‹ Apologie pour Hérodote (volume 2)Chapitre 149 sur 223 · CHAPITRE XXXVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXVIII

Combien grandes richesses acqu£rovent les gens

n'iCLISB PAR LES ABUS, DU TEMPS DE NOS PKici- CESSEURS, PRINCIPALEMENT : ET COMBIEN ESTOIT IMPU- DENTE LEUR AVARICE.

grand,

] nous considérons de près les abus èsquels I le clergé a entretenu nos prédécesseurs, t entretient encores aujourd'huy plu- ( sieurs, nous trouverons que tous ces ' abus, depuis le plus petit jusques au plus nt servi à faire venir l'eau à leur moulin; à bon droit nous semble inepte et hors de toute raison {pour ne dire bien pis) leur sembloit estre de bonne grâce et fondé sur très-bonne raison, quand ils regardoyent le proufit qui leur en revenoit. Et tout ce qu'on leur pouvoit alléguer au contraire, estoyent autant de paroles perdues, pourcequ'on parloit contre leurs ventres, qui n'avoyent point d'oreilles : comme aussi n'ont les autres, selon le proverbe ancien (i). Aussi pouvons-nous bien penser qu'ils avoyent tous-

(t) Ce proverbe at mis dini la bouche de Colon par Plntarque {Cal. VU.) : Un jour que Calon voulait parler contre une dlitribution de bl< denuuidcc par le peuple, it commenfa la harangue ainii : Xoàïniv|iiv l<niv, Ci noXltai, npô( ■jxTsifa Xi-^iiv tiia oint îj^mwav. Cf. Apopklh. rfgum, et Stob., Ftorileg., VI, $4. Éraime rapproohe

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jours cest ancien proverbe devant les yeux . Lu nus odor ex re quaiibet. c'est à dire L'odgur du ga^ est bonne de quoy que ce soit. Ni ne faut douter que quand on se moquoit d'eux, en les appelant pLllcun de l'église (au lieu qu'ils se faisoyeni appeler pilicri de l'Église), mangeurs de crucefix, fesseurs de requiem, cafars, pâtes pelues, chaiemites, loups ravissans. Us ne dissent ce que dit en Horace l'avaricieus Athénien,... populus me sibilat, at mihi plaudo. Ipse domi simutac nummos contempler in arca[\). Car dcsjâ du tem[nde nos prédécesseurs Ils commenfoyenl à estre moqua, comme aussi Usera monstre au chapitre suivant. Maiï il est certain que dès lors Us estoyent plus effrantei que vieilîes putains. Sur quoy il me souvient de ce qui fut dici il y a assez long temps par un moine h Bloj-t, respondant il quelques-uns qui se moquoyeni de luy et Je son ordre : Encore de long temps les séculient ne se seront tant moquez des gens d'falise . qnc lea ■

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