Toiles et tissus de lin
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D1: MACHINES... ee 22. Métaux ouvrés. ......
Te 4.086.000 4.075.000 9.082.000
pe 4.683.000 3.595.000 9.556.000
Les matières textiles et les articles manufacturés jouent le premier rôle dans l'importation de la Russie. L’importation du coton brut et filé, par mer, appartient presque exclusivement à l'Angleterre (environ 414 millions); celle de la frontière de l’ouest, à la Prusse (5 millions); le reste du coton acheté par la Russie vient de l'Asie et surtout de la Perse (plus d'un million), de Boukhara (plus de trois millions) et de Khiva (200 à 500.000 r.).L'importation de la laine brute, peignée et filée, appartient à la Grande-Bretagne (4.300.000 r.) et à l'Allemagne (1.700.000). L'Asie centrale en fournit une certaine quantité, mais de qualité inférieure. La soie ouvrée, importée en Russie du côté de l'Europe (2.200.000 r.), vient presque exclusivement par la Prusse. La soie brute, qui arrive par la frontière d'Asie (4 à 500.000 r.), est d'origine persane. En général, l'importation des matières textiles par mer diminue, tandis que celle de la frontière de terre, tant du côté de l'Europe que du côté de l'Asie, augmente sensiblement.
Quant aux tissus, dont l'importation en général à diminué pendant le dernier temps, la première place appartient aux tissus de laine d'origine allemande (Prusse), qui représentent une valeur de près de 2 millions de roubles. Les tissus anglais, français, autrichiens et tures ensemble forment à peine un tiers de toute l'importation des tissus en laine (1 million de r.). Les tissus en soie, venant en second lieu et présentant une valeur de plus de 3 millions, pour la plupart viennent par l'intermédiaire de la Prusse (plus de 2 millions deroubles). La France, l'Autriche, la Turquie et la Perse envoyent chacune pour environ ? à 300.000 roubles de soieries en Russie, mais la part de la France doit être augmentée, vu qu'une certaine partie des soieries importées par la Prusse est d'origine
française. Les cotonnades importées en Russie viennent pour la plupart de la Prusse (1.200.000 r.). L'importation des cotonnades anglaises (importation par mer) baisse sensiblement. En général, l'importation des cotonnades, qui autrefois tenaient la première place parmi les tissus étrangers, devient de jour en jour plus faible. Saint-Pétersbourg, Verjbolovo, Radziviloff (frontière d'Autriche) et Odessa se partagent cette importation, et il n'y a qu'à Radziviloff qu'on peut constater une légère augmentation, tandis que Saint-Pétersbourg et Odessa perdent chaque année de leur importance. L'importation des cotonnades de l’Asie, présentant un caractère tout à fait différent des cotonnades européennes , dépasse actuellement celle de l'Europe, mais les qualités de la marchandise sont telles que son débitne peut s'étendre au delà durayon de la foire d'Irbit (steppe des kirghiz et une partie de la Sibérie occidentale). Sur le total de l'importation de l'Asie, qui monte jusqu'à 3 millions, tout en restant stationnaire, la plus grande part (environ 4.200.000 roubles) revient à la Perse. Quant aux tissus de lin (toiles), dont l'importation présente la valeur d'environ 2? millions de roubles, elles sont pour la plupart d'origine allemande et arrivent par la frontière de la Prusse (1.500.000 r.).
Après l'importation de tissus, celle des métaux bruts et ouvrés et des machines occupe la place la plus importante. Sur un total de 24 à 22 millions, la moitié de ces produits est d'origine anglaise et arrive sur des navires anglais. En général, l'importation de l'Angleterre comprend les trois quarts des fers bruts, la moitié des fers et métaux ouvrés et plus de la moitié des machines achetées par la Russie. La seconde place après l'Angleterre appartient à la Prusse, qui importe en Russie pour environ # millions de ces articles. Puis vient
l'importation de l'Autriche (plus d'un million; machines, faux, ete.), et en dernier lieu celles de la Suède, de la Belgique et des Pays-Bas. L'importation de la houille appartient presque exclusivement à la Grande-Bretagne. L'importation du sel se partage entre la Grande-Bretagne (sel portugais), l'Autriche, la Prusse et l'Espagne. La quantité de celte importation reste à peu près la même, mais le prix du sel, qui entre par la frontière de la Prusse, a baissé.
Les denrées coloniales arrivent en Russie par l'entremise de l'Angleterre, de la Hollande et des villes anséatiques. Le café est apporté sur des vaisseaux anglais et anséatiques, le sucre, sur des navires hollandais et en partie par terre (frontière de Prusse). Les couleurs et les drogueries de l'Amérique sont importées par l'Angleterre, la Hollande et la France. Les drogueries d'origine européenne appartiennent presque exelusivement à la Prusse et à la France, et arrivent par la voie de terre.
Les vins, liqueurs et autres boissons importées en Russie sont d'origine diverse. Les trois quarts de toute l'importation reviennent à la France (4.500.000 r.). L'Espagne envoie pour près de 700.000 r.; l'Angleterre, la Prusse et l'Italie se partagent le reste de l'importation (environ 800.000 r.).
L'importation des tabacs appartient à la Turquie (1.400.000 r.), à la Prusse (800.000 r.) et aux villes anséatiques (800.000 r.). L'Angleterre et la Hollande fournissent le reste.
L'importation du thé se fait par deux voies distinctes. Le commerce de Kiakhta cède peu à peu à l'importation des ports de Saint-Pétersbourg et d'Odessa, ainsi qu'au transit de la Prusse, qui se trouvent presque exclusivement dans les mains
du commerce anglais. En général, plus des deux tiers de
toute la quantité de thé consommé par la Russie passent par l'Angleterre.
Quant aux fourrures, la moitié de l'importation est fournie par l'Asie centrale et l’autre moitié par la Prusse.
Indépendamment des articles susmentionnés, l'importation de la Russie comprend une foule d'objets d'importance secondaire, qu'il est presque impossible de désigner explicitement et dont l'origine ne saurait être déterminée avec précision, vu qu'ils arrivent pour la plupart par la frontière de terre et portent l'étiquette de la Prusse. Dans cette masse il y a beaucoup de produits francais, anglais, suisses, etc., des bronzes, de la quincaillerie, de la porcelaine, des habits confectionnés, des produits chimiques, etc., que le manque de place nous force de passer sous silence, et dont la statistique détaillée occuperait un volume à part.