‹ Apologie pour Hérodote (volume 3)Chapitre 125 sur 221 · CHAPITRE XXXVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXVI

» iriagt. Et you ly reypondray^ Seigne^ beytia (i) la » ma beylada, et beytia la te rendi, > Et à propos de celuy qui monstroit le crucefix (comme raconte Érasme d-dosos), )'ay ouy asseurer qu'à Blois il y eut un moine il y a environ vint ans, qui le jour de la Tous» sains prêchant sur le tard et en un lieu assez obscur, avoit un novice derrière qui de fois à autres levoit en haut une teste de mort attachée au bout d'un baston, laquelle avoit une chandelle esclairante dedans. Ce qu'il fidsoit â fin qu'on eust plus grand peur des morts : comme de faict cela donna telle frayeur â quelques femmes, qu'on dit qu'elles en avortèrent.

A propos aussi de ce Robertus Liciensis, qui estonna tant le pape et les cardinaux ses auditeurs par ces mots (lesquels il prononça incontinent qu'il fut monté en la chaire), Fy S. Pierre, Fy S. Paul, il me souvient d'un antre qui commença son presche par ces paroles : o Par » le sang, par la chair, par la mort de Jésus Christ » nous sommes rachetez. » Car cestuy-ci aussi rendit ses auditeurs fort estonnez, pourcequ'il fit quelque pause après avoir dict Par le sang, par la chair, par la mort. Ce que )'ay ouy réciter à un vieillard qui disoit ravoir ouy. Aucuns toutesfois racontent qu*il dict, « Par le sang Dieu nous sommes sauvez, par la mort • Dieu nous sommes rachetez. » Or ceci me réduit en mémoire la meschanceté de deux chanoines de Blois, dont l'un nomma Mort (2) le fils d'un appelé Jan Dieu, l'autre nomma Vertu la fille de cestuy-là-mesme : tellement qu'en ajoustant le surnom paternel, le fils avoit

(I) BixtUu, bétail. Bèilà^ bailler, voy. Aials, Dict. des idiomes romans du Midi de la France, Montpellier, 1877.

(1) Le iS juillet 1 332, furent exécutés à Rome deux Nepoliuinft oommés l'an Pater nosier et Vautre Ave Maria, pour avoir aisatsîoé à diven tcmpa cent seize hommes; voy. Ruscelli, £>is/r« if f rriaccs, wûses en français par F. Je Belle^Forest, 1374, feuill. 174 b

Mortndicu. et la filie Venu-dieu. Maïs on dit que noms leur furent puis osiez en la condrmatioa qu'ils

•lient.

esquclles façons de juremens me garderont d'oublier ceriain curé de Paris (i), les presches duquel serein de farces à plusieurs. Ce gentil personnage ne fil science une fois en preschant de jurer par Dieu, en it dos Luthériens : car voulant prouver qu'ils ycni pires que le diuble, > Le diable i (dict-il| enfuirait si tost que je luy ferais le signe de la croix: ais si je faisois le signe de la croix à un Luthérien, ar Dieu il me sauteroit au col et m'estrangleroit. ■ Tuisque je suis sur le propos de ce curé, je suis de'rc de poursuivrctoutd'unirainle reste de sa légende, -noins le reste que j'en sçay. Car c'est un homme à (par le tesmoignage de luy-roesmc ) Dieu a faicc beaup Jl grades. Je di par le tesmoignage de luy-mesme, rccqu'en un certain presche ou prosne, il dict : t Je t b^ay que veut dire que tant d'autres eu reï de cesie

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