‹ Aperçu sur les Unionidae de la péninsule italiqueChapitre 9 sur 12 · fine ANODONTA CYGNÆA · texte numérisé non relu

fine ANODONTA CYGNÆA

Anodonta cygnæa, Bourquignat, Moll. Acéph., I, p. 140, 1881 (Mytilus cygnæus, Linnæus, Syst. nat: (éd..X,.1858], p.106; .n° 218, et, Hanley, ipsa Conch., Linn., p. 144, 1855).

On sait que le type de cette espèce est lAnodonte représentée figure 280 (Iconogr., V, 1836), par Rossmässler, sous le nom erroné de cellensis.

Je connais la vraie cygnæa de Ronchi, près Monfalcone, et du lac d'Alice, près d’Ivrée, où elle a été recueillie, en 1871, par notre ami, le professeur A. Issel, de Gênes (Lettre du 24 nov. 1882). Les échantillons de cette localité contiennent fréquemment de petites perles (voir la Note publiée à ce sujet par M. Issel dans les Bullettino de la Société Malacologique italienne.

C’est donc par suite d’une erreur d'indication que j'avais signalé (Misc. italo-mal., in: Natur. Siciliano, n° oct. 1882, p. 21) cette cygnæa aux environs de Gênes, où elle n'existe pas.

ANODONTA SAINT-SIMONIANA.

Anodonta Saint-Simoniana , Fagot, in : Bourquignat, Moll. Acéph., I, p. 142, 1881.

Je n'ai pu constater encore, en Italie, le type de cet Acéphale du sud de la France et de la Suisse,

= 0Ù es mais une forme un peu moins allongée et une idée plus convexe, provenant du lac de Bientina (prov. de Pise).

La Saint-Simoniana , comme on le sait, est une belle coquille à région antérieure très réduite, tandis que sa postérieure est largement dilatée. Par sa forme en fer de lance, cette espèce est pour le groupe des cygnæana, ce qu'est la Rayr pour celui des Anatiniana.

ANODONTA OBLONGA.

Anodonta oblonga, Millet, in : Mém. Soc. agric. d'Angers, I (3° livr., 1833), p. 242, pl. xxx, V5

Cet Acéphale paraît abondant : 1° dans le lac de Massaciuccoli, près de Viareggio, où l’on en rencontre de très grands échantillons, souvent très bombés ; 2° dans le lac de Bientina (pr. de Pise), où les individus sont plus typiques.

On trouve encore, mais plus rarement, l’oblonga dans le lac d'Alice, près d’Ivrée, enfin, dans les fossés du pays d’Ostiglia (pr. Mantoue), les individus de cette dernière localité sont d’une taille si médiocre (long. max. 64, haut. max. 36), qu’ils constituent une varielas minula, à laquelle j'ai attribué

provisoirement l'appellation de MANTUACINA.

re.

ANODONTA DEL PRETEI.

Anodonta Del Pretei, Bourguignat, Misc. italomalac., in : Natur. Sicil., n° oct. 1882, p. 21.

Commune dans le lac de Massaciuccoli, près de Viareggio, où elle vit en compagnie de l’oblonga, de

la Raimondoi et de la fragillima, var. acyrta.

ANODONTA ISSELI.

Pa, LUN UN LE IN 0 CRAN:

DIE ARS OT ENRR RER MSN CRIER Épaiss. max. (à 28 des sommets, de l’an- . gle et de la base de la perpend., à 50 du rostre et à 43 du bord antérieur). . . . . .

Cordé apico-rostrale. (7 LS SU Dist. des sommets à l’angle post.-dorsal.

"1 de: l'angle air rostres 17121, An, Haut. de l& perpendicüläire. :: :". .. .

Dist. de la perpend. au bord antér. . . .

— du même point de la perpend. au FOSC TENUE UMA SES Dist., enfin, de la base de la perpend. à J'TE SE NS EL EL re

sy!

La convexité, dont le maximum est, pour ainsi dire, médian, est relativement très forte pour sa

taille.

