‹ Apologie pour Hérodote (volume 2)Chapitre 202 sur 223 · CHAPITRE XXXIX SgS · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXIX SgS

» cnl. » Mais il n'y avoit pas pour rire quand le prestre ne desbridoit pas la messe assez viste au gré des audi* teurs : ains alors le diable y estoit à pied et à cheval. Au diable sois tu donné messire Jan. Haste toy de par le diable : on desjeunera sans nous. Tes fièvres quartaines, messire Jan, tu ne sçais pas lire à demi. Lesquels suffrages ne sont encore rien au pris de ceux qui Âirent dicts par des gentilshommes François à un prestre, qui au lieu de leur épitomizer ou abbréger leur messe extraordinairement, la leur alongea de toute la passion. Ce qui avint par leur faute, car au lieu de luy demander une messe de chasseur, ils luy demandèrent une messe de gendarme, pensans l'avoir encore plus courte. Luy, après avoir long temps songé quel évangile faisoit mention de gendarmes, en la fin s'avisa de ces mots de la passion cum fustibus et armis, et pourtant mit toute la passion dedans sa messe, faisant cependant despiter et renoncer tant le sacrifice que le sacrificateur messal à ses auditeurs, qui estoyent )k bottez, et avoyent jà leurs chevaux tous prests, et se morfondans à la porte du temple.

Ces exemples sont (à mon jugement) plus que suffisans pour prouver ce que j'ay tantost dict : à-sçavoir, que celle qui s'appeloit la mère saincte église ne cachoit aucunement ses meschancetez à nos prédécesseurs, mais les leur faisoit voir, au moins â tous ceux qui n'estoyent aveugles, et ouyr à tous ceux qui n'estoyent sourds. Il est vray que ces exemples monstrent spécialement comment ils profanoyent ce qu'ils tenoyent pour une vraye et saincte religion. Car de leur meschante vie et de leur fausse doctrine, il en a esté parlé plus amplement en quelques autres chapitres. Mais quant à nos prédécesseurs, pour un qui se plaignoit de leur fausse doctrine, cinquante se plaignoyent de leur mauvaise vie : et la plus part du

APOLOGIE PODR HéBODOTE

monde les accusoit de choses Ton légères, lesir suni passer cependant de grans crimes, sans en liicc. Comme quand ils ne les accusoyent pas de tnalclîces en ce qu'ils tenoyent des bénéfices en K lelk-sonc, mais Je tenir des bcnéBces incompai ou d'en tenir trop grand nombre : ainsi que lisons que le roy Louys su dict à un évesque qu dt-mandûit quelque bénéfice outre plusieurs qu'il desj;i, i' Je vous en donneray tant que le diable en 0 lora tout, ij Toi dabo tibi (comme le récite M quoi diabahis porubit omnia. Lequel prescbeur, SCS computînons ullcguez souventesfois ci-dessus, fournir autres exemples de ce dernier point.

Je vicn aux ijux miracles, dont les uns ont este CQuvt-rtï du temps de nos priidécesseurs, les autre nosire temps : et commanceray par Janae, la sa pucelle irAngluicrrc. Ccste puccUe fut teouc tumps pour saiiicie et pour prophétesse par la si

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