‹ Apologie pour Hérodote (volume 3)Chapitre 133 sur 221 · CHAPITRE XXXVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXVI

qui l'enst coidé que le beau père eust engrossi la f fille de son hostesse? Vrayment » (dict-il) « voilà bien » de quoy s'esbahir, qu'un moine ait engrossi une • fille : mais venez-çà, belles dames, ne devriez vous » pss bien vous estonner d'avantage si la fille avoit » engrossi le moine? » Voilà que contient en somme ladicte Nouvelle. Or qui voudra exemples des faicts consonans à ces paroles, il en trouvera ci-dessus au clia|ntre qui traite de la paillardise des gens d'église.

J'avob délibéré de mettre ici fin à ce chapitre : mais je fiiy conscience d'omettre une petite histoire qui vient fort bien à propos de ces grasses paroles dont ces grastondus usoyent en chaire : à-fin qu'on sçache qu'ils ne sont jamais desgoustez, ni ne perdent courage, non pas mesme quand ils sont parmi les trespassez. L'histoire ctt racontée par un qui a faict des annotations ou apostilles sur l'extraict de VAlcoran des Cordeliers, homme digne de foy : et est couchée en ces propres mois : « Quant à moy, puisqu'iUvient ici à propos, je diray ce que j'ay veu à Paris. C'est que les quatre mendius (1) estans appelez pour enterrer un corps, le tour des Cordeliers estoit de chanter à haute voix leur Requiem et LiberOy lesquels s'en aquittoyent gayement : CÊt la proye leur demouroit. Cependant les trois autres troupeaux de caymans devisoyent à plaisir : entre lesqveb je vi ( en descendant d'une maison ) deux Augustins jeunes et vers-galans, qui s'entretenoyent par la main, Cl ^antoyent,

• Bninette suis, jamais ne seray blanche, i

(1) Les Caraies, Jacobin». Cordeliers et Augustins. * On appelle ' eoMnt tct quatre mendians, quatre sortes de fruits secs qu'on en carCme et qu'on sert ensemble, qui sont les avelines, les les Agnes et les raisins. » Dict. de Tréroux.

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