‹ Aperçus théoriques et pratiques sur les causes, la nature et le traitement de l'hydrocéphale aiguëChapitre 27 sur 44 · guérison · texte numérisé non relu

guérison

neuvième observation.

Léonard Bertrand, âgé de 18 ans, le 17 juin 18285 est apporté à l’Hôtel-Dieu , au moment de notre visite du matin. Il est sans connaissance , profondément assoupi ( nous apprenons, par ceux qui l’apportent , qu’il est malade depuis deux jours ) , le pouls est petit, serré, la peau est brûlante et sèche, la pupille resserrée et immobile ; erysipèlephlegmoneux de la jambe gauche s’étendant en dehors jusqu’à la réunion des deux tiers supérieurs de la cuisse avec le tiers inférieur. ( Quatre sangsues derrière chaque oreille, boisson acidulée , julep idem. )

2.e jour, 4.e de la maladie, les accidens cérébraux augmentent ; coma profond , délire , mouvement nerveux des lèvres et des membres

( to4 )

pectoraux. ( Quinze sangsues autour du genou gauche ; on les laisse saigner plusieurs heures : mêmes remèdes. )

3. jour 9 mieux sensible, l’érysipèle ne fait plus de progrès. ( Quinze sangsues sur le pied elle bas de la jambe gauche, boissons continuées. )

4. e et 5.° jours, cessation de tous les symptômes cérébraux , pouls régulier et développé; peu de rougeur au membre malade , ventre libre, envie des alimens. ( Crèmes de riz. )

Page 1