‹ Apologie pour FénelonChapitre 85 sur 250 · LK DUEL · texte numérisé non relu

LK DUEL

ru devoir faire, an rehours de la plupart des histo^ viens qui, presses de ge jeter m médias res^ résuwewi ejQ qu«l({u«s lignes rapides ce que nous veaons de racojQler en tant de chapitres. x( Nous ne prejidroosiç ^UEérend qu'au commenceraeni de l'anuée 1697, au moment où il s'anima aux yeux du public ^ ». Aiqsj parle M. Algar Grivea;u au début du livre formidable — - 1300 pages — qu'il a consacré au môme sujet que »ous. Chacun sa méthode. Il n'est pas défendu de <iommencer une histoire de la révolution à i'emprisoBnement de Louis XVI.

Un mot résuma tout ce, qui s'est p^ssé pendant ces deux mortelles .années, 1697, 1698. Fénejlon s'eat obstiné à défendre chacune des phrases de son livre, Bos&uet à découvrir sous chacune de ces phrases des monstres d'erreur. Je n'exal^-e pas Fénelon en tout. Parfaitement humble, héroïquement docile, il Aurait attendu, sans dire mot, la décision de son ^jnge. Pourquoi ne pas avouer sans détours qne son œuvre imparfaite exigeait plus d'une rectification? îQue de plus saints que moi lui jettent la pierre. J)u reste, quelques coups de plume auraient suJfi pour rame^ier les Maximes au sens orthodoxe qu'il avait certainement voulu, et que, dans sa présomption, il avait cru leur donner. Vite revenu de son erreur, il proposa de substituer une seconde édition à la première. La bibliothèque nationale garde l'exemplaire des Maximes ainsi corrigé et préparé pour l'impression. Je crois que l'Eglise ne condamnerait pas ce livre. Fénelon en avait fait approuver

1. Elude sur la condamnation du livre des maximes des Saints.»» par M. Algar Griveaii, I, 5.

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le projet à M. de Paris, à M. à Chartres, de M. Tronson et à plusieurs autres. Un verre d'eau aurait éteint l'incendie. Celte conciliation très simple, ce n'est pas Fénelon qui l'a fait échouer, ce n'est pas non plus madame de Maintenon, trop tard effrayée par le scandale qui n'aurait jamais éclaté sans elle, mais encore trop hésitante pour essayer de contenir — elle l'aurait pu — l'impétuosité de M. de Meaux. Pour Bossuet, nous verrons. L'Eghse lui ayant donné raison sur un certain nombre de questions, jej n'ai qu'à m'incliner devant la sentence d'Innocent XII. Sur les autres problèmes que le bref n'a pas tranchés,] et notamment sur ce qui faisait, d'après M. de Meaux,] le (( point décisif », de toute la controverse, je veu: dire sur la définition du pur amour, je montrerai,! au dernier chapitre de mon livre, que Bossuet se] trouvait, quoiqu'il en ait dit et pensé, pleinement d'accord avec Fénelon. Reste à savoir s'il n'a employé que des armes loyales pour le triomphe d'une cause partiellement juste. Nous serons bientôt édifiés làdessus. Pour couronner cette longue chronique, je n'ai plus qu'à raconter les scènes finales du drame, la soumission de M. de Cambrai, la victoire de M. de Meaux.

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