‹ Apologie pour Hérodote (volume 3)Chapitre 117 sur 221 · CHAPITRE XXXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXV

œste réponse, pour couper broche (i) à toutes les disputes qui s'en pourroyent encore fisLire : Je di que de* Tant que l'église en eut déterminé il estoit licite d'opiner d'une sorte ou autre : maintenant pourceque le concile de Basle a esté d'autre aris, il est dangereux de tenir l'autre opinion : voire je croy que cela soit hérétique. Et mesme les mots pris pour nostre thème s'accordent à cela, Totapulchra es, arnica mea, et macula MO» est in te, Cantic. cap. 4, Cest â dire, Ma bienaîmée, tu es toute beÛe, et en toy n'y a point de macule.

Mais Pauteur des sermons intitulés Dormi secure •mène d'autres preuves que tous les autres : car il allègue trois miracles faicts tout à propos ; ayant premièrement (comme j'ay dict ci-devant] pris la diabolique hardiesse de falsifier le passage de David, en retrenchant ce qui ne faisoit pour luy, et au lieu de Et in peccato concepit me mater mea, alléguant seulement Concepit me mater mea, et puis prenant ces mots pour le thème du presche qu'il hït de la conception de la vierge Marie, et les appliquant à elle. Or promet- il de monstrer qu'ell'a esté conceue sans péché originel, par trois sortes de raisons : Premièrement pource que Dieu l'a préservée (car il prend pour tout prouvé ce qui ha le plus grand besoin d'estre prouvé). Secondement, pourceque cela a esté préfiguré par la saincte escriture, et approuvé par les sentences des saincts docteurs. Tieroement, pourceque cela a esté confermé par exem-

d*hDover en célébrant onc fête qoe rien n*aatorise, est la pièce la H«a considérable de cette longue cootrovtrae. V07. Ed. Laboulaje, Ia Liberté religieuse, i858, p. i5o.

(1) • Combien que la broche en fost rompue, quanquam abscissa reseraty ex Uvio. > Nicot... t Couper, rompre broche à quelqu'un, éfendi nobiseum ansam alicui prœscindere. « Monet. « Couper broche à quelque chose, ces mots se disent figurément et dans le stile bit. • Ricbelet.

pies. Qui sont donc ces exemples ?Ueïn]iracles3postu(i). Desquels je pense esire ceui-mesmes que nous kvoiu tantost ouys estre reprochez aux Cordetiers par les Jacopins. Le premier est {duquel j'ay faia mcatioo desjà parcidevant) que ayant publié par tout qu'il prouveroit la vierge Marie avoir été conceue en péché originel, toutes les crois fois fut surpris de maladie, et ainsi fut empeschéde ce fiaire. Touiesfois encore depuis se délibéra de déterminer touchant cest article, et arresia du jour : mais la nuîci précédente il tomba en uoe niagriefve maladie, de laquelle pressé il invoqua la vierge Marie à son aide. Laquelle Testant venu trouver incontinent, luy dîccqu'il cnduroit ccste maladie pourcequ'il s'efforçoit de prouver qu'eH'esioit conceue en péché originel. Touiesfoîs après luy avoir dict cela, elle prit le couteau de la chambrière qui la sut voit, ci d'iceluy coupa au costé dudict maistre Alexandre une pito de chair pourrie : puis avec un aiguille et du fil ds soye (car il y a ierico fiio) raccoustra et consolida li place, puis elle s'ea alla. Et après son départ luy se porta ir<l's-bien, et déclara ceci à un escholier qui dormoit en la mesme chambre : et alors renonça totalement à ceste opinion qu'il avoit eue touchant la conception de la vierge Marie : et non content de cela, composa un gros livre pour l'approbation de l'opinion contraire. Le second conte est, qu'un bon frère mioeur allant chasque nuict faire ses oraisons au chœur du temple, oyoit ordinairement sur l'autel de la vierge Marie un certain son comme d'une mousche : et s'esbahissant que cela pouvoit estre, une fois entre les autres dict à cela qui faisoit un tel son, * Je t'adjure par nostre sei-

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