‹ Apologie pour Hérodote (volume 3)Chapitre 129 sur 221 · CHAPITRE XXXVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXVI

payé leur hoste boiront bien encore du vin pour six patmrs(i). Et s'il y tvoit un petit pain de deux deniers mr la table, ce seroit un coup de couteau pour celuy qui l'entameroit. Mais nostre Seigneur a faict aujourdhuy le disner d'un Limosin. » Et un peu après : « Je croy> (dict-il) «qu'il estoit quaresme comme maintenant, et que chacun prenoit du poisson tant qu'il vouloit. Or nostre Seigneur premièrement es noces avoit donné du vin seulement , et non du pain : maintenant dn pain seulement, et non du vin. En quoy il monstra bien sa grande prudence : car il tenoit table ronde à tous venans. Il n'est point dia au texte que la vierge Marie y fiist : et je croy que si ell'y eust esté, eU'eust dict i son fils comme es noces (au 2. chap. de S. Jan) : « Ils n'ont point de vin. Hélas, mon fils, quant à ras- • sasier tant de gens, vous en estes très-bien venu à

■ vostre honneur : je voy qu'ils mangent de si bon i courage : toutesfois le principal leur défaut : ils n'ont > point de vin. La vostre merci : ils font bonne mine, » mais cependant ils n'ont point de vin à boire , ils » n'ont point de quoy ils puissent tremper leurs mor-

■ oeaux. > Et pourquoy nostre Seigneur ne s'est-il point soucié du breuvage aussi bien que de la viande ? Je respon, jTTop/er aquarum approximationem , mira" culi majorem declarationem , sacramenti eucharistiœ prafigurationem ; c'est à dire, Pourceque les eaux ettoyent près, pourcequ'il vouloit déclarer mieux le miracle , pourcequ'il vouloit préfigurer le sacrement de Teucharistie. Et quant au premier, il est dict qu'ils

(i| ■ Pûtar, sou. Le patar oa pater était une monnaie du Brahnt qui Talait qainie deniers tournois, c'est-à-dire environ six filiin I» Le patar porte sur une de ses faces la ligure de Saint Pierre. Patar est donc probablement une corruption de Peter... Le ■oc est encore usité dans le Brabant, le Hainaut, le Carobrésis, le pays de Liège. » Corblet, Glossaire picard.

So APOLOGIE PODR HERODOTE

.toycnt dtl.'i la mer de Galilée : ils estoyent assis sur 1 ;lk' herbe \erJe; et après avoir mangé il leur estoi ;rmis d'aller boire en la mer à lirelarigaud (i). Car i •a de ce mot cxprcsseement en son Latin entrelardé d r^ini^ois , parlant ainsi , et post comestionem kabebar, ceniiam ciindi ad bibendum in mari à tirelsrigauc ay bien voulu alléguer tout ce passage (combienqu ;usie besoin pour le présent de l'endroit seulemer j il met ccste comparaison [ pour motistrer encor lus amplement comment ils se jouoyeni de la sainct ;cr]ture: dequoy nous avons desjà ci-dessus veu plu eurs exemples. Or cependant je confesse bien qu'il it iiu5si quelques comparaisons ou similitudes qi mt plaisantes sans esire autrement profanes : comm uand Olii'icr Maillard dit que les moines esians e urs cloistres, sont comme pois en leur escoce : depui u'iU en sont sortis, sont comme pois en poi. Aussi avoycnt cela de bon les susdicis prescheurs ii'ils nVstoyent point honteux de demander en Icui

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