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On a assez fréquemment occasion d'observer les

hydropisies ascites, mais, comme dans d’autres contrées, ces affections ne sont pas toujours produites par une inflammation chronique du péritoine. Elles se développent fréquemment sous l'influence d’autres conditions, comme, par exemple, à la suite d’un engorgement du foie, et d’un obstacle à la circulation.

12. Les hémorroïdes sont au contraire très-fréquentes en Égypte. Cela tient peut-être aux dyssenteries si communes dans le pays. Les indigènes les combattent avec une multitude de moyens tous plus extraordinaires les uns que les autres : quand elles acquièrent un certain volume, les Égyptiens les font inciser par les barbiers à l’aide du rasoir.

15. D’autres maladies qu’on rencontre souvent, sont les affections vermineuses ; tous les âges de la vie et tous les tempéraments sont sujets en Égypte à présenter cette affection , et le nombre des entozoaires développés chez le même individu est quelquefois très-considérable.

14. Des hernies. — Les hernies sont assez fréquentes en Égypte, et pour leur production, comme pour celle d’une infinité de maladies, on a fait jouer un grand rôle aux eaux du Nil prises en boisson. On a également attribué leur fréquence à l’usage des bains chauds, qui, comme chacun sait, sont très-répandus dans les pays du Levant. Mais aucune de ces causes ne nous semble la véritable, et nous pensons que si elles ont quelque influence sur le développement de la maladie, il existe d’autres conditions plus puissantes que ces dernières, telles que la constitution des individus chez lesquels le tissu cellulaire graisseux est peu abondani,

et n’obstrue qu'incomplétement les cavités par lesquelles tendent à s'échapper les viscères ; telles encore que l’état de relâchement que présente le système museulaire chez les mêmes individus, effet de leur tempérament et de la chaleur du climat qu’ils habitent ; telles enfin que l’exercice du cheval, auquel s’adonnent avec passion la plupart des Égyptiens.

On a prétendu que la quantité de hernies serait plus considérable encore en Égypte, sans la précaution qu'ont les paysans de se comprimer le ventre au moyen d’une large ceinture de cuir. C’est une grave erreur qu’on à commise; car on n’a pas fait attention que cette ceinture, qui presse sur les hanches et sur la partie supérieure de l'abdomen, sans soutenir aucunement les parties inférieures, ne pouvait avoir l'effet qu’on lui attribuait ; qu’elle devait , au contraire, refouler les viscères vers les points par lesquels ils s'échappent ordinairement. Nous pensons en effet que ce prétendu moyen prophylactique estune cause puissante du développement des hernies.

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