méditerranée un long golfe parallèle et analogue à la mer Rouge, il est permis d’avancer comme un fait certain que cette terre ne possède aucun animal qui lui soit propre. Tous les êtres qui l’habitent aujourd’hui y sont arrivés par des migrations successives, qui ont suivi les progrès de l’alluvion. Les traditions anciennes confirment suffisamment cette assertion. Elle s’appuie également sur la comparaison qui a pu être faite des animaux momifiés de l’antique Égypte, conservés par milliers dans les catacombes, avec ceux qui se trouvent aujourd’hui dans le pays. Quel a été le point de départ de ces migrations ? Cette question n’est pas difficile à résoudre : la similitude qui existe entre le plus grand nombre des animaux de l’Égypte ancienne et moderne, et ceux qui peuplent la Barbarie, indique que c’est de cette partie de l’Afrique septentrionale que le mouvement a du partir.

Ceci s’applique surtout aux mammifères et à la plupart des reptiles.

Quant aux oiseaux, les zoologistes s’accordent à reconnaître que l’Égypte a été, de tout temps, une terre de transition pour ceux de ces animaux qui entreprennent, deux fois par an, de lointains voyages. Aussi y

HISTOIRE NATURELLE

rencontre-l-on, à peu d’exceptions près, les espèces de l’Europe et quelques-unes de celles qui sont propres à l’Asie; tandis que quelques autres, irrévocablement sédentaires, vivent et meurent dans celte contrée, dont elles ne peuvent franchir les limites.

Mon intention, en donnant ici la nomenclature des animaux qui font de l’Égypte leur demeure passagère ou permanente, n’est pas de pénétrer à fond dans le domaine de la zoologie. Je neveux que faire connaître sommairement, lorsqu’elles pourront offrir quelque intérêt, les particularités que présente chaque espèce, et rectifier les opinions erronées qui ont cours sur plusieurs d’entre elles.

Quoique cette esquisse ne soit pas faite pour effrayer, par la sévérité de la classification et l’aridité des mots techniques, les hommes du monde qui forment à coup sûr la classe la plus nombreuse parmi les lecteurs, il m’a paru convenable toutefois d’introduire dans ce travail assez d’ordre et de méthode, pour qu’il ne demeure pas trop au-dessous de l’attente des hommes de science.

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