CHAPITRE xxxn Zyj
quelles louanges contient-il? lalravii ut vulpes, rtgnavit ut leo, mortuus est ut canis : c'est à dire, Il est entré comme un renard, il a r^né comme un lion, il est mon comme un chien. Et à-ân qu'oc voye comment ceux qui n'ont pu escrire leurs louanges en bon Latin, les ont escrites en tel Latin qu'ils ont pu, ptustost que de tes taire, je produira^ l'ëpitaphe de Benoist douzième,
Or ne s'cscrivoyeni point ces beaux épitaphes des papes seulement, mais tes cardinaux, les évesques, et autres prélats en avoyent aussi qui tesmoignoyent de leurs vertus : dont aucuns se trouvent encores aujourdhuy : entre lesquels cestuy-ci est de bonne grâce, contre un évesque qui avoit esté corde-
(i) Dnplcuii-Mornir, Myatre tfiniqulli, cb. de Beiiotl XII, t labjtitut cuppa i lurba. Le Dg^ii pencbe ponr lamka par tpbtiiae pour retunta, une de groiM bouteille reode dont perle Ducinge Cl que Rabelel*, IV, 3i, et V, 13, appelle retombe. Turta peut ■'expliquer par mute ; tarba malrrial, dit Lncrtce, 1, 1106, et III. 94".
(]) Le prilat que regarde cette tpjtapbe eit Henri, d'IiD; en Souabe. Fil» d'un boulanger, il fui d'abord frencticain, ce qui lui St donucr le turuorn de Knoderer ou de Gcnelknopf, c'est-i-dire Nixad de cordelière, par allusion an cordon de Saint-François. Il fui tin litqae le 11 mars 1173 el consacré par le pape à Lausanne, II fut promu i l'archevêclit de Meyeoce par le ptpe Houoriu» IV le
■ A Hiyeoce, ■ dit Sallengre, ■ il ae fit lellement balr, qu'on compoa ■prit ■■ mort ce disliqne qui k voit encore aujourd'hui mr undea pilier» de l'égliie calhidrale. ■ Cf. Serarin*, Aerun moganticantm Hbri, Franco!., 1711,3 vol. in-fol.; Wemer, i>eri)o»> t» Maiii[ wid (eJKe Deaftnurler, Miln^ ifii;, 3 vA.
378 APOLOGIE POUK HÉRODOTE
Hais (pour ne parler que des papes] le moyen i duquel on usoit pour éviter qu'on ne llst jme papesse [■insi qu'il estoic une fois avenu) au lieu de faire ua ptpe, a esté fort moqué desjà du temps de nos prédéoeaseurs : louchani lequel un nommé Joannes Paiin<K niiu « fakt un cpigramme où il rencoaire assez bien, et 8 esté ainsi traduict,
Nul ne pouvoit jouir des laincles clefs de Romme San» monsirer qu'il aïoil les marques de çray homme : D'où vient donc qu'i présent ceste preuve cal cessée. Et qu'on n'ha plus bc&oin de la chaire 1.1) percée' C'est pourccquc ccui-là qui ores les c\e(i ont, I
Parles en fnnsqu'ils font monslrent bien ce qu'ils sont (*), ■
Paràllement quant aux ordonnances papales, on trouve | que nos prédécesseurs aussi se sont opposez ï quelques-unes tant qu'ils ont pu : et n'a tenu à bien crier tleaconire, qu'ils ne les ayent abolies : mais c'a esté
(ij Cbarnin 1 dil àttatmtfSagtttt] : t Atidi le m* liicte, le mol tluitt a'exittui point, et chaire «tait, comme 1c btin cmôijra, le double Mai de chaire cl de chai». > Bracbel. (i) Voici l'ipigrimmi latine entiirt 1
femina, Peire, lua ijKondiim ama tedere cathedr»
Orbi lerramm jura rerenda dédit, Hinc compreaa quidem muUos latuitsct » anno*,
Facla forel parlH ai maniftsta ■ovo. Potl ktK AcKu di* simili sibi caril ab atln Pontificimt areanoi qiurrere nela n'au.
iVec poieral jui^uni restranlei athera clavet
No» explorant tmmcre teilïciilis.
Car igilar naslnt mos kie jam lempori eeaal ?
Elle ae rmcoaire d'abord dam Barns, Vit» Tommmorwm fontifcitm quoi Papas racamiu, 1 536, tu ch. de li papeuc Jeuiae ; de Joa»ne VIII extani wrms olim a Païqaitlo rtcilati. Elle ot attribua i Pannooiua dini Patquill. t. 1. p. 70; Balen cil* In quatre dcrnien teraanc la mime inribution dapi lllmitrimmmajttril Briianuia teriptoram catalùgai, Batîl.. 1S57; enin la tfadocdM «I de l'aaoaymc (gai a traduit Baleus 1S61. L'epigninaK ncMtriMM p« dana la mcilleun td de PanDoiiiui, Ulrccht, 17S4. Le Dactat