CHAPITRE XXXVIII
Combien gkani»s richeues acqu£hoyent les gbns
D'iCLISC PAR LES ABUS, DU TEUPS DE NOS PRIdI- CBSSBURS, PRIHCIPALKMENT : ET COMBIEN UTOIT tUPV- DBRTR LKUR A
wi nous considérons de près les abus isqucls } le clergé a entretenu nos prédécesseurs, • et entretient encores aujourd'huy plunous trouverons que tous ces ' abus, depuis le plus petit jusquesau plus grand, ont servi à faire venir l'eau à leur moulin; et ce qui à bon droit nous semble inepte et hors de toute raison (pour ne dire bien pis) leur sembloit estre de bonne grâce et fondé sur très-bonne raison, quand ils regardoyent le proufît qui leur en revenoil. Et tout ce qu'on leur pouvoit alléguer au contraire, estoyent autant de paroles perdues, pourcequ'on parloit contre leurs ventres, gui n'ttvojrent point d'oreilles : comme aussi n'ont les autres, selon le proverbe ancien (i). Aussi pouvons-nous bien penser qu'ils avoyent tous-
{■) Ce proverbe «I mis dîna ta boncbc de Caton pir Platirqne (Car. Vil.]: Un jour qac Ctloa voaliii parler coairt une diiiribudoo de bU demiadee pir le peuple, il commença u harangue (inil : XaJUitiv [jiv Imv, ÛRoXitu, xpiifa'nifa'idfvi iJia oint îj^mmo. Cf. Apapiuk. rtgum, et Slob., Floriltg., VI, J4. Énime npptixiM