‹ Aperçu général sur l'Égypte (volume 2)Chapitre 60 sur 142 · INTRODUCTION HISTORIQUE. LXXXV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION HISTORIQUE. LXXXV

pas voulu se remarier. Elle passe sa vie dans l'exercice des vertus qui parent le plus les femmes et se fait aimer surtout par sa bienfaisance.

Méhémet-Ali a eu en Égypte un grand nombre d’enfants. Le plus âgé de ceux qui survivent est Saïd-Bey, né en 1822.

Ce jeune prince est d’un fort bon caractère, d’un physique agréable, et qui plairait davantage si ses yeux n'avaient quelques taches, suite d’une maladie de ces organes, affection très-commune en Ég gypte chez les enfants. Il a recu une très-belle éducation. Après avoir étudié les langues orientales, il s’est appliqué aux mathématiques, au dessin, à la nautique, et à recu toute l'instruction que l'on donne aux officiers de marine. Il a passé au concours par tous les grades de cette arme. Il parle notre langue comme un Français et a tout à fait nos manières. Saïd-Bey est destiné probablement à être à la tête de la marine égyptienne, soit comme ministre, soit comme amiral.

Les autres enfants de Méhémet-Ali sont : une fille née en 1824; Hussein-Bey, né en 1895 ; Halim-Bey, en 1826 ; Méhémet-Ali-Bey, en 1855.

Ces jeunes princes out tous des figures très-agréables. Ils ont beaucoup d'intelligence. Personne plus que moi, qui les ai vus si souvent, n’a pu être témoin de leur gentillesse et des traits charmants és leur vivacité enfantine.

Ibrahim-Pacha a trois fils, dont l'aîné, Achmed-Bey, est né en 18925. 11 ressemble beaucoup à son père; mais il sera moins grand que lui. Il à fait de bonnes études. Il a plus de bon sens que n’en comporte son

Page 1