ENTOMOLOGIE
Les insectes de divers ordres sont abondants en Égypte, sauf quelques restrictions pour certains d’entre eux. C’est ainsi que les papillons sont moins variés que les coléoptères, et que parmi ceux-ci, par exemple, les éénébrionites sont plus fréquents que les insectes diurnes, probablement à cause de l’action solaire, si intense dans un pays dépourvu d'ombre, et de cette végétation rampante qui abrite tant de petits êtres organisés. Le Nil renferme aussi quelques animaux articulés de l'ordre des crustacés, quelques hirudinés et autres encore. Les libellulines sillonnent incessamment les eaux du fleuve et se jouent sur ses bords. Elles s'élèvent quelquefois dans les airs par myriades et, de même que les papillons et les oiseaux, opèrent de lointaines migrations. Dans les campagnes de l'Égypte, pour lesquelles les sauterelles furent autrefois une plaie calamiteuse, on les voit encore aujourd’hui plus nombreuses que partout ailleurs ; mais c’est là aussi que, par compensation, vivent plus sédentaires les oiseaux acridophages.
Les arachnides de toute espèce, les hideux scorpions, dont les piqüres sont fort dangereuses, habitent les sables, les masures, et se glissent jusque sous les nattes dans l’intérieur des appartements. Une toute petite larve de myrméléon creuse son trou en entonnoir dans les terrains meubles et se procure, comme le myrméléon d'Europe, par embuscade, la nourriture dont il a besoin.