XLII. — Observation de Leydesdorf
Un capitaine russe, âgé de quarante ans, entre à l’bôpital de Vienne en septembre 1861. L’bistoire de sa maladie, envoyée d’Odessa, indiquait que le malade était ail'ecté de sypbilis. En 1858, il fut traité pour de violents maux de tête, exostoses des os du crâne et affaiblissement dans l’extrémité gauche. Apoplexie à plusieurs reprises différentes. Il perdit la raison (se croyait empereur, riche, etc.), et devint sujet à des attaques d’épilepsie. A son entrée tà rhôpital, affaiblissement de la mémoire, embarras de la parole, langue déviée â gauche, évacuations involontaires. Ulcère de la dimension d’un pois sur les parties génitales. Les attaques d’épilepsie devinrent de plus en plus fréquentes. Pendant l’année de son séjour à l’hôpital de Vienne, il en eut 100 à 150 par jour. Tous les moyens employés étaient sans résultat. En novembre 1862, le malade prend de l’iodure de potassium. Le sixième jour, les attaques épileptiques dinnnuent; au bout de cinq mois, la raison lui revient et les accès finissent par disparaître complètement, de sorte qu’en septembre 1863 la guérison était complète. En dix mois, le malade a pris 150 grammes d’iodure de potassium.