VM£ DE BRUXELLES - STAD BRU..^L
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La Déesse daignera- t-elle S'en souvenir? Son cœur est sans cloute irrité I
La foulo, rasscmbhie uiilour de Timon, s'est dispersée ca petits groupes où l'on cause avec animaliuii, en commentant l'événement^ et d'où s échappe une sorte de bourdonnement, une rumeur sourde. — Cependant, Chrysis esi arrivée par la Jetée. — Elle est toujours enveloppée, Jusqu'aux cheveux, de son manteau. — Elle descend lentement en scène. Rhodis et Myrto l'aperçoivcDi, vont à elle:
Chrysis I lu connais la nouvelle?
CIIRYSIS
Je la connais !
Mais, vous autres, vous ne savez pas tout encore : Tout s'est accompli ! tout est fait I
MYRTO ET RFIODIS
Comment dis- lu?
cnuYSis
Rien. Taisez-vous!
Myrto et Bbodis la regardent avec surprise.
CflHYSIS à ello-mcme.
<iue fait Démétrios? que fait-il, à celte heure? Peut-être il pense à moi...
MYRTO
Qu'as-tu, Chrysis?
CIIUYSIS toujours à cl le- mC me
Il craint, pcul-ôlre/ Que je ne manque au serment que j'ai fait ? Qu'il se rassure : il sera satisfait!
Haut à Myrto et à Rhodis
Regarde bien, 3Iyrto, regarde bien, Rhodis! Vous allez voir, tout à l'heure, une chose Que les yeux humains n'ont pas vue Depuis le jour où la Déesse Descendit sur le mont Ida Et que, jusqu'à la fin du monde, Plus jamais on ne re verra !
Elle pose un doigt sur sa bouche et s'éloigne de quelque:* pas vers la gauche. — De leur côté, Myrto et Bhodia reculent étonnées. Toutes deux se regardent et s'interrogent.
lUIODIS
Qu'a-t-elle donc?
MYRTO
Klle semble égarée, Et ses paroles sont étranges !
Mais à ce moment, ce n'est plus une rumeur, c'est une violante clameur qui se fait enlendrCy accompagnée du bruit d'une course précipitée de nombreuses personnes. — Tout le monde, Rhodis et Myrto comme les autres^ ae tournent de ce côté.