CHAPITRE XXV
Db blasphèhks dis gins o'icLiSB.
y E donne un' autre place aux blasphèmes des gens d'église que je n'ay donné à [ des séculiers. Ce que loutesfois je ne &y pensant que ceste-ci leur soil plus commode, mais plustost m 'accommodant k ma mémoire, qui né me fournil pas les exemples dont j'ay à-faire toutes les heures que je les luy de- Duode : ains me fait souvent attendre, et suis contraint ce pendant de traiter quelqu'autre point, des exemples duquel je luy puis faire rendre comte. Et à dire la ïérité, le lecteur ne peut rien perdre à telle attente ; car tant plus ma mémoire me fait attendre, tant plus elle m'assemble d'exemples, lesquels puis je communique à iceluy.
Mail pour n'user de plus longue préface, il faut premièrement noter qu'au lieu qu'aucuns disoyent il y a quelques ans par manière de proverbe, // jure comme un ptntUhomtne [i] Ipourcequ'on n'estîmoit pas qu'il appartinst h un vilain de renier Dieu, non perlinere ad
trtt ii, Rtmi munlrt le* pionoicrt iannt comme ic l'ili Mitent Ht gcntiltihommti. et le« «oldtt* I D'apputitilt p» à on riUin ■ de inrer Dien. •
traies rem are Deum, comme il a esté allégué de 4enot cwdesstis, en la page loi, et les autres disoycnt * disent encores aujourdhuy, // Jure comme un charr : on souloit dire aussi, // jure comme un Abbé, ou jure commt uti prélat (i). De ma part, laissant ceste estion aux jtres, lequel comme de ces trois est fondé r meilleure raison, je me contenteray de dire ce tit mot en | issant, c'est que je pense que les gentilsimmes et les ^t"'>'-«i»" ^..^nt appris le mestier de asphemer des | ■ gens d'église, et non
|tas ceux-ci de et... uc toutes gens de bon
sens et entendement, c seront préoccupez de
quelque affection particulière, seront de mon opinion. Que si iU me confessent que les gens d'église en ont esté les maistres, mais que leurs disciples les ont en fin surmonter, je leur accorderay bien qu'en une sorte de blasphèmes les gens d'église ont pu estre surmontez par les séculiers : mais je di qu'il y en a deux autres sortes qui leur sont propres et pécutières. Car au lieu que les séculiers ne blasphèment Dieu que de paroles, les ecclésiastiques le blasphèment aussi de faict : c'est-àdire, luy font opprobre et vitupère (car je pren ici le mot plus généralement qu'on ne le prend ordinairement, me réglant à l'e'tymologie Grecque de laquelle j'ay parlé parcidevant]{i). Et quand bien encores il ne seroit question que des blasphèmes qui consistent es paroles, combien en trouvons-nous de sortes es escrits