Cette espèce est une forme oblongue, haute pour sa

longueur, à valves assez épaisses, d’une teinte foncée

condrée-rougeâtre, passant le plus souvent à un ton d'un rouge-marron ardent. Bord supérieur presque rectiligne jusqu'à l’angle, puis recto-descerdant jusqu’au rostre. Région antérieure relativement grande, bien ronde. Bord inférieur assez convexe dans toute son étendue. Région postérieure un peu plus de deux fois plus longue que l’antérieure, augmentant de 2 millim. en hauteur jusqu'à 20 millim. en arrière de la perpendiculaire, puis s’atténuant (surtout supérieurement) en un rostre troncatulé inférieur.

Sommets très obtus, non proéminents, comme écrasés, jamais excoriés, et ornés de nombreuses rides saillantes, régulièrement espacées les unes des autres, subrecto-tremblotées vers leur partie médiane, enfin formant un dessin des plus gracieux. Arête dorsale médiocrement prononcée. Crête légèrement comprimée. Épiderme brillant, d’un marronrougeâtre intense uniforme, poussant au noirâtre vers les contours, où les stries sont un peu grossières. Nacre interne d’une nuance bleuâtre, passant au bleu saumoné ou rougeâtre sous les sommets. Ligament postérieur saillant, assez court. Lunule très exiguë. Ligament antérieur filiforme.

Cette Anodonte que je me fais un plaisir de dédier à notre excellent ami, le savant professeur Artur Issel, de Gênes, vit dans les Valli ostigliesi, c’està-dire dans les canaux ou fossés d’Ostiglia (pr. de Mantoue).

Je ne sais si c'est par un effet du hasard, mais je

Le. Que

n'ai jamais vu que deux fois la forme adulte de cette espèce, tandis que j'ai eu, entre les mains, un grand nombre de jeunes échantillons, qui, pour la plupart, ont un épaississement si sensible au bord palléal, que l'on pourrait les prendre pour des individus à l’état parfait. Ces individus, de la même provenance que le type, ne me paraissent les uns n'être que des jeunes, les autres qu'une forme enrayée dans sa croissance par suite du desséchement des canaux pendant les ardeurs de l'été, On sait que chez les Planorbes, les Limnées, etc... la baisse des eaux des canaux ou des fossés a pour effet d'arrêter momentanément ces Mollusques dans leur développement, et qu'alors ils entourent leur bouche d’un encrassement péristomal qui lui donne une apparence d’espèces adultes. Quoi qu'il en soit, je considère ces petites Anodontes, qui offrent, du reste, à peu de chose près, les mêmes signes distinctifs comme une varietas minor (L. 70-75; h. 40-43 mill.) de l’Isseli, parce qu'il m'est impossible de les distinguer du type par trois caractères nets et tranchés. Je ne veux pas agir, en cette circonstance, comme cette personne qui, après avoir lancé l’anathème sur la méthode nouvelle, établit « sur des différences peu accentuées » une Succinée, « que j'élève au rang spécifique, dit-elle, pour me conformer à l'esprit des naturalistes de notre époque (1) ».

(1) Morelet, in : ann. museo civico di Genova, III. 1872, pe me

L'espèce italienne, dont je vais donner les caractères, appartient à la série des Anodontes à stries

ellipsoides.

ANODONTA ANTINORIANA.

Petite espèce ovalaire, peu ventrue, à valves minces, délicates, bâillantes en avant et inférieurement, ainsi qu’en arrière entre l'angle et le rostre.

émet .qual KE, RENNES 31 1/2 Épaiss. max. (à 17 des sommets, 22 du bord antérieur, 30 du rostre, 18 de l'angle post.-dorsal, et 15 de la base de la perpend.). 16

Corde apieo-rostrale,k et fan 2 es 4% Dist: des sommets l'angle : 461,200 2 20 =t'ide l'angle au rosirerns ie he 29 Haut. dé la perpendiculaire. . . . . . .. 29 Dist. de la perpend. au bord ant. . . .. 45 — du même point de la perpend. au 1e CT Pl D TE, CR RE MS ACTE 38 Dist., enfin, de la base de la perpend. à amie tee LUE Tale te SUR RARE 39

Bord supérieur rectiligne jusqu'à l'angle, puis recto-ineliné vers le rostre. Région antérieure arrondie, décurrente à la base. Bord inférieur régulièrement convexe-descendant. Région postérieure deux fois et demie plus longue que l’antérieure, allant en

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